‹ Précis d'anthropologieChapitre 275 sur 319 · Archivioper VAnthrop.y t. XIII, p · texte numérisé non relu

Archivioper VAnthrop.y t. XIII, p

Canaries, qui se sont éteints au xv' et au xvi* siècle (non jas évidemment sans laisser quelque trace de leur sang), auraient appartenu eux aussi à la race ibérique. Capacité crânienne, 1557 centimètres cubes pour les hommes, 1353 pour les femmes; indice céphalique, 75.5; indice nasal, 44.3. Mais rindice orbitaire est singulièrement faible, beaucoup plus que celui des Basques; il est vrai qu'il n'a été pris que sur un petit nombre de spécimens.

Nous nous trouvons avec la race celtiqtie en présence d'un type tout autre. Évidemment la dénomination de c celtique ) a une valeur un peu conventionnelle, et une appellation plus générale serait préférable. Cette appellation toutefois peut se justifier en ce sens qu'on étend ce nom de c celtiques > aux populations présentant les mômes caractères que les populations dites € celtiques » par César, et qui occupaient, de son temps, la Gaule centrale.

Sans parler des Celtes des Iles-Britanniques, la race celtique comprend la plus grande partie de la population d'Armorique (Bas-Bretons et Bretons-Gallois), de la France centrale (Berri, Bourbonnais), d'Auvergne, de Savoie, de Piémont, des Alpes rhétiques et noriques, d'Allemagne méridionale, de Croatie, Slavonie et Roumanie. Lagneau a recueilli les textes anciens qui viennent à l'appui de cette opinion*; pour lui € les Celtes >, très anciennement, occupaient les régions qui correspondent actuellement au centre ou au moins au sud-ouest de l'Allemagne baignée par le haut Danube et le Rhin, et aux pays du nord-ouest de l'Europe. La race celtique, venue de l'est, ayant remonté le cours du Danube en se dirigeant vers la Gaule (ou pour mieux dire, vers le pays qui devait plus tard porter le nom de Gaule, se trouva en contact, vers le but de son immigra-

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