PARURE
blancheur natureUe n*étant point estimée ^ Il ne faut pas confondre avec le tatouage, produit d'une piqueture et d'une introduction de matières colorantes, les ornementations produites par cicatrices, par scarifications. On trouve ces dernières chez les Australiens, les Mélanésiens, chez certains Nègres d'Afrique. Tatouage, peinture, scarifications sont autant de modes de parure. D'autres mutilations ont la même signification : par exemple la perforation des lèvres, de la cloison Ou des ailes du nez, du lobule de l'oreille, et l'introduction dans ces orifices artificiels de bâtonnets, de rondelles, d'anneaux, de pierres, d'os, de dents, de touffes de poils ou d'herbes, de fleurs, etc. Dans le nouveau comme dans l'ancien monde, à l'extrême nord' comme à l'extrême sud, telles ou telles de ces pratiques sont en usage. Les dents subissent, elles aussi, des mutilations. La plus radicale est Tavulsion, comme elle a lieu chez les Latoukas^ et chez d'autres populations du haut Nil ou en Australie. Parfois telles ou telles dents sont coupées à mi-hauteur, comme chez les fiattaks \ ou tout au ras des gencives *. La taille et le limage en pointe se rencontrent plus fréquemment : aux Philippines*, en Malaisie% chez les Niamniams, chez beaucoup de noirs africîiins*, en Amérique '. Parfois on a perforé les
1. Rev. (TAnthrop., t. Il, p. 17i. — Rev. d^Eihnogr,, t. III, p. 237. — Waitz, Anihrop. der Naturvœîker, t. II, p. 464. — Mémoires de la Soc. d'Anthrop., t. V. p. 466. — Laplace, Voyage autour du monde, t. II, p. 463.
t. Lettres de Nordenakiœld, p. 248.