‹ Précis d'anthropologieChapitre 30 sur 319 · Bull, delà Soc, â: Anthropologie, 1877, p · texte numérisé non relu

Bull, delà Soc, â: Anthropologie, 1877, p

en rapport avec Tatlitude bipède et avec le développement de toute la région postérieure du crâne, en arrière de son articulation avec la colonne, région qui, dans cette attitude, fournit le bras de levier des muscles rotateurs de la tête.

Signalons enfin Tabsence, au crâne simien, des apophyses styloides.

Wendocrâne * présente comme caractère particulier : chez rhomme, Tapophyse crista-galli qui manque chez les singes, et, chez tous les singes à partir du gibbon, un enfoncement borgne, situé au-dessus et en dehors du conduit auditif interne, et servant à loger une protubérance du cervelet {enfoncement cérébelleux de Cuvier).

Les fosses cihmoîdales ou olfactivesj — chez les carnassier^» véritables fosses, entièrement remplies par les lobes olfactifs énormément développés, — sont peu profondes chez l'homme : les bulbes olfactifs, rudimentaires, sont loin de les remplir, et elles reçoivent, en outre, la partie antérieure du pli le plus interne du lobule orbitaire {gyrus reclus). Leur disposition est intermédiaire chez les singes, spécia* lement chez les Anthropoïdes, chez lesquels chacune de ces fossettes figure une sorte d'entonnoir dont le fond répond à la lame criblée, et qui est occupé en partie par le bulbe olfactif médiocrement volumineux, et pour le reste, mais plus que chez l'honime, par la circonvolution interne du lobule orbitaire.

La fossette vermienne de l'occipital, destinée à loger le vermis du cervelet, fossette existant chez la plupart des mammifères, se trouve très bien accusée chez tous les singes inférieurs, ainsi que chez le gibbon. Elle ne se montre que rarement chez les Anthropoïdes supérieurs. Chez l'homme, elle n'existe pas normalement, mais peut reparaître par

Page 1