ITALIENS
Les Romains avaient, d'après Nicolucci, un indice céphalique de 78 à 79 et les habitants actuels du Latiura ont gardé ce type ancien *. L'indice du crâne toscan actuel est de 78.7 d'après Riccardi. La taille moyenne des soldats italiens de recrue, âgés de vingt ans, fournit d'intéressants renseignements pour l'ethnologie. Les petites tailles se trouvent en général dans le sud et dans les îles; les tailles moyennes (I",62 à 64) à Naples, Rome, Ancône ; les plus grandes dans la Vénétie et le Milanais; Lucques atteint le maximum avec la moyenne del", 66 (R. Livi).
En ce qui concerne les ÉlrusqtieSj il est impossible à l'heure actuelle de se prononcer avec certitude sur leur origine. Leur territoire était borné au nord par la Ligurie, à l'est par le pays des Ombriens, au sud par le Latium ; à Touest ils donnaient sur la mer. Si leur langue, que l'on a regardée tantôt comme sémitique, tantôt comme indo-européenne, était réellement déchiffrée, la question avancerait sans doute d'un grand pas. Malheureusement il n'en est pas encore ainsi. A. de Quatrefages et Hamy ne sont pas éloignés de les rattacher à la race méditerranéenne occidentale (ou ibérienne) et de les apparenter à leurs voisins corses et sardes. D'Arbois de Jubainville les regarde comme une branche de Pélasges. En fait, le crâne étrusque semble avoir été primitivement allongé; différentes séries donnent les indices céphalîques de 76 (Nicolucci), 77.3 (Calori), 75.6 (A. de Quatrefages et Hamy). Quelques crânes de la même région sont, au contraire, plus ou moins globuleux et ont probablement appartenu à des immigrés des pays circonvoisins, Ligures, Ombriens, Latins. Le crâne étrusque est peu élevé et ses contours sont faiblement accentués (Mantegazza).