‹ Précis d'anthropologieChapitre 283 sur 319 · Hamy, Bull, de la Soc, (TAnthrop., 186d, p · texte numérisé non relu

Hamy, Bull, de la Soc, (TAnthrop., 186d, p

3. Vanderkindere, Bull, de la Soc. d* Anthrop. de Bruxelles, t. III, p. 39.

partis de la région actuelle du Slesvig, gagnèrent la grande Bretagne, le pays littoral de la mer du Nord (Frise, Néerlande, Flandre) et de la Manche. Les Normands, venus de Scandinavie, envahissent la basse Seine, la Neustrie. — Lagneau, dans Touvrage déjà cité, fait un récit sommaire de ces immigrations delà grande race blonde, dolichocéphale, qu'il appelle € race germanique septentrionale >. Tous les auteurs andens s'accordent dans la description qu'ils en donnent et on peut actuellement encore, grâce à certains caractères, en tracer le domaine sur une carte départementale de la France. La moyenne de la taille nous montre comme formant un groupe plus ou moins compact, les régions de Normandie, de Picardie, d'Artois, de Flandre, de Champagne, de Lorraine, de Franche-Comté, de Bourgogne. Par contre, forment un auti-e groupe bien continu les départements des provinces celtiques de la Bretagne, de l'Orléanais, du Berri, du Nivernais, de la Marche, du Bourbonnais, de l'Auvergne. La couleur blonde des cheveux, la couleur claire des y^x, constituent un second signe de reconnaissance ; la teinte blanche de la peau en constitue un autre*. L'indice céphalique est beaucoup plus faible que celui du groupe celtique. On en peut juger par les moyennes suivantes. Galates de la période de la pierre polie (appelés par Hamy € dolichocéphales néolithiques » et dont les restes ont été pricipalement découverts dans le nordest de la France) : 73% 75. Gaulois de l'âge du fer : 76.9 (Broca). Burgondes de Suisse : 73.8 (Ilis et Rùtimeyer). Burgondes de la Haute-Savoie : 74.9 (Hovelacque). Francs de l'époque mérovingienne : 76.3 (Broca). Germains de la Saale, âge du fer : 73.7. Anglo-Saxons : 76 (B. Davis). Normands : 77.4 (Broca). Suédois : 76, 77, 78 (Prûner-Bey, Van Dûben,

1. Houzé, ^tt{/. de ïaSoc. d*Anihrop, de Bruxelles, t. II, p. 88.

2. Lagneau, op, cit , p. 703. Broca, Rev, ^Anthrop., t. I*% p. 423.

Beddoe). Holsteinois : 77.4. Frisons : 77.5 (Sasse). Hanovriens : 76.7. Flamands^: 76.1 (Lagneau). — Houzé donne les indices de 78.3 pour la Flandre occidentale, 77.9 pour la Flandre orientale, 77.4 pour le Brabant et Anvers, 76.7 pour le Limbourg ; les cheveux et les yeux sont clairs, la face est allongée. Si nous passons à l'indice nasal, nous le trouvons un peu plus faible que celui de la race celtique, un peu plus élevé que celui de la race ibérique, mais la différence est minime. L'indice orbitaire est moins fort que chez les Celtes et la forme de l'œil est moins arrondie (indice de 80, de 86 ou 87 au plus). La face est haute. Les membres sont volumineux. Le tempérament est souvent lymphatique. Les dents sont de qualité médiocre, assez sujettes à la carie ; les maladies de peau ne sont point rares *. La puberté est relativement tardive, le flux menstruel n'apparaît souvent qu'après quinze ans.

De ce qui précède il est aisé de déduire la grande différence des trois races, qui toutefois se pénètrent actuellement de plus en plus. Par suite des mélanges de plus en plus multipliés, il est souvent difficile de reconnaître dans certaines populations la prédominance du type central (celtique) ou septentrional (kimrique, galate, germain). On peut penser, en tout cas, que le type blond lutte assez difficilement contre le type brun et que ce dernier gagne peu à peu du terrain'. L'enquête anthropologique, récemment poursuivie en Autriche sur la population scolaire, a établi que dans le Tyrol, le Vorarlberg et Salzbourg le type blond n'atteint pas 15 p. 100 ; que dans la Styrie, la Carinthie, la haute Autriche, il ne

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