PLAN ET COUPES
riées, indiquant les époques de construction (fig. 167). Le procédé est très commode pour le lecteur, mais très périlleux pour l’auteur, qui est forcé de se prononcer sur la date de chacune des portions de l’édifice. 11 fera sagement de réserver une hachure pour les constructions dont la date est indéterminée ou douteuse.
Quand le plan comprend des parties très découpées, comme des faisceaux de colonnettes gothiques, mieux vaut leur attribuer le noir plein, qui fait valoir les détails.
Certains dessinateurs oublient que leurs plans sont destinés à être réduits; ils font des hachures si menues qu’après l'impression elles ne sont pas lisibles.
Quand le format s’y prêLe, mieux vaut disposer le plan des églises, l’abside à droite, l’Est à droite, suivant l’orientation habituelle des cartes géographiques.
Le plan est un de ces dessins fondamentaux qu’il est bon d’avoir constamment sous les yeux. 11 serait expédient de l’imprimer hors texte, sur la moitié externe d’un feuillet double, monté sur onglet, au commencement ou à la fin de l’étude. Le lecteur pourrait ainsi se reporter aux lettres de renvoi marquées sur le plan sans avoir à feuilleter le volume.
En ce qui concerne les coupes, la coupe en travers fait plutôt comprendre le système d’équilibre du monument, et la coupe en long, l’ordonnance architecturale de l’intérieur.
Dans ses grands ouvrages, Choisy a adopté pour les édifices un genre de vue cavalière par-dessus ou par-dessous (fig. 168), qui donne en un seul dessin le plan, la coupe en travers sur le support, la coupe en travers sur le milieu de la travée, la vue intérieure de la nef et des bas-côtés, enfin la vue d’une face latérale. Le grand inconvénient de ce genre d’illustration, c’est qu’il est très difficile; il faut, pour y réussir, l’habileté de Choisy, qui dessinait aussi bien qu’il écrivait.
'l’out le monde sait que certains traits ont une valeur conventionnelle : les pointillés, dans le plan, représentent les projections; — ces pointillés viennent assez mal dans les zincs et on les remplace souvent par des lignes continues; — deux
QUELQUES CONSEILS PRATIQUES
Irai Ls en forme de croix de saint André indiquent la section d’une pièce de charpente rencontrée par le plan de la coupe.
Fig. 168. — Dessin de Clioisy. Notre-Dame-du-Port, à Clermont.
(Extrait de 1’ Histoire de iarchi lecture).
Le dessin doit-il reproduire la taille, les accidents de la maçonnerie, les détails? Une fois de plus, je réponds : « Cela dépend. » Quand il s’agit de donner uue idée générale des masses, mieux vaut s’en tenir au genre froid et purement géométrique de Clioisy. Mais dans les autres cas, il n’est pas interdit, au contraire, de faire des dessins qui procurent l'impression de la réalité. Viollet-le-Duc, qui a laissé des dessins