L'Homme, 1. !•', p. 17i
4. Anthropologie de la France, p. G(U. Rev. d*Anthrop., t. iX, p. 560.
romaine, dans l'archipel canarien jusqu'au xv* siècle, mais pour lui elle a émigré du nord au sud: les iles Canaries, ditil, seraient la dernière étape des vieux chasseurs de la Yézère, Tarchipel canarien est volcanique et n'avait vraisemblablement pas émergé à l'époque quaternaire*. Il est certain, en tout cas, que dans la plus grande partie de la péninsule hispanique, la vieille race ibérienne, ou atlante, ou méditerr ranéenne occidentale, a subi de nombreux mélanges. La race, en Espagne, est loin d'être une : les différences sont souvent considérables en ce qui concerne la taille, la couleur de la peau et celle des yeux, la forme de la tête. La péninsule ibérique a connu, en effet, l'invasion de peuples venus de la Gaule; de Sémites (Phéniciens, Carthaginois); de Vandales, de Suèves, d'Alains, de Visigoths, peuples de l'Europe septentrionale, centrale, orientale; de Sarrasins (Sémites) entraînant sans nul doute avec eux des éléments ethniques divers. Si le déchiffrement des anciennes inscriptions ibériques au moyen de la langue actuelle des Basques était un fait acquis, un grand point ethnographique serait hors de discussion, à savoir la descendance des anciens Ibères aux Basques. Malheureusement, les tentatives de déchiffrement et l'interprétation des noms topographiques n'ont pas encore donné de résultats définitifs; la présompt on est grande, mais la certitude fait défaut. Il est difficile, toutefois, de mettre en doute cette opinion que les Basques espagnols soient réellement les représentants ou au moins une partie des représentants desanciens Ibères. L'histoire, en effet, nous les montre énergiquement é tablisdans leur pays montagneux ^ . Il est de toute évidence que la situation topographique du peuple basque, que son isolement, son individuahté sous le