Bull, de la Soc. d'Anthropologie, 1869, p
nombre de caractères comme lui étant propres, tels que Texistence d'un lobule et la forme arrondie du sommet du pavillon, complètement bordé par le repli de l'hélix. Mais Torang a le rudiment du lobule, et l'oreille du gorille et du
chimpanzé est aussi arrondie et aussi bien ourlée que celle de rhomme lui-même. D'ailleurs, la disposition de l'oreille simienne, avec interruption de la bordure de l'hélix à la rencontre des bords supérieur et postérieur qui forment là une sorte de pointe, se rencontre parfois chez certains individus de notre race. Dans d'autres cas, beaucoup plus fréquents, sur lesquels Darwin a appelé Tattention*, il existe une petite pointe émoussée qui fait saillie sur le bord postérieur replié en dedans de l'hélix, vers son tiers supérieur. Cette saillie est considérée par Darwin comme le dernier vestige du bout de l'oreille autrefois redressée et pointue.
Appareil gtistatif. — Les papilles linguales sont les mêmes dans tous les Primates. Chez l'orang comme chez l'homme, les papilles caliciformes sont disposées en V avec cinq papilles à chaque branche, et cette disposition peut se montrer également chez le gorille et le chimpanzé, bien que, chez ce dernier, la forme en T ou en croix soit plus fréquente*. Dans la plupart des espèces simiennes inférieures, le nombre de ces papilles se réduit à trois. Boulart et Pilliet ont récemment appelé l'attention ^ sur une variété de papilles, occupant les parties latérales de la base de la langue, les papilles ou organes foliés^ caractérisées par des bourgeons gustatifs semblables à ceux des papilles caliciformes. Les singes et les anthropoïdes, ainsi qu'un grand nombre