Cf. Ledouble, Rev. d'Anthropologie, 1886, p
restes de l'organe de Jacobson ; les arrière-cavités des ventricules du larynx développées chez les anthropoïdes en sacs laryngers'; et, sur la pointe du lobe temporal du cerveau, le lobule de rhippocampe et le sillon limbique, vestiges du lobe de rhippocampe et de la scissure limbique des mammifères osmatiquesS
â"" L'évolution des phases embryonnaires, qui reproduisent à rétat transitoire, chez l'homme et les vertébrés supérieurs, les conditions organiques permanentes des êtres moins élevés en organisation, constitue un argument capital en faveur de la transformation des espèces. Elle reste une insoluble difficulté, si l'on admet la formation indépendante de ces dernières. Nous ne saurions entrer ici dans tous les développements que comporterait ce sujet; il nous faudrait passer en revue toute l'embryologie. Celle-ci n'est, en effet, qu'une longue démonstration du transformisme. Les faits qu'elle révèle, et dont Et. Geoffroy Saint-Hilaire et Serres, en France, ont été les premiers à reconnaître la haute portée philosophique, viennent tous se résumer en cette formule due à Fr. MiîUer : c L'histoire de l'évolution embryonnaire d'un individu d'une espèce est une répétition courte et abrégée, une sorte de récapitulation de l'histoire de révolution de cette espèce », loi que Haeckel a plus brièvement exprimée en ces termes : c L'ontogénie est une récapitulation de la phylogénie. > Nous nous bornerons à en donner quelques exemples, d'un intérêt plus direct pour nous, en raison de leur rapport à des questions déjà traitées.
On a vu que la faculté d'opposer le gros orteil à la plante du pied, qui caractérise le pied simien et a donné naissance à la conception erronée des quadrumanes, résulte de la situation latérale de l'articulation du premier métatarsien