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CHAPITRE VI

CONSEILS POUR LA REDACTION ET l'iLLUSTRATION DES TRAVAUX ARCHEOLOGIQUES.

Le choix des termes. — Observations sur un certain nombre de mots. — Le style archéologicjue. — Un plan de monographie. — L'illustration : photographie et dessin. — Quelques conseils pour la photographie. — Plan et coupes. — Les moyens de reproduction photochimiques.

Le choix des termes. — Aux notions élémentaires qui précèdent il ne sera pas superflu d'ajouter quelques conseils pratiques sur la façon de présenter une étude d'archéologie, de la rédiger et de Tillustrer.

Quand l'archéologue est arrivé au moment de prendre la plume, son premier soin doit être d'employer des termes rigoureusement exacts. Si tout écrivain a le devoir d'exprimer avec précision sa pensée, il n'est pas excessif de dire que cette obligation est particulièrement impérieuse en archéologie, où les définitions de formes tiennent une large place.

Or, il faut bien le reconnaître, même chez les plus réputés parmi les archéologues, la langue laisse fort à désirer. Les architectes et les ingénieurs connaissent mieux, en général, la valeur des mots techniques et leur véritable signification; dans les écrits de Caumont et de Quicherat lui-même, nombre de vocables prennent un sens détourné.

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Il ne servirait à rien de s'aider en ces matières des diclionnaires habituels. Malgré tout leur sa«voir, les orateurs, les romanciers et les poètes qui composent à peu près exclusivement l'Académie française sont impuissants à posséder, au même degré que les spécialistes, les divers vocabulaires scientifiques. Les définitions que le Dictionnaire de l'Académie donne des termes d'architecture sont très souvent erronées. Littré, dans son admirable ouvrage, n'est pas plus heureux. En voici, parmi nombre d'autres, deux exemples :

(( Abside... Les architectes nomment abside la partie d'une église située derrière le maître-autel, où les trois nefs sont ordinairement rompues pour faire place à une seule coupole. »

(( Cintre... Surface concave et hémi-sphérique... Figure en arc de cercle. « Ils s'en vont raisonnant de « l'ogive et du cintre » (V. Hugo). »

Personne, que je sache, n'appelle cintre une demisphère ni même une figure quelconque en arc de cercle; d'autre part, le cintre peut affecter une courbe autre que l'arc de cercle; enfin, Victor Hugo a doublement tort d'opposer le cintre à l'ogive.

Des érudits ont consacré à la langue archéologique des glossaires particuliers. Le Dictionnaire raisonné d'architecture à^NioWç^XAe-ldyic est moins un dictionnaire qu'un recueil de dissertations, dont le plan n'est pas très rigoureux : quelques termes secondaires y figurent; d'autres, qui sont essentiels, sont omis. Les ouvrages dont les titres suivent sont des lexiques plus complets :

Félibien, Dictionnaire des termes propres à V architecture^ à la sculpture^ à la peinture et aux autres arts qui en dépendent, à la suite du traité Des principes de

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Il . w. ^-.-.■-^f -^^^^

r architecture y de la sculpture^ elc.^ 3® édition , in-4**, 1697;

C.-F. Roland Le Virloys, Dictionnaire d'architecture civile, militaire et. navale,,,, en français, italien, espagnol, anglois et allemand, trois in-4^, 1 770-1 771;

Adolphe Berty, Dictionnaire de r architecture du moyen âge, in-8^, i845.

Daniel Ramée, Dictionnaire général d'architecture en français^ allemand^ anglais et italien, in-8*^, 1868.

Ernest Bosc, Dictionnaire raisonné d' architecture ^ 4 in-8^

Le Comité des travaux historiques ou, comme on l'appelait alors, le Comité des Arts et Monuments a publié, en 1839-1807, des Instructions^ dans lesquelles on est porté à chercher la règle,

. . . jus et nornia loquendi.

Nous aurons l'occasion de constater que les Instructions n'ont pas, à beaucoup près, réahsé cet idéal. On les a réimprimées naguère, comme si l'archéologie ne s'était pas renouvelée dans Tintervalle; la table qui accompagne cette nouvelle édition présente de graves lacunes : bien des mots essentiels y font défaut : dosseret, doubleau, encorbellement y for mer et.

On trouvera ci-après non pas un glossaire, mais, sur quelques termes usuels, une série d'observations. Je n'ai retenu que les mots présentant des difficultés sur lesquelles mon attention a été appelée.

Observations sur un certain nombre de mots. — Abside, s, /, — Les archéologues ne s'entendent pas sur le sens étymologique de ce terme; ils prêtent au grec

'zl\t\ PRÉcrs d'archéologie Da MOYEN-AGE.

atl^ta, les uns Facception de voûte, les autres Tacception de janle de roue. Pour les premiers, Pabside est le chevet de Féglise, quelle qu'en soit la forme ; c'est ainsi que les Instructions parlent d'absides sur plan carré. Il est communément admis cependant que Tabside est de plan semi-circulaire ou polygonal; aussi bien, à la même page, les Instructions mentionnent des églises « sans abside et à chevet plat w. Quicherat n'admettait pas remploi du mot abside pour les églises à déambulatoire, « auquel cas, disait-il, la dénomination d'abside est remplacée par celles de rond-point et de chevet ». Chevet est un terme vague; rond^point est mieux approprié, mais il n'exclut pas, semble-t-il, l'appellation d'abside : l'abside ajourée par une arcature n'en est pas moins une abside. — Ne pas confondre abside avec chœur (voir ce mot) ni avec sanctuaire^ qui désigne l'emplacement de l'autel : l'autel peut être ailleurs que dans l'abside, et souvent l'abside, fermée par une cloison, sert de sacristie.

Amortissement, s, m, — Les Instructions définissent l'amortissement : « La partie supérieure d'une baie, lorsqu'elle va en diminuant vers le sommet ». Quicherat et d'autres ont employé le mot dans ce sens, que rien ne paraît justifier. Les architectes, tant ceux d'autrefois que ceux d'aujourd'hui, font à^ amortissement un synonyme de couronnement ; c'est le motif dont on décore le sommet d'un ouvrage, spécialement quand cet ouvrage a une forme pyramidale : un fleuron sur un gable, un vase posé sur un pilastre, une statue sur le faîte d'un pignon, etc.

Anse de panier, s.f, — Courbe formée de plusieurs arcs de cercle en nombre impair ; abstraction faite de la courbe supérieure, ces arcs sont égaux deux à deux.

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Philibert Delorme emploie le mot avec ce sens et mentionne une anse de panier qui est une courbe à trois centres. Il importe d'ajouter que Tanse de panier est une courbe surbaissée, de flèche inférieure à la moitié de la corde. C'est par erreur que l'on a étendu cette dénomination à des courbes composées plus élancées que le pleincintre.

Arc, s. m. — On donne par extension ce nom à des figures qui , dans la rigueur géométrique des termes , ne sont pas des arcs : Yarc brisé est composé de deux ou de plusieurs arcs de cercle; Varc en accolade est fait de quatre arcs ; Yarc en mitre dessine un angle

Arcade^ s. f. — On appelle ainsi l'ensemble d'un arc et de ses pieds-droits.

