‹ Précis d'économie politique [microform]Chapitre 23 sur 47 · L’ÉCQANGE ET LA VALEUR · texte numérisé non relu

L’ÉCQANGE ET LA VALEUR

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de capital que son devancier; il a moins d’outils, il manque de bois, et son travail n’est pas fait avec le même art; aussi r’sqiie-t-il beaucoup de chômer une partie du temps et peut-être de mourir de faim. Jacques le lire d’embarras.

« Veux-tu échanger le travail de ta journée contre une subsistance assurée? lui dit-il. Je fais marché avec toi. Je le prêterai une partie de mes outils; je guiderai ton inexpérience, et je te ferai exécuter sous ma direction les travaux que de toutes parts on me confie et que probablement on ne viendrait pas te confier. Tant que les conditions que nous faisons en ce moment nous conviendront réciproquement, ton travail m’appartiendra pendant le nombre d’heures fixé entre nous, et tu recevras de moi en échange une certaine quantité de produits, soit en nature, soit en argent. » La convention est faite. Jean travaille pour le compte de Jacques, et tous deux s’en trouvent bien, parce que Jean, ayant désormais un travail régulier, au lieu de chômer fréquemment, peut vivre, et parce que Jacques, pouvant avec quatre bras faire plus de besogne qu’avec deux, entreprend plus d’ouvrage et, tout en rémunérant son compagnon, gagne luimême davantage.

Voilà une seconde forme à ajouter, celle de V échange d’un travail contre un p'roduit. Nous en avons déjà parlé à propos du salariat.

3“ Ces deux formes sont les plus saillantes ; mais elles sont loin d’être les seules. Si Jacques s’est construit une cabane plus grande que ses besoins personnels ne le comportent, il peut en céder une partie à Simon, en lui disant : « Simon, il t’en coûterait trop de te construire une cabane. Voici la mienne, oû tu peux facilement le loger. Je n’entends pas du tout me dessaisir de ce qui est à moi, ni te donner une partie de ma propriété; mais, si lu veux me payer un prix convenable, je te céderai, pour un temps déterminé, l’usage d’une portion de celle propriété. Tu échangeras ainsi ton produit, poterie ou argent, contre la jouissance temporaire de mon bien. » Simon accepte et fait un contrat de louage, c’est-àdire échange la possession d'un produit contre la jouissance temporaire d’une autre marchandise.

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4° jHcques, qui a beaucoup à travailler et qui n’a pas le temps de donner ses soins aux détails de la vie, prend un domestique et stipule que, moyennant la nourriture et une certaine somme payable par mois, ce domestique lui rendra dans son intérieur les services personnels dont il aura besoin. Encore une nouvelle forme, laquelle consiste dans V échange de pr'oduits contre des services permanents .

Jacques est malade; il fait appeler un médecin qui indique des remèdes propres à le guérir. Jacques a un fils; il fait appeler un professeur qui lui donne des leçons. Il paye le médecin et il paye le professeur, échangeant des produits contre des services déterminés. Mais le médecin consulte Jacques sur la manière de bâtir sa maison, sur le meilleur plan à suivre, et Jacques, rendant avis pour avis, peut s’acquitter ainsi, échangeant un service contre un service.

Bastiat s’est appliqué à ramener à l’unité ces formes diverses, et il y a réussi (voir § 9). Les hommes échangent des produits contre des produits, ou des produits contre des services, ou des services contre des services. Or qu’esl-ce qu’un produit? C’est le résultat d’un travail, et le produit lui-même ne vaut que par la quantité d’utilité qu’il contient; nous ne nous le procurons par l’échange qu’en vue de l’utilité que nous y trouverons, c’est-à-dire du service qu’il nous rendra ou, en remontant au principe, du service que nous rendra, par l’intermédiaire de ce produit, le créateur du produit. Nous achetons donc en réalité un certain service dont la source principale est dans le travail d’un ou de plusieurs hommes. Ainsi fait, d’autre part, le patron qui achète le service de l’ouvrier; ainsi fait le maître qui achète le service de son domestique; ainsi fait tout homme qui, en quelque circonstance que ce soit, se procure à titre onéreux le produit ou le service d’autrui. C’est pourquoi l’on peut rassembler ces divers modes de l’échange en une formule et dire que, dans les sociétés humaines, les services s’écliangent contre des services.

