ANGLE DE LA FOSSE OLFACTIVE (TOPINARD
Homme 180* Alonate tStf*
Anthropoïdes iW Chien 102*
Semnopithèque 138« GhoYal 106*
Le caractère zoologique fourni par cet angle est, on le voit, supérieur à celui que nous a donné l'angle de Welcker, puisque la différence qu'il établit entre l'homme et tous les autres Primates, — qui ne se séparent point ici du reste des mammifères, — est ime différence absolue ; mais c'est aller trop loin que de parler d'abîme à ce propos.
Nous signalerons encore, en ce qui concerne la base du crâne : les dimensions relativement plus grandes, chez les singes, du trou occipital, ainsi que des différents orifices qui livrent passage aux nerfs crâniens (c'est la conséquence du volume plus considérable de la moelle et des nerfs encéphaliques par rapport au cerveau); la constitution, variable chez
les différents Primales, de la caisse du tympan et les variations corrélatives du volume de Tapophyse mastoïde. La plupart des mammifères (édentés, ruminants, carnassiers, lémuriens, chéiroptères) ont une caisse en forme de bulle largement développée et faisant saillie au-dessous de la base du crâne ; derrière cette bulle se voit une profonde dépression, au lieu et place de la saillie mastoïdienne. Chez les singes inférieurs (ouistitis, sajous, semnopithèques, par exemple), la caisse est encore renflée en forme d'olive saillante, et la masse pyramidale (rocher) est bombée, arrondie, élevée au-dessus de la face inférieure du crâne. Là où se montre, chez Thomme, la saillie acumii\ée de l'apophyse mastoïde, existe chez eux un méplat. Une partie seulement de leur saillie bullaire est toutefois excavée et pleine d'air, et analogue à la bulle des carnassiers : c'est une transition. A mesure que l'on s'élève dans la série des Primates, la bulle disparait graduellement, en même temps que se développe Tapophyse mastoïde. Déjà le macaque possède les premiers rudiments de cette saillie. Sur le crâne de l'Anthropoïde jeune ou adulte , toute trace de bulle s'est effacée, et l'apophyse mastoïde, complètement développée, forme une saillie bien distincte, quoique avec des proportions moindres que chez l'homme, au-dessous et en arrière de Toriflce du conduit auditif externe. Comme chez rhomme, la caisse tympanique s'est ici transformée en une cavité aplatie et anfractueuse, faisant corps avec la paroi crânienne, et, pour compenser la réduction du volume d'air inclus dans l'oreille moyenne, l'apophyse mastoïde s'est, comme chez Fhomme encoïe, creusée de cellules aériennes tu communication avec la caisse. Pour Gellé*, le développement de l'apophyse mastoïde dans les deux premières familles des Primates, mais surtout chez Thomme, serait, en outre,