‹ Précis d'archéologie du moyen âgeChapitre 98 sur 135 · Architecture relii/ieuse, 5" édit., p. i5â · texte numérisé non relu

Architecture relii/ieuse, 5" édit., p. i5â

1 . llalzfeld et Darmesteter, Dictionnaire, Introduction, p 6 \ .

ceau veut dire petit pont, En réalité, cc terme est couramment employé à propos d’arcs très divers. Le sens est quelque peu vague et le mot n’est pas à recommander.

Architectonique, adj — Suivant l'observation de Bosc, architectonique se rapporte plutôt à la science de la construction et architectural à l’art de la composition et de la décoration.

Archivolte, s. f. -- Ducange, à l'article Arvoutus, a recueilli un vieux mot français, arbout, arvout, qu'il a malencontreusement rapproché d’arc-boutant et qui, en réalité, signifie arcade et vient, je pense, de arcum volutum. Arvout a disparu; mais nous avons archivolte, qui est un antre mot.

Archivolte, suivant llalzfeld, procède de l'italien. Dans les ordres classiques modernes, les archivoltes, suivant la remarque du Dictionnaire de l’Académie, «sont ornées des mêmes moulures que l'architrave et ressemblent véritablement à une architrave cintrée ». L'archivolte est définie par Daviler : « Le bandeau armé de moulures qui règne à la teste des voussoirs d'une arcade». Là où la tète de l’architrave est nue, il n'y a pas d'archivolte :

« Selon Vignole, dit Chabat au mot Arcade, l’arcade de l'ordre toscan n’a pas d’archivolte. »

Les arcs dont il vient d’être question appartiennent à l’architecture classique. C’est par analogie, par extension que l'on parle d’archivoltes romanes ou gothiques, surtout lorsque l'ornementation consiste, non en moulures concentriques, mais en motifs rayonnants.

Cc mot prend suivant les auteurs, Rose, Choisy, Anlhyme Saint-Paul, Gaumont, Viollet-lc- Duc, des acceptions diverses cl fautives. Pour llosc, par exemple, l'archivolte est une « moulure cou-

GLOSS Al RE ARCHEOLOGIQUE.

tournant l'extrados de l’arc ». Cela est, en effet, une espèce d’archivolte, ([lie l’on pourrait appeler archivolte d’extrados; ce n’est pas la seule.

Arêtier, s. m. — L’arêtier est, dans la voûte d’arêtes, un bloc placé sur l’arête et commun aux deux berceaux. — Ne pas appeler de ce nom l’ogive.

Armer, v. actif. — Armer, d'après l’Académie, c’est « garnir une chose avec une autre qui y ajoute de la force... Armer une poutre de bandes de fer ». Or, dit Bosc, « on arme une poutre en la reliant à une autre au moyen d’étriers et de boulons ».

De là vient apparemment que le participe armé présente, à côté d’un sens direct, un sens oblique.

Dans le sens direct, le béton armé est un béton dans lequel est noyée une armature de fer qui en assure la cohésion. Dans le sens oblique, une poutre armée est formée de deux ou plusieurs poutres juxtaposées ou superposées, serrées par des colliers, etc. On va plus loin et on donne le nom de poutre armée à un assemblage de pierres, de pièces métalliques, etc., diversement combinées. Ainsi Choisy décrit, sur des arcs-boutants, « une sorte de poutre armée qui se compose de deux plates-bandes parallèles, reliées ensemble par un (reillis de pierre »*.

Arqué, adj — En forme d’arc. Un tombeau arqué est un enfeu, une niche abritant le coffre sépulcral.

A la différence de appareillé , ce mot exprime une forme et non pas une structure. Le linteau arqué est simplement une linteau monolithe incurvé.

Arrachement, s. m. — C'est la coupure verticale dentelée d’un mur,

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