LA VOUTE EN BERCEAU. . TQ
La voûte en berceau. — Les voûles dont nous avons à nous occuper dans ce chapitre sont la voûte en berceau, la voûte d’arêtes, la coupole.
La voûte en berceau (fuj. 10) peut être définie un arc pro-
longé, quelles que soient la génératrice et la directrice : voûte en plein-cintre, surbaissée, surhaussée, etc.; voûtes horizontale, rampante , c’est-à-dire montante; voûtes rectiligne, annulaire, en spirale, leilo la fameuse vis de Saint-Gilles, etc.
Il est bien entendu que certaines voûtes sont, comme certains arcs, élevées en las-de-charge, par assises horizontales. Il en est aussi qui sont monolithes, soient qu’elles aient été taillées à même le roc, comme quelques édifices souterrains, soient qu’elles consistent en une concrétion de blocage, en un remblai de menus matériaux noyés dans du ciment, suivant une formule familière aux constructeurs romains.
La voûte en berceau construite normalement, formée de voussoirs rayonnants, développe sur toute sa longueur une poussée continue, d’où la nécessité de l’appuyer sur un support
également continu et qu’il serait imprudent d’affaiblir par de trop larges percements.
La voûte d’arêtes. — La rencontre de deux vaisseaux voûtés en berceau peut donner lieu à plusieurs combinaisons. Tantôt
Fig. ii.. — Voûte d’arêtes.
la voûte de l'un est tout entière plus bas que la voûte de l’autre, et les deux voûtes sont indépendantes. Tantôt les deux berceaux se pénètrent, mais l’un n’atteint pas à la clef de l’autre : c’est ce qu’on appelle la voûte à pénétrations, dans laquelle le berceau principal est entamé par des lunettes. Tantôt enfin, les deux berceaux peuvent être de tracés différents ; mais les clefs sont au même niveau ou plutôt ils.n’ont qu’une clef et les arêtes montent jusqu’à cette clef commune : c’est la voûte d'arêtes
( fig • U).
LA VOUTE DARÊTES.
Les arêtiers sont les voussoirs communs aux deux berceaux. Chacun d’eux a deux douelles et une arête; s’il s’agit de deux berceaux égaux et en plein-cintre, les douelles sont des portions de cylindre et l’arête, une portion d’ellipse, dont le tracé varie d’un voussoir à l’autre. C’est dire que la voûte d’arêtes
Fig. 12. — - Voûte en arc -de-cloître.
est dillicile à établir en pierres d'appareil : aussi le plus souvent les constructeurs occidentaux de l’époque romaine ont-ils recouru à un procédé empirique et fait en blocages des voûtes qui ont approximativement la forme de voûtes d’arêtes.
Dans la voûte d’arêtes, les conditions de stabilité sont idenliquemenl les mêmes pour les deux berceaux qui se pénètrent : aussi bien que le berceau longitudinal, le berceau transversal repose sur les piles placées aux angles, sans qu’il soit besoin de'l’appuyer sur les murs latéraux. Ces murs servent donc à
22 LES DOXNÉES DU PROBLÈME XRCHEO LOGIQUE.
clore l’édifice, 110a à porter la voûte. Aussi a-t-on souvent supprimé toute la partie du mur qui est comprise entre les piliers et la voûte (fig. 11, moitié gauche).
La voûte en arc-de-cloitre et la coupole. — Supposons une voûte d’arêtes portée, non pas sur des piles, mais sur des murs correspondant aux côtés du carré que couvre la voûle (Jig. 11, moitié droite ) : ces murs gardent un plan vertical jusqu’à la ciel des berceaux. Imaginons maintenant (Jig. 12) une salle