R. Hartmann, Die menichenœhnliehen Affèny p
chez les anthropoïdes aussi, à sa partie antéro-interne, par un faisceau puissant, étendu de Fépine iliaque antéro-inférieure au pelit trochanter (ligament de Berlin). L'existence de ce faisceau, qui, dans Tattitude verticale, permet le maintien de l'équilibre presque sans effort, en soutenant le poids du tronc lorsque la ligne de gravité du corps tombe en arrière de Taxe de rotation du bassin, est une preuve incontestable que l'anthropoïde peut se tenir, du moins pendant quelque temps, complètement redressé.
Les conditions spéciales dans lesquelles s'effectue d'ordinaire la locomotion de ces animaux expliquent quelques autres particularités : l'étendue des mouvements de rotation du tibia sur le fémur; la laxité de l'union du péroné avec le tibia, sans toutefois qu'il y ait rotation d'un os sur l'autre; celle des articulations du pied avec la jambe et intrinsèques du pied; l'inclinaison de la facette astragalienne du péroné, ici presque horizontale, le pied se renversant en dehors et l'anthropoïde appuyant à terre, non la plante, mais le bord externe du pied et la face dorsale des phalanges. A la main, on constate une mobilité plus grande des os du cai^e entre eux. En somme, partout résultats d'adaptation et spécialisations fonctionnelles ; nulle part de différence dans la structure typique.
g 2. — Appareil mtuicalaire
Nous pourrons être plus brefs dans cette étude que dans celle du squelette. Celui-ci a dû nous retenir plus longtemps, parce que les traits essentiels de la mécanique animale viennent en quelque sorte s'y inscrire, et qu'ainsi il devait nous fournir, avec les éléments de comparaison les plus importants, les résultats les plus nets et les faits les plus décisifs. Les muscles sont d'ailleurs très semblables chez les Primates,
l«e PRÉCIS D*A«TaROPOLOGIB.
si semblables que la connaissance de la myologie des singes peut en grande partie se ramener à celle de la myologie humaine; ceux qui varient, varient assez peu pour qu'on puisse aisément les reconnaître dans toutes les espèces (Broca). L'appareil musculaire fournit de la sorte très peu de caractères qui soient vraiment distinctifs des Hominiens. Quelques muscles ou faisceaux de muscles existent dans d'autres familles de Tordre, et ne se trouvent pas chez rhomme; mais généralement iilors les anthropoïdes, au moins certains d'entre eux, ne les ont pas non plus.
Le peaucier qui, chez les singes quadrupèdes, s*étend, plus ou moins développé, à la nuque et au dos, est tout à fait rudimentaire chez l'homme; il n'est plus représenté chez lui que par un plan d'une extrême minceur situé à la partie antéro-latérale du cou, mais dont l'étendue n'est guère plus grande chez les anthropoïdes. Ainsi constitué, le peaucier de l'homme a toute la signification d'un organe rudimentaire. A peu près inutile, il aurait sans doute complètement disparu, n'étaient les (connexions de quelques-uns de ses faisceaux avec les téguments de la lèvre inférieure et du menton, connexions qui en font dans une certaine mesure un muscle physionomique^
Les nntischs de la face ne sont, comme le démontre l'analomie comparée, que des différenciations du précédent; mais tandis que, chez les singes inférieurs encore, le peaucier se prolonge sur la face et va s'unir avec les fibres qui font froncer la partie latérale des joues et du nez et meuvent la commissure labiale et les téguments du menton (peaucier de la tête), les muscles faciaux de l'homme ont acquis, tant vis-à-vis du peaucier que vis-à-vis les uns des autres, un haut degré d'indépendance. C'est ainsi qu'ils permettent cette