Anthropologie de la France^ p
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tioQy avec la race ibérique. Elle la refoula certainement, occupa des régions que des Ibères détenaient déjà, et pénétra ceux-ci plus ou moins profondément (de là les Celtibères d'Espagne). Plus tard elle fut i son tour pressée (sur sa limite septentrionale) par la troisième race indiquée par César (les Belges), race dont il sera parlé tout à l'heure, répandue au nord de la Seine, de la Marne, sur le Rhin, dans l'Allemagne septentrionale.
La race celtique se distingue avant tout par la forme plus ou moins ronde de son crâne aussi bien de la race ibérienne — qui l'avait précédée au sud-ouest, — que de la race belge, galate, kimmérienne, germanique, qui vint plus tard la presser vers le nord et l'est. Les crânes préhistoriques globuleux qui se trouvent en Gaule dès le commencement de répoque dite néolithique' appartiennent- ils à des premiers immigrants de la race qui reçut plus tard le nom de c celtique >, cela est éminemment vraisemblable*. C'est un autre homme qui apparaît et vient refouler ou métisser l'homme dolichocéphale des temps quaternaires. Le climat froid, sec, avec ses températures extrêmes a fait place à un climat tempéré; le mammouth a disparu; le chamois, la marmotte ont quitté les plaines et gagné les lieux élevés; les animaux domestiques sont introduits; avec eux le froment, l'agriculture; on connaît la poterie; on ensevelit les morts. Que cette invasion soit venue de l'est, il n'y a pas à en douter. Les raisons archéologiques déterminent G. de Mortillet à lui donner comme point de départ l'Asie-Mineure, l'Arménie, le Caucase. En définitive, à l'époque de cette immigration, on est en présence de la faune actuelle, en présence d'ani-