Arcature, s. f. — Ce néologisme, que l'Académie n'a pas encore accueilli dans son dictionnaire, donne déjà lieu à des difficultés d'interprétation très intéressantes. Certains en font un synonyme d'arcade ; ils diront : deux, trois arcatures, au lieu de : une arcature de deux, trois arcades. Ce premier sens doit èlre écarté sans hésitation ; ainsi que M. G. Durand vient de le rappeler, le suffixe ature indique l'idée de série, de collection ; une arcature n'est pas un arc, pas plus qu'une ossature n'est un os, qu'une musculature n'est un muscle. — Les définitions que les techniciens ont données du terme en question sont à peu près concordantes : l'arcature serait une série d'arcades de petites dimensions et de fonction décorative. Mais ces mêmes architectes ont employé le mot avec un sens différent. C'est ainsi qu'en décrivant le cloître de la cathédrale de Laon, Viollet-le-Duc a dit : « L'arcature est surmontée de roses ». « Les colonnettes de l'arcature sont en cal-

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Caire schisteux ». Il est permis de penser que, pour leurs définitions, ces écrivains se sont inspirés l'un de l'autre, et qu'ils ont donné le vrai sens du mot dans les passages où ils l'ont écrit spontanément. En somme, j'incline à croire que l'arcature est une série continue d'arcades, grandes ou petites, servant à la construction ou à la décoration; si on entend parler d'arcatures aveugles ou simulées, il faut s^en expliquer expressément.

Archivolte, s. f, — L'archivolte, également appelée bandeau^ est proprement la moulure qui décore la tète d'un arc. Cette moulure peut suivre l'extrados de l'arc; c'est alors une espèce d'archivolte, mais ce n'est pas la seule. Certains dénomment sourcil cette archivolte d'extrados, parce qu'elle redessine l'arc comme le sourcil redessine l'arcade sourcilière. Le mot archivolte est l'un de ceux qui entraînent le plus d'équivoques. Viollet-le-Duc donne ce nom aux grandes arcades entre nef et collatéral; Caumont, à chacun des arcs concentriques tournés au-dessus d'une porte ou d'une fenêtre : « xVu-dessus de la porte, garnie de trois archivoltes portées sur des colonnes et ornées de diverses moulures, s'ouvre une fenêtre cintrée avec archivoltes et colonnettes ». Ou bien il en fait un arc quelconque : « Deux fenêtres assez étroites, séparées par une colonne portant la retombée de deux archivoltes géminées ». Le seul moyen de s'entendre est d'attribuer au mot le sens classique et traditionnel qui est indiqué plus haut.

Arêtier, s, m. — C'est, daiis une voûte d'arêtes, le voussoir qui est sur l'arête. Certains écrivains confondent à tort arêtier et ogive.

Berceau, s, m. — Quicherat définit le berceau : « une voûte en plein cintre ». C'est, en effet, le sens habituel

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du mot. Mais il faut observer que les archéologues et Quicherat lui-même parlent couramment de bôfceaux brisés. Bosc fait observer avec justesse que le terme s^est étendu aux voûtes qui présentent les mêmes conditions de continuité que le berceau en plein-cintre, quelle que soit la courbe ou la combinaison de courbes qu^affecte la génératrice : arc brisé, demi-ellipse, anse de panier, chaînette, etc.

Biseau, s. m. — V. Chanfrein.

BouTissE, s. f. — On dit d'une pierre qu'elle forme boutisse quand sa plus grande dimension est dans le sens de l'épaisseur du mur et que le bout affleure un plan de parement. Ne pas confondre avec parpaing : ce dernier mot désigne les pierres qui traversent la muraille de part en part, de sorte que les deux têtes apparaissent sur les deux parements.

Cantonné, adj. — Quicherat critique Temploi de ce terme pour qualifier les piliers armés de dosserets sur leurs faces. Le vrai sens, écrit-il, « serait de désigner le massif carré muni de colonnes angulaires ». L'observation est fondée : on trouvera notamment dans le Dictionnaire de Trévoux une définition qui concorde avec celle de Quicherat (cf. Flanqué),

Garole ou Charole, s. f. — Ce vieux mot, que des archéologues tendent avec raison de rendre à l'usage, désignait le déambulatoire. On trouvera sur ce mot, à la page 272 des Mélanges moyen âge de Quicherat, quelques lignes intéressantes.

Chaîne, s» f. — VioUet-le-Duc définit les chaînes : « des piles formées d'assises de pierre ou de matériaux résistants se reliant aux maçonneries et ne présentant pas de saillie sur le nu des murs )>. Ne pas confondre

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les chaînes avec les chaînages» qui sont des poutres, des barres de fer, etc., posées horizontalement, soit pour arrêter l'écartemenl, soit pour solidariser les diverses parties de la maçonnerie.

Changel, s. m. — Le chancel est proprement la clôture du chœur et, par extension, le chœur lui-même ou plutôt Tespace compris entre Taulel et la balustrade. On ne se sert de ce mot qu'à propos des très vieilles clôtures.

Chanfrein, s, m. — Certains auteurs distinguent le biseau et le chanfrein : le biseau aurait la face tournée vers le haut et le chanfrein vers le bas. Suivant Bosc, « dans le chanfrein, l'arête abattue a 45 degrés, tandis que le biseau se présente sous toutes sortes d'angles ». La première dislinction ne semble pas plausible : dans une glace dont les arêtes sont abattues, la face oblique s'appellerait biseau en haut, chanfrein en bas et n'aurait pas de nom sur les côtés. Quant à la seconde distinction, elle a, au moins, contre elle de n'être pas entrée dans l'usage, sans compter qu'il est pratiquement impossible de mesurer l'angle que forme le plan du chanfrein : la grande majorité des écrivains admet la synonymie des deux termes.

Chevet, s, m. — Tout le monde est d'accord que le chevet d'une église est sa tête ; mais on ne s'entend plus quand il s'agit de dire si chevet est un terme générique, pouvant être appliqué aux absides, ou si c'est un nom réservé aux chevets plats et aux ronds-points entourés d'un déambulatoire. Impossible également de déterminer l'étendue du chevet : pour les uns, dans les églises à chevet plat, le chevet n'est autre chose que le mur du fond; pour les autres, le substantif dont il s'agit prend

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de cette indécision même une acception vague et très compréhensive, et l'abside est une espèce du genre chevet.

Chœur, s. m. — Ce mot a deux acceptions bien distinctes : il désigne tantôt cet espace rectangulaire ou carré qui est en avant de l'abside et tantôt l'emplacement affecté aux religieux et aux chanoines; dans ce dernier, sens, le chœur peut occuper le transept et partie de la nef, ou même, dans les églises de certains ordres religieux, surtout chez les femmes, une pièce attenante à l'église, dans le voisinage immédiat du sanctuaire ; en Catalogne, ce mot indique la tribune. On confond souvent et bien à tort Tabside dans le chœur : Caumont, parlant des églises à déambulatoire, dit que, dans ces édifices, « les bas-côtés font le tour du chœur » ; il aurait fallu ajouter : et de l'abside,

Cintre, s. m. — Le cintre est cet appareil provisoire de charpente qui soutient les éléments de l'arc ou de la voûte pendant la construction. Ce mot, au dire de Quicheral, désigne encore « la courbure d'une voûte », et, en effet, la courbure d'intrados d'une voûte ou d'un arc est quelquefois appelée ainsi. Mais c'est à tort que des archéologues, prêtant à cintre une troisième et une quatrième signification, en font un synonyme d'arc et de plein^cintre : les Instructions parlent de fenêtres géminées « encadrées d'un cintre de plus grand diamètre ». « Les ogives, a écrit Caumont, se marient aux cintres. » Il aurait fallu dire : '( Les arcs brisés se mêlent aux arcs en plein-cintre. » Il est non moins erroné, d'ailleurs, de parler d'arcs cintrés pour exprimer l'idée que ces arcs sont en plein-cintre : l'arc cintré est proprement l'arc qui n'est pas encore décintré, qui n'est pas débarrassé de son cintre de charpente.

