Bull.de la Soc. d* Anthropologie, 1881, p
ranatomie anormale, qui nous montre se reproduisant chez l'homme, par réversion, les diverses dispositions observées normalement chez les singes, depuis la fusion partielle ou complète du corps charnu du fléchisseur pollicien avec la masse du fléchisseur profond, jusqu'à la disparition totale du tendon destiné au pouce*. Enfin, l'anatomie comparée ne permet pas de considérer l'existence d'un fléchisseur du pouce indépendant comme un caractère humain, puisque ce muscle a été retrouvé, jouissant d'une complète indépendance, chez un Lémurien, le Nyclicebas lardigradus (Mûrie et Mivart). Tous ces faits réduisent, en somme, de beaucoup la valeur qu'on a voulu attacher au caractère en question.
Au membre inférieur, nous rencontrons, -sinon des muscles propres à l'homme, du moins certaines dispositions musculaires particulières, liées au mode d'attitude. C'est, tout d'abord, le grand développement des fessierSy ces muscles essentiels de la station bipède, qui interviennent constamment pour redresser le bassin que le poids des parties supérieures tend, malgré la triple courbure rachidienne, à faire basculer en avant sur Taxe bicotyloïdien : de là la saillie des fesses, qu'Âristote et Buflbn ont donnée avec raison comme un caractère humain. Ce caractère n'emporte toutefois aucune difl*érence de structure. C'en est une tout à fait inexpliquée, mais à coup sûr peu grave, que l'existence constante chez les singes (y compris les anthropoïdes) d'un second pectine ou muscle sous-pectiné qui manque à l'homme : il s'agit là d'un simple dédoublement du pectine, dédoublement qui, chez l'homme lui-même, est parfois réalisé par anomalie, ainsi que Winslow et Chudzinski en ont observé des cas (ce dernier sur un Nègre).
Les muscles qui forment la patte d'oie par la réunion de