QUELQUES INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES. XI
fort inégaux; les observations les plus pénétrantes, les plus ingénieux raisonnements s'y çiêlent aux paradoxes les plus hardis, et le tout est présenté avec uae chaleur bien faite pour entraîner le lecteur novice.
On me permettra enfin de citer le livre suivant, composé d'études critiques sur l'état actuel de l'archéologie : Brutails, L'archéologie du moyen âge et ses méthodes (1900, in-8**).
Sur l'architecture pré-romane en France, à défaut de l'ouvrage d'ensemble qui serait si précieux, il faut consulter des monographies : G. Bouet, U église de Germigny-des-Prés, paru dans le Bulletin monumental en 1868 et réimprimé dans le volume du Congrès tenu à Orléans en 1892 par la Société française d'srchéologie ; R. DE Lasteyrie, La basilique de Saint-Martin de Tours, extrait des Mémoires de l'Académie des Inscriptions, t. XXXIV, et Saint-Quinin et la cathédrale de Vaison, extrait des Mémoires de la Société des antiquaires de France, t. XLIX.
Bien des églises sont réputées antérieures à l'an 1000; Alfred Ramé a fait justice de ces attributions fantaisistes dans son étude : De l'état de nos connaissances sur l'architecture carlovingiennê, insérée dans le Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques {1882, pp. i85-2i3). C'est un morceau de critique à lire, bien que l'auteur ait une tendance excessive à rajeunir les monuments.
Nous sommes mieux pourvus en ce qui concerne les églises latines hors de France : Raphaël Cattaneo a recueilli nombre de faits et de croquis dans L'architecture latine en Italie du sixième au onzième siècle, traduction par Le Monnier (Venise^ 1891, grand in-8").
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