Cf. Mathias Duval, Précis d*anatomie artistiquet p
infinie variété et cette délicatesse d'expressions physionomiqaes, par lesquelles se traduisent au dehors nos sentiments et nos passions. Ces muscles sont disposés sur le même type chez Thomme et chez les anthropoïdes, comme l'ont montré les dissections de Gratiolet et Alix^ de Hamy' et de Hartmann ^ Ils ne diffèrent qu'en ce que ceux des anthropoïdes, au lieu d'être généralement indépendants les uns des autres, présentent un certain degré de fusion. Macalister* a reconnu, par exemple, que les muscles auriculaires du chimpanzé et de l'orang sont presque aussi réduits que ceux de l'homme par rapport à ce qu'ils sont chez les animaux à oreilles mobiles, et cette observation confirme ce que dit Darwin' de l'absence de tout mouvement du pavillon chez ces anthropoïdes.
L'équilibre de la tête ne nécessitant chez l'homme, pour être maintenu, qu'un faible effort musculaire, nos muscles de la nuque n'ont qu*une puissance modérée et manquent de certains faisceaux de renforcement (rhomboïde du cou; portion médiane du splénius de la télé) qu'ils possèdent chez les singes; mais, à cet égard, le gorille et le chimpanzé rentrent tout à fait dans le type humain. Le splénius du couy qui n'existe pas chez les singes inférieurs, est également commun aux anthropoïdes et à l'homme. Chez ce dernier, les muscles acromio^trachélien et scalène intermédiaire font défaut. Pour le premier muscle, s'il existe en règle générale chez les anthropoïdes comme chez tous les autres mammifères, on l'a cependant vu manquer, d'un côté ou des deux, chez quelques individus (Chudzinski); et, d'après les
1. Rech. sur l'anat. du Troglodytes Aubryi, Nouv, Areh. du Muséum (Mémoires), t. II.