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L'Architecture religieuse romane, p

note 1.

si cette profondeur a pour raison manifeste de constituer un abri, comme c’est le cas en avant du célèbre portail de Moissac. Non, à mon sens, du moins, s’il s’agit d’un large ébrasement motivé par la décoration, comme aux façades de Paris ou de Reims. 11 ne faut pas, avec Viollet-Ie-Duc1, parler de porche fermé', mais il est permis quelquefois d’hésiter et 011 peut se demander si le rez-de-chaussée du clocher de Moissac est un porche ou une avant-nef.

Portail, s. m. — Ce mot a deux acceptions : il désigne une grande porte et il « est couramment employé dans le sens de façade i>2.

Dans le premier sens, Bosc a écrit que presque toutes les grandes églises gothiques « possèdent trois portails sur leur façade principale »; dans le second sens, R. de Lasteyrie3 vise, à Chartres, « les trois portes dont l'ensemble constitue le Portail royal ». Cette seconde acception me semble plus répandue; le terme est néanmoins amphibologique.

Portique, s. m. — • Voy. Porche.

Pourtour, s. m. — Voy. Déambulatoire.

Poterne, s f. — Petite porte plus ou moins dissimulée, percée dans une enceinte fortifiée. — Ne pas employer ce mot dans le sens de barbacane.

Pi’ismatique, adj. — Les moulures dites prismatiques sont celles dont le profil donne l’impression des arêtes d’un prisme. On a critiqué l’emploi de ce mot à la suite d'une méprise : on a dit que « le mot prisme correspond à un corps à facettes multiples » et ne peut s’ap-

1 Dictionnaire d'architecture, t. VII, p. 25p. — Viollet-le-Duc parle aussi du porche de Vézelay, de Tournus, de Cluny.

2. Anthyme Saint-Paul, Histoire monumentale de la France (1911), p. 1 54, note.

3. Étude sur la sculpture française au moyen âge. Monuments Piot, t. VIII, p. 1.

G LOSSAIRE ARCHÉOLOGIQUE.

pliquer, par exemple, à des socles octogones1. C’est se faire une idée fausse de ce qu’est un prisme : il y a des prismes octogones et même triangulaires. Et puis, prismatique rend moins la forme objective de la moulure que l'impression qui s’en dégage.

Profil, s. m. — Pour les ingénieurs, le profil est la ligure que donne la coupe en long ou en travers d’un ouvrage. Ainsi Choisy2 parle de nervures dont le profil est un boudin et de voûtes dont le prôfil est un arc brisé, d.’arcs-boutanis dont « le profil est en quart de cercle ». Le plus ordinairement, les archéologues entendent ce mot comme ViolIet-le-Duc3 4, pour qui profil désigne la section d’une moulure, d’une membrure. C’est dans ce sens que R. de La s te y rie 1 a écrit : « Le profil de ses arcades, toutes en plein-cintre, est carré. »

Pronaos, s. m. — Vov. Porclw.

Queue, s. f. — Voy. Tête.

Quint-point, s. m.— Voy. Tiers-point.

Ragréer, v. act. — C’est tailler, pour le parfaire, un parement déjà construit.

Rampant, adj. Montant, en pente.

La voûte rampante est celle qui monte, soit dans le sens de la profondeur, parce que la directrice est oblique, soit dans le sens de la largeur Est rampant un arc de cercle de go" ou de i35", construit sur un diamètre horizontal, ou encore un arc fait de deux arcs de cercle inégaux et dont les naissances ne sont pas au même niveau, j Les rampants d’un pignon, d’un | gâble, en sont les côtés obliques.

i. Lefèvre- Ponlalis, Bulletin monumental, igi3, p. 1 44.

a. Histoire île l'architecture, I II. pp DW, 173, 3o4.

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