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Claveau, s. m, — Les anciens auteurs, tels que Félibien et Roland Le Virloys, distinguent les claveaux, éléments d'une plate-bande appareillée, et les voussoirs, éléments d'un arc. Aujourd'hui, les deux mots sont souvent synonymes. Dans le cas contraire, claveau se dit plutôt à l'occasion des arcs et voussoir à propos des voûtes.

Colonne, 5./. — Ce qui caractérise la colonne et la distingue du pilier, c'est la réunion de deux conditions : la forme générale, cylindrique ou tronc-conique, et le chapiteau. Un support rond sans chapiteau est un pilier, non une colonne; de même, un support de section carrée ou rectangulaire coiffé d'un chapiteau. Il est difficile d'admettre avec les Instructions qu'il y ait des colonnes carrées.

Comble, s. m. — A proprement parler, le comble est TarèLe du toit^ culnien. Dans la pratique on appelle combles l'ensemble de la charpente et de la couverture.

Console, s, /. — V. Corbeau,

Contrefort, s. m, — « C'est, dit Viollét-le-Duc, un renfort de maçonnerie élevé au droit d'une charge ou d'une poussée. » Contrefort est l'un des mots dont certains archéologues abusent le plus : ils donnent le nom de contreforts intérieurs à des dosserets qui reçoivent la retombée d'un arc ; ils appellent contreforts les colonnes engagées dans les parements extérieurs des absides et dont le rôle est purement décoratif. Il ne faut pas perdre de vue que, dans l'architecture romane, où les murs atteignent des épaisseurs considérables, une mince colonne engagée ou un pilastre de quelques centimètres de relief ne sauraient jouer le rôle ni mériter le nom de contrefort.

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Corbeau, s. m. — On appelle corbeau une pièce sur lit horizontal, formant saillie sur le nu du mur et destinée à recevoir une charge. Une construction en surplomb portée sur un corbeau ou sur plusieurs est dite en encorbellement. Cette expression cesse d'être exacte quand le surplomb est obtenu par d'autres moyens, par exemple à Taide de trompes. On distingue, d'après leur forme, plusieurs espèces de corbeaux : le corbeau proprement dit présente deux faces perpendiculaires au parement du mur ; la console est un corbeau qui a, de profil, la forme d'une S; le modillon est un corbeau de petites dimensions; le cuMe^lampe ou culot a l'aspect d'un cône ou d'une pyramide renversés.

Corniche, s. /. — L'emploi de ce mot donne lieu à une difficulté qui peut être résumée comme il suit : y a-t-il des corniches à l'intérieur des édifices ? Séparons d'abord de l'architecture du Moyen-Age l'architecture classique : celle-ci a transporté dans les intérieurs les ordres et leur entablement, corniche comprise. Pour le Moyen-Age, la question se pose différemment ; il ne paraît pas qu'aucune moulure intérieure ait la fonction et puisse prendre le nom de la corniche. C'est par une analogie contestable que Caumont signale dans l'élévation intérieure d'une église « la corniche qui surmpnte le premier ordre ».

Crochet, s. m. — Ce mot est passé dans l'usage pour désigner les crosses, les masses formées par les feuillages sculptés dont les tiges se recourbent à leur extrémité. Il ne paraît pas que cette acception présente un inconvénient quelconque.

CuL-DE-FouR, 5. m. — Quelques auteurs, qui se sont probablement inspirés l'un de l'autre, distinguent entre

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le cul'de^foiir de niche^ qui est un quart de sphère, et le ciiUde-four sar pendentifs, qui serait une demi-sphère. Ce dernier sens est très rare, pour ne pas dire plus, et je ne le crois pas acceptable. Le cul-de-four est une demicoupole, un quart de sphère.

CuL-DE-LAMPE, 5. m. — V. Corbeau,

Déambulatoire, s. m. — A en juger par les exemples que donne le Glossaire de Ducange, deambulatoriam, dans la langue du Moyen-Age, désignait une galerie, galerie de cloître, tribune latérale, etc. Actuellement, le sens de ce mol se précise : on prend l'habitude de le réserver au bas-côté tournant qui, dans nombre d'églises, enveloppe le chevet ; c'est ce qu'on appelait naguère le « pourtour », le « pourtour du chœur » (cf. Carole),

DossERET, S. m. — Roland Le Virloys définit le dosseret : « Petit bout de mur en équerre sur un autre, lequel sert de jambage à une porte ou une croisée ou à porter de fond un arc doubleau ». Viollet-le-Duc a donné une définition à peu près analogue. 11 serait aisé de multiplier les exemples desquels il résulte que, si le dosseret peut être un pilastre formant pied-droit, Quicherat s'est trompé quand il a également appliqué ce terme aux colonnes engagées.

Doubleau, s, m. — Le doubleau est un arc saillant sous l'intrados d'un berceau, soit dans la voûte en berceau, soit dans la voûte d'arêtes ou la croisée d'ogives. Félibien prétend que les doubleaux sont ainsi nommés « parce qu'ils sont d'ordinaire le double des autres » nervures de la voûte gothique. Bosc propose une étymologie beaucoup plus rationnelle : « Cet arc, dit-il, doit son nom à la fonction qu'il remplit, c'està-dire qu'il a pour objet de doubler la voûte, » Le

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doubleau est jeté en travers des vaisseaux ; il est perpendiculaire à Taxe. Certains archéologues croient pouvoir appeler du même nom tous les arcs transversaux : l'ogive transversale dans la voûte sexpartite, les arcs qui portent des murs et des fermes dans les nefs normandes. Dans le premier cas, la nervure ne double pas un berceau ou un fragment de berceau; elle ne fait pas saillie sur le creux de la voûte : c'est une ogive. Dans le second cas, c'est un arc qui n'a pas de nom particulier.

DouELLE^ s. f. — Ce mot désigne la surface courbe de l'intrados; il se disait aussi jadis de l'extrados : Félibien, le Dictionnaire de Trévoux en donnent cette définition, et Philibert Delorme, à propos d'une douelle, précise qu'il s'agit de la « doille de dessous ».

Droite, s. /. — Quicherat a exposé, pp. 4o5-4o6 de ses Mélanges, moyen âge, qu'à l'origine, l'officiant étant face aux fidèles, la droite et la gauche de Tautel et de l'église étaient la droite et la gauche du prêtre ; plus tard, l'orientation des églises ayant été renversée, le prêtre, qui resta le visage vers le levant, tournait le dos à l'assistance : on convint d'appeler côté droit de l'église la droite de l'officiant, tandis que le côté droit de l'autel fut à la gauche du prêtre. En somme, dans une église du Moyen-Age normalement orientée, chevet vers l'est, la droite de l'édifice serait au midi et la droite de l'autel au nord. Pour éviter la confusion, certains recommandent l'expression côté nord, côté sud. Quand l'orientation est anormale, ces termes prêtent à l'équivoque, et il est préférable de dire : le côté de l'Epître, le côté de l'Evangile.

