Métanges, moyen âge, p
GLOSSAIRE ARCHÉOLOGIQUE
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couverture, au moins une parlie de la charpente. Il est certain que les couvreurs, les entrepreneurs de couverture se bornent aux tuiles, aux ardoises, au zinc, etc., et ne s'occupent pas dos pièces de bois, tandis que « les couvreurs et les charpentiers travaillent à la toiture » (Académie).
Transept, s. m. — Nef transversale qui coupe l'axe de certaines églises, entre nef et chœur. Le transept comprend, en outre de la croisée, deux liras. — Ne pas dire les transepts pour les bras.
Triforium, s. m. — Ce mot vient de trifoire , vieux terme français, lui même dérivé de transforare et qui désignait un ouvrage ajouré. Triforium signifiait donc originairement la série de percements par lesquels l'étage des bas-côtés s’ouvre sur la nef. Très anciennement \ ,
on a elendu l'appellation a cet otage lui-mème : « Via... quæ triforium appellatur », écrit, au douzième siècle, le moine Gervais1, à propos de la cathédrale de Cantorbérv. De nos jours, des archéologues distinguent la tribune, ample et large, et le triforium, qui serait une galerie étroite. .le ne connais pas île raison valable pour restreindre ainsi le sens du vocable qui nous occupe.
Trompe, s. f. — Les significations respectives de trompe et de pendentif présentent une imprécision d'autant plus surprenante qu'il s’agit d'expressions techniques, sur lesquelles les gens du métier devraient être d'accord. Il semble qu'à l'origine on dénommât pendentif la couverte, le remplissage des voûtes d'ogives ou, plus précisément, comme l a expliqué f’rézier -, la moitié du voùtain (pii couvre le
i. I) ut ange, au mot Triforium ; Mortel,
llecueil de documents , p. a îtà.
i. Coupe des pierres et des bois, t. I, p. ^ o .' 1 .
quart d'une croisée d’ogives. Les pendants étaient les éléments de ces voùtains1, les pierres dont ils se composaient. Par extension, on appela pendentif l’artifice servant à racheter le carré sous une coupole, à passer du plan carré de la salle au plan circulaire de la calotte.
Quant au mol trompe , le sens en est sensiblement plus compliqué.
De nos jours, les archéologues opposent la trompe au pendentif :
quatre pendentifs se rejoignent par le haut eu un cercle; quatre trompes déterminent quatre pans coupés, qui transforment le carré on un octogone. Pour les archéologues, le schéma d'une trompe est un arc biais construit dans un angle rentrant, d’un mur à l'autre.
Les anciens architectes appelaient trompe une petite voûte qui produisait un surplomb : pan coupé dans un angle rentrant ou encore sur un angle saillant, saillie en avant d'un parement droit, etc.
Roland Le Virolys2, donne une trompe en Iriangle sphérique qui, pour des archéologues, serait un pendentif. Enfin, Ghoisy ü, considère pendentif comme un terme générique : il distingue le pendentif en trompe — c'est ce que nous nommons trompe — et le pendentif en Iriangle sphérique, — c'est ce qui est pour nous le pendentif.
11 sérail très désirable que l'on mit un peu d'ordre dans ce chaos.
Trumeau, s. m. — Le trumeau est proprement un mur entre deux baies, entre deux fenêtres consécutives. Par une extension quelque peu abusive, on donne ce nom au pilier qui divise en deux la large baie de certaines portes d’églises.
i. Compiègne, i468. Publié par Quicherat, Mélanges, moyen tige , p. 77.
j. T. III. p. «7 et pl. XXXIII, fig. 5.
■S. Histoire de l'architecture, t. 11, pp. 1 .>7 el -j'iq.
GLOSS VIRE ARCHEOLOGIQUE.
Tympan, s. m. — On donne ce nom à certains remplissages qui forment un parement encadré de membrures : dans le fronton, entre la corniche horizontale et les corniches rampantes; dans certaines portes, entre l'arc de décharge et le linteau ou la plate-bande appareillée; dans les ponts et ailleurs, entre l’extrados de deux arcs consécutifs et le cordon qui les surmonte.
Voussure, s. f Terme vague, au-
quel Quicherat notamment attache des sens très divers. Aujourd’hui, ce terme signifie le plus ordinairement un rouleau de voussoirs, l’un des arcs emboîtés qui encadrent le haut d'une porte.
Voûte d'arêtes, s. f, — Les techniciens écrivent voûte d'arête ; les archéologues, Quicherat, U. de Lasteyrie, M. Enlart, etc., considérant que la voûte présente deux arêtes, écrivent voûte d'arêtes, avec un s.
Cette orthographe est rationnelle.
— Voy. Lunette.