Proceed, of the R, Iriih Acad, (Se), vol. I, sér. ii
un troisième péronier latéral (péronier du cinquième oi^teil de Huxley, péronier moyen de Cuvier), qui se rend à la base de la phalange unguéale du cinquième orteil. Chez l'homme, ainsi que chez le gorille et le chimpanzé, ce muscle a d'ordinaire totalement disparu, ou il n'en subsiste plus que des vestiges sous la forme d'un tendon plus ou moins grêle qui, se détachant du tendon du court péronier latéral, va se fixer soit à l'extrémité antérieure du cinquième métatarsien, soit aux phalanges du cinquième orteil, directement ou par l'intermédiaire du tendon de l'extenseur commun {prolongement digital ou phalangien du court péronier latéral de Pozzi^). Les muscles du pied ne présentent anatomiquement que de très faibles diiTérences, mais qui en entraînent de considérables au point de vue physiologique. Ainsi V abducteur oblique du gros orteil est le même partout ; Yabducleur transverse existe chez nous, seulement notablement atrophié, le gros orteil n'étant plus opposable. Chez le singe, au contraire, récartemcnt naturel du gros orteil, encore accru par l'action du jambier antérieur, permettant l'abduction consécutive de ce doigt (adduction par rapport à Taxe du pied, abduction par rapport à l'axe du corps), l'abducteur transverse s'étend beaucoup en largeur et en longueur, si bien qu'il est en partie recouvert par l'abducteur oblique, dont le sépare chez l'homme un large espace triangulaire*. Le pédieux des singes a comme le nôtre quatre faisceaux se distribuant aux quatre premiers orteils à l'exclusion du cinquième, distribution qui contraste avec tout l'ensemble de la répartition musculaire tant au pied qu'à la main : preuve nouvelle de l'opposition structurale des deux extrémités et de la similitude qui existe à cet égard entre tous les Primates. C'est