Ebrasement, s. m. — C'est le percement biais d'une baie^ qui fait qu'elle s'élargit vers le parement. L'ébra

sèment est, en général, pratiqué du dehors vers le dedans ; mais les baies peuvent être ébrasées en sens inverse ou dans Tun et l'autre sens. Philibert Delorme recommande de faire aux garde-mangers des fenêtres « embrazées par le dedans et par le dehors ».

Fenestrage, s. m. — V. Remplage,

Flanqué, adj. — Ce mot a deux acceptions : en matière de fortification, un ouvrage flanqué est celui qui est vu de flanc par un autre ouvrage; dans Tacception cowv'àwie^ flanqué signifie garni sur les Jlancs. D'un pilier carré dont chaque face est armée d'une colonne on dit qu'il est flanqué de quatre colonnes.

Forme, j?./. — La forme est l'encadrement de la fenêtre gothique. Au treizième siècle, Villard de Honnecourt, relevant les profils des membrures gothiques^ distingue entre la forme, qui encadre la fenêtre, et la verrière ou meneau, qui est plus grêle. Dans Fédifice gothique, lorsque la fenêtre tient toute la largeur entre deux piliers et monte jusqu'à la voilte, la portion arquée de la forme fait fonction de formeret : entre les deux termes il y a une parenté probable.

Fronton, s, m. — On a une tendance à confondre fronton, gable et pignon. Le pignon est le sommet triangulaire d'un mur; \e fronton est un « membre d'architecture ordinairement triangulaire ou en forme de segment de cercle, qui couronne une ordonnance d'architecture »; le gable est le fronton aigu de l'architecture médiévale, spécialement de l'architecture gothique.

Gable^ s, m. — V. Fronton,

Gauche, s. /.. — V. Droite.

GouTTEROT ou GouTTEREAU. S, m, — Lc sens de ce vocable varie suivant les auteurs. Pour les uns, il dé-

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mm

signe les murs de flanc tout entiers, et pour les autres, la partie supérieure de ces mêmes murs qui reçoit les gouttières du toit, spécialement ce surhaussement de peu d'épaisseur qui, dans les édifices voûtés, est élevé au-dessus des murs de flanc pour porter les fermes. Dans le premier sens, Viollet-le-Duc a écrit : « Un bâtiment simple se compose de deux murs goutterots et de deux pignons. » Mais, de même que le pignon est la partie supérieure du mur parallèle aux fermes, de même le goutterot paraît être la partie supérieure du mur perpendiculaire à ces mêmes fermes.

Guichet, s. m. — « Petite porte auprès d'uile grande, ou qui fait partie d'une plus grande, comme dans les portes cochères et aux prisons » (Roland Le Virlojs).

Imbrication, s./. — Dessin décoratif qui rappelle des imbriceSy des tuiles creuses, superposées. Ne pas appeler de ce nom les insertions de tuileaux dans la maçonnerie.'

Imposte, s. f. — En architecture, Timposle est l'assise saillante qui couronne un pilier et sur laquelle sont posés les sommiers des arcs. On trouve le mot avec cette acception dans Philibert Delorme et dans quantité d'écrivains. Cependant Quicherat et quelques autres archéologues appellent ainsi le plan supérieur de Timposte, la ligne de la naissance des arcs ou des voûtes.

Lancéolé, adj. — On s'accorde sur ce point que l'arc lancéolé est un arc brisé aigu ; on ne s'entend plus quand il s'agit de la forme de cet arc : les Instructions en font un arc brisé outrepassé ; Bosc, un arc brisé surhaussé audessus des impostes. L'arc lancéolé est un arc brisé aigu, dont les centres peuvent être, d'ailleurs, conformément à l'usage, pris au niveau supérieur des impostes. Si l'arc

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256 pnécTs d'archéologie du moyen-age.

est outrepassé ou surhaussé, il faut le dire en propres termes.

LïERNE, S./. — ViolIet-le-Duc définit la Herne : « Nervure d'une voûte en arcs d'ogive qui réunit la clef des arcs ogives aux sommets des ticrcerons ». Il peut y avoir des liernes dans une voule qui ne possède pas de tierceron ; on a vu ci-dessus, p. i36, un croquis d'une voûte de ce genre. La lierne est la nervure qui se profile sous la ligne de faîte des voûtains de remplissage et qui réunit la clef des ogives soit aux sommets des ticrcerons, soit aux clefs des doubleaux et formerets.

LiT^ s, m. — Ce mot a deux significations également acceptables : il désigne soit les surfaces horizontales d'une pierre, lit inférieur, lit supérieur, et spécialement la surface inférieure, soit la couche de mortier entre deux pierres superposées. De même. Joint indique tantôt les surfaces verticales entre deux pierres juxtaposées et tantôt l'épaisseur de mortier entre les pierres. Toutefois, lit se dit plutôt de la surface et Joint de la garniture de mortier : les Joints de lit sont les épaisseurs de mortier étalées sous le lit des pierres; poser à Joints oifsj c'est poser sans mortier.

Lunette, 5. /. — Quelques archéologues appellent de ce nom, dans la voûte d'arêtes ou dans la voûte à pénétrations, la surface du mur latéral qui est délimitée par le berceau transversal. La vérité est que c'est ce berceau transversal lui-même qui, dans la voûte à pénétrations, constitue les lunettes. Si l'on préfère, la lunette est la pénétration d'un berceau par un autre, pénétration qui correspond habituellement à une fenêtre. Voici, au surplus, un passage de Rejnaud qui me semble donner du mot une explication assez claire : <( Quelquefois une

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PRÉCIS d'archéologie DU MOYEN-AGE. sBy

voûle en berceau est croisée par d'autres voûles de même forme, mais de moindre hauteur; on dit alors que ces voûtes forment pénétrations et Tensemble prend le nom de voûte en berceau avec lunettes. »

Mâchicoulis, s, m. — On confond trop souvent le mâchicoulis avec le crénela^e en encorbellement. Les Instructions, par exemple, définissent le mâchicoulis, en termes très vagues, d'ailleurs : « un couronnement militaire ». Le mâchicoulis est l'orifice réservé, soit entre deux corbeaux portant le parapet crénelé, soit à travers une voûte, pour laisser couler ou glisser des projectiles sur l'assaillarit.

Meneau, s. m, — V. Remplage.

MoDiLLON, s. m, — V. Corbeau.

Moellon, s. ni. — L'un des termes les plus usités et les plus mal définis du vocabulaire archéologique. A l'origine, le moellon était, semble-t-il, une pierre tendre, un calcaire de qualité inférieure. On oppose les moellons aux pierres de taille : ce sont des matériaux de démolition ou encore des pierres de dimensions médiocres et de taille grossière. Certains distinguent cependant le moellon brut, le moellon ébousiné ou débarrassé de son bousin, le moellon smilléy qui est équarri de façon grossière, le moellon piqué, qui est taillé, et même le moellon d'appareil, qui est traité comme une pierre de taille.

MoucHARABY, S. m. — Ce terme bizarre a disparu, ou à peu près ; il n'y a pas lieu de le regretter. Suivant les Instructions, le moucharaby serait tout ouvrage porté sur encorbellement et percé par en bas de mâchicoulis : bretèche ou crénelage.

Narthex, s. m. — V. Porche.

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258 PRÉCrS d'archéologie du MOYEN-AGE.

