Coupe des pierres cl des bois, 1. 1, p
croisée d’ogives est formée d’ogives qui se coupent; une croisée est une fenêtre munie d’un montant et d'une ou plusieurs traverses qui rencontrent à angle droit le montant. La croisée est, dit Hatzfeld, F « endroit où deux choses se croisent... La croisée de deux chemins ».
La croisée du transept est donc la travée commune au transept et à la nef. — Ne pas appeler croisée le transept tout entier ou une fenêtre quelconque.
Croisillon, s. m. — « La traverse d’une croix, d’une croisée. La croix de Lorraine a deux croisillons. »
(Académie). — J1 ne faut donc pas dire le croisillon sud, le croisillon nord, les croisillons du transept, mais les bras du transept.
Cul-de-lampe, s. m. — Voy. Corbeau .
Culée, s. f. — Pied-droit assez résistant pour contenir la poussée d’une arcade. Dans un pont, les piles reçoivent les arches qui se contrebutent et dont les poussées se neutralisent; les culées sont aux deux bouts. La pile porte, la culée épaule. Dans les constructions gothiques, le massif sur lequel s’appuie l’arc-boutant du côté opposé aux voûtes est une culée d'arcboutant.
Culot, s. m. — Ornement d’où sort une tige. — Ne pas confondre avec cul-de-lampe.
Déambulatoire, s. m. — Deambulatorium désignait jadis toutes les galeries et notamment les tribunes ; aujourd’hui, déambulatoire est réservé au bas-côté tournant qui enveloppe le chœur et l’abside. C’est, ce que certains appellent le pourtour’, le pourtour du chœur 3, le bascôté de pourtour 3, le bas-côté pour-
1. Quiclierat-, Mélanges, moyen âge, p.467. ■1. Le Comité des travaux historiques,
l. lit, p. 99.