‹ Précis d'anthropologieChapitre 85 sur 319 · Rtv, d'Anmropohffie, 1881, p · texte numérisé non relu

Rtv, d'Anmropohffie, 1881, p

dans l'autre cas, il s*agit de conformations dont Tatavisme peut seul donner la clef, et qui font revivre à nos yeux des formes ancestrales plus ou moins anciennes. Cela résulte de la nature même de l'évolution embryonnaire, dont Serres a pu dire qu'elle est c une anatomie comparée transitoire, comme à son tour l'anatomie comparée est l'état fixe et permanent de Torganogénie de l'homme ». La tératologie révèle, en effet, un remarquable parallélisme entre les degrés divers des malformations par arrêt de développement et ceux de la série zoologique **

Parmi les conformations anomales régressives, beaucoup reproduisent exactement des états normaux propres aux Anthropoïdes ou aux singes pilhéciens. Elles déposent très fortement en faveur de la parenté de l'homme avec les autres Primates, et corroborent sur ce point les inductions de l'anatomie comparée ; elles ne laissent pas douter que nous ne comptions au nombre de nos ascendants des êtres qui présentaient une organisation fort semblable à celle que présentent aujourd'hui encore les Catarrhiniens. Mais les f^iits de réversion permettent de remonter beaucoup plus haut dans notre généalogie présumée. Celle-ci ne s'arrête point aux Primates. Des preuves nombreuses démontrent les affinités originelles de l'homme avec des ordres inférieurs et très anciens, notamment avec les Lémuriens et les Marsupiaux, reportant ainsi jusqu'aux temps jurassiques Tapparition de nos premiers ancêtres mammifères. D'autres faits indiquent une parenté plus ancienne encore avec les Reptiles* : de telle sorte que, pour tout esprit non prévenu, il serait difficile de trouver rien de plus satisfaisant que cette démonstration de nos origines, qui découle avec tant d'évi-

1. Isid. Geoffroy Saiat-Hilaire, Hist, génér. et partie, des anomalies, i, I,

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