Nef, s, /. — L'emploi de ce nom soulève une difficulté : il s'agit de savoir si c'est un terme générique dont on puisse user à propos des bas-côtés. Peut-on dire, par exemple, que Notre-Dame-la-Grande de Poitiers a trois nefs, et Saint-Hilaire de la même ville, cinq? Quelques archéologues ne parlent d'édifices à trois nefs que si les collatéraux sont à peu près égaux en hauteur à la nef centrale; dans le cas contraire, ils recourent à la dénomination de bas-côtés. Cette distinction est fondée : il est tout à fait irrationnel d'exiger que l'on applique l'expression bas-côté à des nefs latérales aussi élevées que la nef centrale. Il faut ajouter cependant que, dans la pratique, une lelle distinction est souvent méconnue; les auteurs des Instructions se conformaient à l'usage quand ils considéraient comme synonymes les expressions : « collatéraux, nefs secondaires,... bas-côtés. »

Nu, s, m, — Le nu d'un mur, d'une colonne, est le plan de ce mur, de cette colonne au ras des moulures et autres ornements en relief; les architectes professent, par exemple, que la scotie de la base ne doit pas empiéter sur le nu de la colonne. On ne serait pas fondé à faire de ce terme un synonyme de plan et à dire que deux constructions sont dans le même nu, au Heu de : dans le même plan.

Ogive, s, f. — Je me bornerai à rappeler d'un mol que l'ogive est, non pas une forme d'arc, mais une nervure, souvent en plein-cintre, occupant une place et remplissant une fonction spéciale. On se demande parfois pour quelles raisons, ce premier point réglé, on n'appellerait pas ogivale l'architecture gothique, dont le principe essentiel est l'emploi de la croisée d'ogives. A considérer la question in ahstracio, ogival serait sûrement préfé-

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rable à gothique ; mais il ne faut pas perdre de vue que, pour une grande partie du public, Togive est l'arc brisé, et que, pour ces personnes-là, l'appellation A' ogivale serait trompeuse. Gothique^ en dépit des efforts de Courajod, est parfaitement inoffensif; mieux vaut s'y tenir.

Parpaing, s, m, — V. Boutisse.

l^ENDENTiF, 5- m, — Ou appelait ainsi jadis, suivant Félibien, <( le plain de la voûte qui est contenu entre les arcs doubleaux, arcs formerets et ogives », c'est-àdire les quartiers de remplissage posés sur les nervures de la voûte gothique. Cette acception, que l'on retrouve dans Philibert Delorme, s'est perdue. Quelques archéologues dénomment pendentifs les clefs de voûte gothiques très saillantes. Le vrai sens du mot, tel qu'il est fixé par l'usage, est de désigner ces triangles, habituellement concaves, par lesquels on rachète le carré pour asseoir la calotte d'une coupole.

Pignon, s, m. — V. Fronton et Gouiterot.

Pilier, s, m. — V. Colonne.

Pinacle, 5. m. — Viollet-le Duc définit le pinacle : « couronnement, finoison^ comme on disait au quatorzième siècle, d'un contrefort, d'un point d'appui vertical, plus ou moins orné et se terminant en cône ou en pyramide, ï)

Plate-bande, s. /. — La plate-bande est plutôt appareillée, tandis que l'architrave est monolithe. Il est, d'ailleurs, de pratique courante de préciser et de dire (( plate-bande appareillée ».

Porche, s. m, — Le porche ne doit pas être confondu avec le narthex : le narthex ou pronaos est ouvert sur l'intérieur de Téghse, \e porche est ouvert sur l'extérieur. Encore faut-il se garder d'appeler porche tout abri exté-

rieur; les fnslriictions îïbuseiit de ce mot quand elles s'en servent pour des embrasures profondes de portes. Quicherat oppose au pronaos des basiliques primitives Yavant-nef des églises romanes ; la distinction est un peu subtile et arbitraire. An surplus, toutes ces catég-ories n'ont rien d'absolu : pour telle église, comme celle de Moissac, on peut douter si le vestibule est un porche ou une avant-nef.

Profil, s, m. — Le profd est proprement le dessin que donne la section d'un membre d'architecture : « Pourfiles de corniches, d'architraves et d'autre sorte de moullures », a dit Philibert Delorme. Mais on sait que les ingénieurs admettent le profil en long ou section longitudinale; pour eux, le profil d'un arc est le tracé de cet arc. M. Glioisy, dont la plume est remarquablement correcte, a pu écrire : « Le profil des arcs fut longtemps... le plein cintre- »

Pronaos, s, m, — V. Porche.

,Rampant, adj\ — Une voiite rampante est une voûte qui monte ; mais une voûte peut monter de deux façons ; dans le sens de l'axe ou dans le sens transversal. Philibert Delorme emploie le mot avec Tune et l'autre acception : la « vis et montée rampante en façon de la vis Sainct-Gilles » est un escalier en hélice; dans un autre passage du même livre, faire des arches « rempantes, comme qui voudroit monter par-dessus une rivière», c'est jeter des arches dont les naissances sont à des niveaux différents.

Remplage, 5. m. — Des archéologues appellent remplage la garniture de pierre logée dans une baie de fenêtre ou de triforium ; des architectes ont fait observer que remplage signifie le remplissage de menus maté-

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riaux entre deux parements, entre deux montants de bois. Mais remplace a bien eu jadis le sens de g^arniture de fenêtre, et il est très utile de lui mainlcMiir cetle acception : en eff ei, fenestraffe désigne l'ensemble de la fenêtre, encadrement et garniture compris ; il ne reste plus pour le réseau de pierre que le terme meneaux ; or, un meneau est proprement une estanfique. comme on disait jadis, un de ces montants en pierre qui divisent une baie, ce que Villard de Honnecourt appelait une « verrière ».

Rouleau, s. m. — Des constructeurs emploient ce mot pour désigner les files courbes de voussoirs ou de claveaux qui s'emboîtent Tune dans l'antre : un arc à deux rouleaux. Le mot, expressif et commode, devrait être adopté par les archéologues.

Surhaussé, adj\ — On entend d'ordinaire par arc surhaussé le plein-cintre dont le centre est au-dessus du niveau des impostes ou des tailloirs : cet arc se prolonge de chaque côté vers le bas par une ligne verticale qui descend jusqu'au support. Mais certains auteurs qualifient arc surhaussé tout arc qui est plus élancé que le plein-cintre : demi-ellipse, demi-ovale, chaînette, etc., dans lesquelles la flèche est supérieure à la moitié de la corde. De là des équivoques; pour les prévenir, il est utile de compléter l'expression et de dire : « Plein-cintre surhaussé. »

Tableau, s. m. — Dans l'épaisseur du jambage d'une baie on distingue le tableau, la feuillure et l'embrasure. Le tableau, qui forme, en général, un angle droit avec les parements, s'étend du parement extérieur à la feuillure. S'il n'y a pas de feuillure, le tableau peut tenir toute la profondeur du percement.

202 PRÉCIS d'archéologie AU MOYEN-AGE.

Tas, s. m. — Autant que j'ai pu le démêler dans les explications contradictoires des auteurs et des praticiens, le tas est le chantier, par opposition à la carrière; mais sur le tas signifie quelquefois à pied-d'œuvre et quelquefois ces mots s'appliquent au bâtiment qu'on élève. Félibien adopte la première acception, et Roland Le Virloys la seconde. A Paris, le compagnon du tas est un ouvrier qui se tient sur la construction même.

