Dictionnaire d'architecture, I \ II, p
4. Lu sculpture française au moyen âge, dans les Monuments Piot, t. VIII, p. 4p.
Rang, s. m. — Voy. Rouleau.
Redent, s. m. — Le redent est : en fortification, le saillant que forment, en plan, deux faces qui sc rencontrent; eu architecture et en matière de trait, une saillie que décrit vers le dedans la ligne d'intrados d’un arc, par exemple la pointe commune à deux lobes dans l'arc trilobé.
Refend, s. m. — Ce terme exprime l’idée de division : le mur de refend est un mur « qui forme séparation dans l'intérieur d’un bâtiment » *; les feuilles de refend sont profondément découpées; sur l 'appareil à refends, voy. Bossage.
Rein, s. m. — Ce mot a deux sens :
il désigne, suivant la définition de Quichcrat2, « les parties de l’extrados voisines des naissances »; pour les techniciens, le rein est, dans l'épaisseur d’un pont, par exemple, la partie comprise entre l’extrados de l'arche, le plan vertical élevé à la naissance de cet extrados et le plan horizontal tangent au même extrados. Le tympan est la tète, la face vue du rein. Perronet3 a prescrit : « On posera les tympans ou assises courantes de pierre au droit des reins; on achèvera la maçonnerie des reins entre les tètes. »
Rempart, s. m. Le rempart est proprcmenl une levée de terre, habituellement revêtue d’un mur.
Se remparer, c'est, suivant le Dictionnaire de Trévoux, « sc terrasser, se fortifier par un rempart ou autre défense ». — Nombre d'écrivains, dont certains sont réputés, emploient rempart comme synonyme do muraille fortifiée; c'est une erreur.
Remplage, s. m. — Ce mot est syuo-
1. llalzl'eld et Darmesteler. a. Mélanges, moyen âge , p. 4a3. — - l’élifiien donne une définition qui approche de celle-là.
3. Devis pour le pont do Neuilly, $ a ni, Description, p. a5.
GLOSSAIRE ARCHÉOLOGIQUE
n y me de remplissage; il a toute une série de significations en tonnellerie, en sylviculture, etc. Il désigne les remplissages de blocages qui peuvent garnir, par exemple, les reins des voûtes. Depuis longtemps, c’est le nom du réseau léger monté dans les fenêtres gothiques. Gay1 reproduit un texte de la fin du quatorzième siècle qui énumère dans des fenêtres une ou deux estanfique s et le remplage ; à Bordeaux, durant la seconde moitié du seizième siècle, on répara, d’une baie, « les meyneaux et ranplage »2. Il semble donc que le remplage soit la partie haute du réseau, celle qui porte sur les meneaux.
On a dit que le sens de blocage rendait impossible l’emploi du terme avec la seconde acception.
Dans le cas dont il s'agit, les deux significations sont tellement éloignées l’une de l’autre que la confusion n’est pas à redouter.
Reprise, s. f. — D’un arc dont la section est compliquée de ressauts, on dit qu’il est à reprises 3. 11 faut reconnaître que l’expression, qui n’appartient pas à la langue technique, manque de précision.
Ressaut, s. m. — Brusque saillie d’une ligne d’architecture. Si le plein s’amincit en montant, il y a retraite, non ressaut.
Retombée, s. f. — On appelle retombée « la distance horizontale de la naissance d’un arc à la perpendiculaire qui tombe d’une des divisions de cet arc » 1 : c’est une abscisse. On donne surtout le nom de retombées aux voussoirs inférieurs « qui ont'des lits si peu inclinez qu’ils ne glissent pas et se soutiennent les uns sur les autres sans le secours des ceintres de cliar-
t. Glossaire archéologique , § Estanfique.