Choisy, Histoire de l'architecture, t
où les assises finissent alternativement en saillie et en retraite, soit qu’on ait arraché des pierres à un vieux mur pour assurer la liaison avec un prolongement qui est projeté, soit qu’au moment de la construction les maçons aient, en vue de ce prolongement, réservé des pierres d’attente.
Peut-être ce terme est-il emprunté à la langue héraldique.
Arraché, d’après le P. Menestrier, se dit « des tètes et membres d’animaux qui ne sont pas coupez nets et qui ont divers lambeaux et filamens..., qui paroissent des pièces arrachées avec force»1. Entre ces lambeaux arrachés et les dentelures dites arrachements, le rapport est manifeste.
Atrium, s. m. — Voy. Porche.
Auvent, s. m. — Petit toit en appentis. L’auvent peut être placé audessus de l’entrée d’une boutique pour abriter l’étalage.
Avant-nef, s. m. — Voy. Porche :
Bander, v. actif. — Quand on enlève le cintre qui soutient l'arc, les éléments de celui-ci réagissent les uns sur les autres, l'arc se raidit, il sc bande. On peut bander l’arc autrement. « Bander une arcade ou une platebande, dit Frézier, c’est arranger les voussoirs ou les claveaux sur leurs ceintres et les serrer par des coins 2. »
On bande également l'arc en posant la clef et en la laissant agir suivant les lois de la pesanteur.
Dans le langage courant, bander un arc c’est le construire. « Les arcs qui sont bandés sur les piles des nefs » 3.
Baptistère, s. m. — Édifice spécial,
1. Menestrier, La nouvelle méthode raisonnée du blason (Lyon 1743), p. go.
?.. Coupe des pierres et des bois, t. I, P 3gi .