Tas-de-charge, s. m. — Ce mot désignait d'abord les assises inférieures des nervures gothiques, ces blocs dans lesquels sont taillés les faisceaux de nervures. Les lits de ces assises sont horizontaux. On use par extension du terme en tas^de-charcfe pour rendre l'idée d'un encorbellement. Une voûte en tas-de-charge est donc une voûte qui est élevée par assises horizontales. Rien, à ma connaissance, ne légitime la définition suivant laquelle les claveaux en tas-de-charge seraient les claveaux avec crossette à la queue, mi-partie normaux à la courbe et mi-partie horizontaux.

Tiers-point, s. ni, — Comme tant d'autres, ce mot se comprend de deux ou plusieurs façons : il a un sens vague et un ou deux sens plus précis ; il désigne, en général. Tare brisé, la voûte « poinctûe », comme disait Philibert Delorme; il désigne, en particulier, l'arc brisé d'un certain tracé ; Tare brisé construit sur un triangle équilatéral, ou l'arc brisé dont les centres sont séparés des extrémités de. la corde par un tiers de celle-ci, de même que dans le quint-point les centres seraient séparés des extrémités de la corde par un cin(juième de cette dernière. En somme, l'emploi de celte expression prête à l'amphibologie; elle ne mérite pas la vogue dont elle jouit auprès de certains archéologues.

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Transept, s, m. — Le transept comprend : d'abord, la croisée ou carré du transept, quelquefois dénommé inlerlransept, et qui correspond à la rencontre du transept avec la nef, ensuite, les bras ou croisillons. Les Instructions prétendent à tort que croisée ou croisillon sont synonymes et que ces deux termes désignent le transept tout entier.

Triforium, 5. m, — Ouicherat fait dériver triforium du vieux français trifoire^ qui, lui-même, viendrait de transforare^ et il définit le triforium : « Tordre de percements par lesquels sont mis en communication avec la nef, soit une tribune établie au-dessus des bas-côtés, soit un passage étroit ménagé dans l'épaisseur des murs de clôture, au-dessus des grandes arcades ». Cette acception primitive s'est élargie et on appelle couramment aujourd'hui du nom de triforium, tantôt les percements et tantôt la galerie qu'ils éclairent. Quelques archéologues réservent ce mot aux couloirs étroits et dénomment tribunes les larges galeries : cette distinction ne peut être soutenue par aucune bonne raison.

Voussure, s. /. — La voussure est, pour répéter la définition de Roland Le Virloys, toute « portion de voûte moindre que le demi-cercle ». Supposons un plafond qui rejoint les murs d'appui par une courbe en quart de cercle; c'est un (( plafond avec voussures ». D'excellents auteurs, comme ViolIet-le-Duc ou M. Choisy, donnent aussi ce nom à l'ensemble des arcs qui couvrent une porte ou même à chacun de ces arcs. Ce dernier sens tend à prédominer.

Le style archéologique. — La propriété de l'expression n'implique pas l'emploi obligatoire de termes sacra-

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menlels : il est d'usage d'appeler ciil-de-foar une demicoupole, palmette une feuille en éventail; mais on est excusable de dire demi-coupole ei feuille en éventail au lieu de cul-de-four et de palmette.

L'essentiel est moins d*user du terme technique et de parler une langue savante que de se faire comprendre. Quelques archéologues, lorsqu'ils décrivent une moulure, se bornent à en énumérer les éléments sans indiquer la façon dont ces éléments sont groupés. Une telle description ne parle pas à l'esprit ; elle ne signifie presque rien. Voiliez signale des moulures en coin émoiissé; n'aurait-il pas fallu dire un filet entre deux biseaux? Non; l'expression de Voiliez est claire; la rectification ne le serait point, parce qu'on peut construire avec un filet entre deux biseaux toute une série de moulures de profils très différents,

La précision du style archéologique ne suppose pas seulement l'emploi judicieux des mots propres; elle réclame, de plus, une certaine façon de voir les choses et de rendre sa pensée. Ici encore les techniciens sont fréquemment supérieurs aux simples archéologues : ceux-ci trop souvent se bornent à décrire les formes apparentes ; ceux-là rendent mieux la structure intime des édifices et le processus de la construction. D'une colonne engagée, l'archéologue dira volontiers qu'elle descend jusqu'au sol ; le constructeur dira plutôt qu'elle part de fond, parce qu'en effet la construction monte, elle ne descend pas. L'archéologue parlera d'ogives profilées sous les voûtes; le constructeur, d'ogives portant les voûtes. On comprend, sans qu'il soit besoin d'insister, la vigueur qu'une description tire de sa constante conformité avec la réalité des faits.

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Un plan de monographie. — Il est impossible d'indiquer un plan général pouvant convenir à tous les exposés archéologiques. Du moins, il est assez naturel, quand on écrit la monographie d'un édifice, de résumer en premier lieu les données historiques, les documents dont on doit faire Tapplication à cet édifice ; après quoi, on aborde l'examen de l'édifice lui-même, du plan, de Télévalion et des procédés de construction à l'intérieur et à l'extérieur, de l'ornementation, de l'ameublement.

Cet ordrCj, est-il besoin de le dire, n'a rien d'absolu : à chacun de voir comment il comprend son sujet et comment il doit s'y prendre pour le faire connaître. On peut èlre amené à parler des arcs-boutants à propos des voûtes et on peut avoir à y revenir à l'occasion des chéneaux et de l'écoulement des eaux.

Ce qu'il importe de retenir, c'est qu'une monograpliie raisonnée ne saurait être assimilée à un Guide : la première, qui s'adresse à des spécialistes, doit chercher à faire progresser la science archéologique; le second est une œuvre de vulgarisation, qui a pour but essentiel de faciliter aux touristes la visite rapide et commode d'un édifice. L'auteur d'une monographie ne doit pas hésiter à étudier les parties d'un monument dans leur ordre chronologique, s'il estime que son exposé sera plus instructif.

La difficulté est autrement grave quand il s'agit non pas d'un édifice, mais d'un groupe d'édifices, quand on entreprend, par exemple, un travail sur l'architecture religieuse d'une contrée. Dans ce cas, la meilleure solution du problème consiste peut-être à rédiger d'abord la monographie des principaux monuments et à terminer par un exposé synthétique, dans lequel on verse la masse

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des observalions recueillies à propos des édifices secondaires auxquels on n'a pas consacré une étude séparée.

Celte combinaison permettra d'éviter les longueurs et les redites, qui sont l'une des imperfections les plus ordinaires des études archéologiques. Bien des érudits, poussés par le désir d'être complets, en viennent à donner des descriptions qui ne sont lues que par les seuls typographes. Il faut savoir faire le départ entre les faits, retenir ceux qui en valent la peine et négliger les autres. Quelquefois la taille d'un bloc, un bout de moulure peuvent mériter qu'on s'y arrête longuement; mais c'est une erreur de ne faire grâce au lecteur d'aucun détail de sculpture, d'aucun profil, surtout lorsque la description est accompagnée d'une illustration qui lui enlève une partie de sa raison d'être.

Une autre faiblesse contre laquelle il convient de mettre en garde les auteurs de travaux archéologiques cousis! e dans la multiplicité des rapprochements entre l'édifice dont ils s'occupent et d'autres édifices qui présentent avec celui-là des analogies plus ou moins étroites. Ici encore il faut distinguer : si l'analogie permet de noter une affinité suggestive, de fonnuler une remarque utile, on doit la constater ; il en est autrement des analogies banales, des rapprochements quelconques, qui ne prouvent rien, sinon que l'auteur a beaucoup vu et beaucoup retenu.