I^a loi de FofTre et de la demande^ la eoncurrrnce et le monopole. — D’après quelles régies l’échange se fait-

il? L’observation des faits sociaux peut seuie lepuuuic, elle répond d’une manière différente selon les cas.

L’Tchange est une conséquence de la liberté. Sans liberté, en effet il peut y avoir répartition de la richesse, mais il ne sau raU ; aS échange, .\insi. un maître donnait autrefois des aliments des vêlements, en un mot de la richesse a consommer à ses esclaves, et il leur imposait un certain travail; il y avait JZrZio» en vertu de l’autorité, il n’y avait pas échangé;, au^conlraire, un esclave qui, avec l’argent de son ou

avec son propre argent, achetait des leguraes au marche, fa sait U. écîiange. De même, un père qui nourrit ses enfants et qui les fait travailler ne fait pas un échange, a moms que

les enfants ne travaitleni chez lui à des conditions e ei i

nées comme des gens de service; U fait une répartition de riche’sse par autorité. Pour que V échange se fasse eyertu delà liberté, il faut que les parties puissent débattre les

'^'pîmr'que le débat soit sérieux et que les conditions stipulées ne soient pas dommageables a I ““ nécessaire qu’il y ail concurrence (voir § 4+), autrement dit que le marché soit assez étendu pour que, dan, le meme temps et dans le même lieu, plusieurs offrent et plusieui s deinMdenl le même produit ou le même travail. C est alors que les divers intérêts en présence trouvent leur équilibré le dus naturel et que la loi de l’offre et de la demande

nrotlilit ses plus larges conséquences. ^

^ V Prenons d’abord un exemple où la concuirenee n apparaisse pas encore. Dix hommes ont fait naufrage sur un rLher à une assez grande distance de la côte pour ne pouvol espérer aucun secours, tant que sévira la ^ 'h

oni froid et faim. Du seul d’entre eux a quelques b, scuib e

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des paysans ont apporté des quantités considérables de fruits mûrs et qui ne tarderont pas à se gâter s’ils les remportent. Il y a peu d’acheteurs. Supposons même qu’il n’y en ait qu’uii; celui-ci obtiendra la quantité de fruits qui lui conviendra pour un prix très minime, cliacun lui en* offrant et aimant probablement mieux retirer de son produit une légère rémunération que tout perdre.

Dans les deux cas, il y a dommage pour une de deux parties, pour les acheteurs dans le premier, pour les vendeurs dans le second, forcés de subir, quelles qu’elles soient, les conditions qui leur sont imposées. C’est le cas des monopoles^ dans lequel Uoffre restreint la demande par l'élévation du prix. Il faut éviter les monopoles.

2® Examinons le phénomène tout contraire, celui où la concurrence serait, de |>art et d’autre, presque complète et illimitée. Du côté des acheteurs, rien de plus facile à supposer, si la population est suffisamment nombreuse; car la plupart des hommes cherchent à .^e procurer le plus grand nombre possible de satisfactions et ils ne sont arrêtés dans leurs consommations que par la limite de leurs ressources. Cette limite sera naturellement d’autant plus vite atteinte que le produit sera plus cher.

La vente se réglera, dans ce cas, sur la facilité d’acquérir que les marchands donneront aux acheteurs par le bon marché.

Supposez une population étagée en manière de pyramide, et chaque couche de cette pyramide formée de personnes ayant même revenu, les plus riches au sommet et les plus pauvres à la base (voir la figure ci-jointe) ; ces derniers sont naturellement les plus nombreux, et la pyramide a nécessairement une base très large, beaucoup plus large en réalité que nous ne la figurons ici.