L'illustration : photographie et dessin. — Il en est de l'illustration comme de la rédaction : elle échappe à toute règle positive, à tout conseil trop rigoureux; l'objet et les procédés varient au gré de chaque auteur. Que l'archéolog'ue cherche à démêler ce qui, dans son texte,

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^-rjBCi^'ssi'^çsiiio:

doit être mis en relief et qu'il emploie ensuite de son mieux les ressources dont il dispose.

En général, la photographie traduit plus fidèlement les détails et les nuances, expression, style, faire des œuvres d'art, et le pittoresque des perspectives ; les dessins ' géométraux sont préférables pour donner une idée d'ensemble d'un monument.

11 ne faudrait pas croire, d'ailleurs, que l'objectif soit incapable de trahison : il modifie la valeur des teintes et enregistre avec une égalé perfection les formes essentielles et les accidents négligeables.

Aussi est-il bien des cas où le procédé de la photographie sur moulage est supérieur à la photographie directe. iVu risque de passer pour un barbare, j'avoue qu'en ce qui concerne les sculptures noircies par la pluie, la poussière et les mousses, la photographie sur original, même faite habilement et avec des plaques très lentes, me paraît souvent moins satisfaisante que la photographie sur moulage.

Quelques conseils pour la photographie. — Il ne saurait être question de faire ici un cours de photographie; qu'il soit permis, néanmoins, d'appeler l'attention des archéologues sur quelques difficultés.

En premier lieu, le choix du point de vue est des plus

I. Voici un procédé commode pour les dessinateurs novices qui désirent s'aider de la photographie : ils tireront une épreuve positive sur papier au ferro-prussiate, la laveront à l'eau pure et la laisseront sécher; ils dessineront alors sur cette épreuve, à l'encre de Chine de honne qualité, et plonjçeront l'épreuve dans une solution d'oxalate de potasse à 10 0/0; la teinte bleue du ferro-prussiate disparaîtra et le dessin à l'encre subsistera sur fond blanc. D'autres formules donnent un résultat analogue,

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268 PRÉCIS d'archéologie du M0YE]V-AGE.

importants. M. Lefèvre-Pontalis, directeur de la Société française d'archéologie, qui est aussi un photographe très habile, a fait observer naguère que, pour les vues intérieures, on a généralement tort de placer la chambre noire dans Taxe de la nef; mieux vaut la mettre près d'une pile, de façon à voir plus complètement la face latérale opposée. .

On ne photographie pas assez les voûtes. L'opération est parfois un peu malaisée; le résultat vaut qu'on en fasse l'essai. Il existe des pieds articulés qui permettent de renverser l'appareil et de photographier de bas en haut; la mise au point est pénible et parfois impossible. Le plus simple est de poser la chambre noire sur le sol, l'objectif en l'air, et voici comment on peut procéder. D'abord, on mesure la distance entre le sol et la voûte et on met l'appareil au point sur un objet à égale distance et convenablement éclairé, après quoi on serre fortement les vis de fixage, on glisse le châssis et on tire le rideau. On dispose alors son appareil à terre. Pour déterminer exactement la place qu'il doit occuper, on se sert d'un fil à plomb de fortune, à l'aide duquel on fait deux visées successives passant par le milieu de la voûte et se coupant à peu près à angle droit. On s'assure, au moyen d'un niveau à bulle d'air, que le foyer est exactement vertical; on abrite l'objectif contre les rayons lumineux venant des fenêtres voisines et on enlève l'obturateur.

Le niveau à bulle d'air devrait être d'un usage courant pour la photographie archéologique. On vérifie d'ordinaire l'horizontalité de Taxe de l'objectif en visant les lignes montantes de Tédifice; or, ces lignes ne sont pas toujours verticales; il arrive souvent qu'elles ont

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subi une déformation du fait de la poussée ou que le constructeur leur a donné, de propos délibéré, une obliquité appréciable.

Quand il s'agit de détails placés à quelques mètres audessus du sol, l'objectif disposé horizontalement ne les atteint pas, ou bien il en donne une image trop réduite. M. Lefèvre-Pontalis recommande, dans ce cas, d'incliner l'appareil et d'opérer avec une chambre à long tirage et une forte lentille. Tous les photographes savent qu'il n'est pas besoin d'une lentille spéciale et qu'il suffit d'enlever la lentille antérieure d'un grand angulaire.

Plan et coupes — Le premier dessin à introduire dans toute monographie un peu complète est le plan. L'usage se répand d'adopter, pour les diverses parties du plan, des hachures variées, indiquant les époques de construction. Le procédé est très commode pour le lecteur, mais très périlleux pour l'auteur, qui est forcé de se prononcer sur la date de chacune des portions de l'édifice. Il fera sagement de réserver une hachure pour les constructions dont la date est indéterminée ou douteuse.

Quand le plan comprend des parties très découpées, comme des faisceaux de colonnettes gothiques, mieux vaut leur attribuer le noir plein, qui fait valoir les détails.

Certains dessinateurs oublient que leurs plans sont destinés à être réduils; ils font des hachures si menues qu'après l'impression elles ne sont pas lisibles.

Le plan est un de ces dessins fondamentaux qu'il est bon d'avoir constamment sous les yeux. Il sérail expédient de l'imprimer hors texte, sur la moitié externe d'un feuillet double, monté sur onglet à la fin de l'élude. Le

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lecteur pourrait ainsi se reporter aux lettres de renvoi marquées sur le plan, sans avoir à feuilleter le volume.

En ce qui concerne les coupes, la coupe en travers . fait j)lutôl comprendre le système d'équilibre du monument, et la coupe en long, Fordonnance architecturale de rintérieur.

Dans ses grands ouvrages, M. Choisy a adopté pour les églises un genre de vue cavalière par-dessus ou pardessous, qui donne en un seul dessin le plan, la coupe en travers sur le support, la coupe en travers sur le milieu de la travée, la vue inlérieure de la nef et des bas-rôlés, enfin la vue d'une ftice latérale. I.e grand inconvénient de ce genre d'illustration, c'est qu'il est très difficile; il faut, pour y réussir, l'habileté de M. Choisy, qui dessine aussi bien qu'il écrit.

Tout le monde sait que certains traits ont une valeur conventionnelle : les pointillés, dans le plan, représentent les projections; — ces pointillés viennent assez mal dans les zincs et on les remplace souvent par des lignes continues ; — deux traits en forme de croix de saint André indiquent la section d'une pièce de charpente rencontrée par le plan de la coupe.

L'appareil est un moyen commode pour finir le dessin, pour. lui donner un peu de couleur et de vie. Mais il vaut mieux de beaucoup un dessin froid qu'un dessin inexact, et certains dessinateurs d'archéologie, à qui leur talent a valu une enviable notoriété, sont trop enclins à simuler des appareils de fantaisie, qui sont une cause grave d'erreur.

Les moyens de reproduction photo-chimiques. — Quant aux procédés à uliHser pour reproduire l'illustra-

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lion par rimpression, c'est avant tout une question d'ordre budgétaire. Avec l'héliogravure, telle qu'on la pratique dans certaines maisons bien connues, les planches sont incomparables. On lui reproche de se prêter aux retouches et de n'avoir pas la même sincérité, la même valeur documentaire que la phototypie. 11 est très vrai que les clichés d'héliogravure, qui* sont en cuivre, supportent les retouches beaucoup mieux que les clichés de phototypie, qui sont en gélatine; toutefois, il ne faut pas oublier que l'un et l'autre procédé reproduisent hi photographie et que ce document initial peut être falsifié. En somme, le défaut capital de l'héliogravure, c'est son prix, qui est élevé.

La phototypie, de tons moins vigoureux, d'aspect moins artistique, peut cependant donner, avec un bon cliché photographique, plutôt un peu doux, un excellent résultat. Le coût de la phototypie est sensiblement inférieur à celui de l'héliogravure; la différence résulte surtout du prix de revient du cliché; elle s'atténue si le chiffre du tirage est élevé, d'autant plus que les planches de phototypie sont usées et doivent être remplacées après un tirage à quatre cents ou cinq cents exemplaires.

Héliogravure et phototypie nécessitent un tirage spécial et sont livrées terminées. Pour la zincogravure, le graveur fournit seulement les clichés, que l'imprimeur intercale dans le texte et tire typographiquement en même temps que celui-ci.

Ces clichés sont ordinairement en zinc; s'ils doivent servir pour un tirage à un grand nombre d'exemplaires, on les fait en cuivre, qui est plus résistant. Il est, d'ailleurs, possible de les reproduire par la galvanoplastie.

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272 PRÉCrS D ARCHÉOLOGIE DU MOYEN-AGE.

La zincograviire au Irait ne saisit pas les demi- teintes : elle est très pratique pour les dessins au trait. Il faut que le trait soit plein et net, à Tencre de Chine très noire, sur papier blanc et à grain fin, préférablement du bristol. Le cliché coûte habituellemant 5 ou 6 centimes le centimètre carré.

La zincogravure au pointillé ou similigravure reproduit mal le trait et bien les demi-teintes. Quand le cliché photographique est d'intensité très variée, avec des oppositions franches de clair et d'obscur, la similigravure peut être fort jolie et présenter des blancs éclatants, des noirs profonds et un ensemble brillant, mais qui garde du procédé un peu de sécheresse métallique. Avec les clichés, le graveur livre des épreuves on fumés^ qu'il est utile de rcïncttre à l'imprimeur pour lui servir de modèle. Ces fumés sont sur du papier couché^ lequel est enduit de craie pulvérisée, de kaolin, de plâtre ou d'une substance analogue, qui reçoit mieux rimpressîon: L'emploi de ce papier ou d'un papier fortement satiné est l'une des deux conditions de la réussite ; l'autre condition est le soin dans la mise en train : l'imprimeur doit disposer derrière la feuille des épaisseurs de papier, pour que chaque partie du cliché appuie plus ou moins à l'impression. L'auteur doit veiller à ce que cette opération, qui est très délicate, soit bien conduite. Le prix courant du cliché de similigravure est de 10 à i5 centimes le centimètre carré. Pour la simili comme pour le trait, les photograveurs ont un prix minimum, qu'ils font payer, quelque petit que soit le cliché.

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TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES

Abside, l\i, 56, iî5, 182, 248.

Absidioles, [\i, 67, 106, 11 5.

Accolade (Arc en), i5o.

Albi (Cathédrale d'), 198.

Amiens (Cathédrale d'), i/|8, 162,

Amortissement, 244- Angevine (Ecole), 195.

Angers (Cathédrale d'), 195.

Angle mort, 21 5.

Alise de panier (Arc en), 18, i5o,

Appareil : ses variétés, 27, 53, 72,

Appentis, 26.

Aquitaine (Ecole d'), 107. Arbalétrier, 24.

Arc, 10, 45, 58, 245.

Arc-boutant, 11 4, i3i, i44> '94*

Arc brisé, 58, ii4, i84, i48.

Arc de cloître (Voûte en), 21.

Arc de décharge, 3o.

Arc en fer-à-cheval, 52, 58.

Arc surbaissé, i3, 202.

Arc surhaussé, il\, 261.

Arc triomphal, 4i«

Arcade, 245.

Arcature, i5, 53, i53, 245.

Archèrcs, 224.

Architrave, 10, 45.

Archivolte, 246.

Arêtier, 19, 246.

Arles (Eglise Saint-Trophime d'),

Arques (Château d'), 284.

Aspic, 84.

Assemblages, 26.

Astragale, 81, 54, 92, 175.

Auréole, 85.

Auvergnate (Ecole), 106.

Bague (Colonnette à), 142.

Baguette, 82.

Bandeau, 82.

Barbacane, 288.

Base, 81, 34, 92, 176.

Basilic, 84.

Basilique, 89.

Bastide, 211.

Bastille, 282.

Bâton brisé, 83.

Beauvais (Cathédrale de), i84,

Berceau (Voûte en), 18, 60, 24O.

Besace (Appareil en), 78.

Besant, 88.

Billette, 83.

Biseau, 82, 248.

Bois (Constructions en), 38, 209.

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TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIERES

Boudin, 82.

Bourguignonne (\ico\ç) y 112, i94'

Boutisse, 29, 247.

Brelèche, 228.

Câbles, 83.

Canal, 82.

Cantinné, 2^7.

Caractéristi(|ues des saints, 85, Carcassonne (Cathédrale Saint-

Nazaire de), 193.

Carole, 247- Carreau, 29.

Cavet, 32.

Chaîne, 29, 73, 247.

Champenoise (École), 194.

Chancel, 5i, 248.

Chanfrein, 32, 248.

Chapelles latérales, 182.

Chapiteaux, or, 54, 92, i^o, i43,

Charole, 247.

Charpente, 24, 4**? G6, 1 14, i40' Chartres (Cathédrale de), i55,

i50, lOi, 1O7, 178, 184.

Chàteaii-G ail lard (S.-[.), 287.

Cheminées, 208. Cl 1 en eau, i54- Ciievaux de frise, 282.

Chevet, 42, 50, 182, 248.

Chevron, |)ièce de charpente, 26,

Chevron, ornement, 83.

Chœur, 42, 56, 249.

Cintre, 10, 249.

Cisterciens, 100, 118, 181.

Claveau, 10, 25o.

Clef d'arc, 1 1, 172.

Clocher, 60, 76, i54.

Cloîtres, 202.

Clunisiens, 100, 118.

Colonne pleine ou enj^a^ée, 27, 45, 46, 52, 70, 71, 92, i4o, 25o.

Comble, 25o.

Confession, 4» 5 57.

Con^é, 81.

Console, 26 1,

Contre-escarpe, 282.

Contrefort, 80, 53, 68, 72, laS,

Copeaux (Modillon à), 97.

Corbeau, 17, 25i.

Corniche, 81, 78, 97, i53, 179,

Concy (ChAteaude), 287.

Coupole, 22, 08, 107, 109, 127,

Courtines (fortifie,), 21 5, 216.

Créneaux, 219, 222. Crochet, 159, 174, 25 1.

Crypte, 46, 57, 62.

Cul-de-four, 22, 25i.

Cul-de-lampe, 25 1.

Culot, 25 1.

Damier, 88.

Déambulatoire, 57, i25, 252.

Décoration, 48, 80, 157.

Demi-berceau (Voûte en), 62, 102,

Dent d'engrenage, 83, Dent de loup, 88.

Dent de scie, 83.

Dessins, 267, 269.

Dieu de majesté, 85.

Dominicains, 182, Donjon, 235, 287.

Dosseret, 80, 252.

Doubleau, 19, 6r, 68, i3i, 172,

Doucine, 88.

Douelle, 1 1, 258,

Ebrasement, 3o, 54, 75, 258.

Echauguette, 228.

Ecoles d'architecture, 8, 99, 198.

Digiti

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