Représentez ensuite par une nappe d’eau d’un niveau variable l’obstacle à la consommation, c’est-à-dire le prix qui interdit l’achat à tous ceux qui ne sont pas assez riches pour le pays.

Si le prix est considérable, autrement dit si l’obstacle est très haut, le niveau de la nappe atteindra peut-être le sommet de la pyramide; il n’y aura qu’un seul acheteur à qui sa

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fortune permettra en quelque sorte d émerger de manière a se trouver dans la zone de consommation; tous les aulics seront en quelque sorte noyés dans 1 impuissance et ne figureront pas comme compétiteurs à la possession de 1 objet. Mais l’acheteur privilégié sera loin de jouir des bénéfices du monopole; car il ne demeure seul que par 1 élimination de. tous ceux qui, comme lui, auraient désiré acheter, et il ne l’a que parce qu’il peut payer plus cher qu eux.

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SuppoHez maintenant que le prix, que nous avions d’abord figuré par le nombre 4, tombe à 3, soit parce que la production locale est devenue moins coûteuse , soit parce que le marché est mieux approvisionne par les forains et que la concurrence des vendeurs est devenue plus grande. L’obstacle, autrement dit la nappe d eau, s’abaisse . et les couches supérieures , émergeant jusqu a celle qui se compose de 15 000 personnes, se Irouven dans la zone de consommation : la demande augmente. Ouc le prix descende à 2, à 1, la nappe s’abaissera jusqu’à la couche de 60 000, puis jusqu’à celle de 135 000 consommateurs; la demande augmente progressivement.

Descendez jusqu’à 0, c’est-à-dire supprimez par la pensée tout obstacle; faites — ce qui est irréalisable — que le nombre des produits soit infini et que, leur possession ne coûtant plus aucun effort, la couche infime de la population, supposée de 250 000 personnes, puisse elle-même y prétendre. Vous aurez autant de consommateurs ou du moins de consommateurs possibles que d’habitants, parce

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que nul peul-elre ne se refusera une satisfaction qui ne coûterait ni peine ni dépense. , j , » j

Donc, dans le cas de concurrence, l’offre étend la demande

à mesure qu’elle abaisse le prix. La demande est en effet d’autant plus grande que le produit est à meilleur marché,, elle s accroît même, en général, dans une proportion plus ^ forte que ne diminue le prix de la marchandise offerte , il n’y a pas seulement proportion, il y a progression.

On voit d’ailleurs que c’est surtout l’oftre qui détermine la demande . c’est du moins le cas le plus fréquent.

Pour exercer son effet, il n’est pas nécessaire que la concurrence soit toujours réelle et. pour ainsi dire, matériellement présente; il suffit qu’elle soit virtuelle, autrement dit

possible. . . , ,

Voici un marché de grains ; il est approvisionne par les cam-

pa'mes du canton ; mais défense expresse a été faite aux cultivateurs de ce canton de porter ailleurs leur blé, comme aux

cultivateurs des cantons voisins de faire pénétrer leurs denrées sur ledit territoire. Sur ce marché isolé, le prix du blé haussera et l)aissera sans aucun rapport avec les prix des cantons voisins, et ces variations, exposées à être très fortes et très subiles, dépendront uniquement de l’état de la récolte sur place et des spéculations des fermiers du canton.

Qu’on supprime les défenses, qu’on laisse les grains entrer

et sortir librement, qu’on fasse de bonnes routes, et tout sera changé sur le marché, sans peut-être qu’on y voie souvient de nouveaux visages. Voici ce qui se sera passé. Les fermiers voudraient bien vendre encore, comme au temps de la défense, leur blé très cher; mais ils savent que, s’ils tiennent l’hectolitre à 1 franc seulement au-dessus du prix des cantons voisins, des fermiers accourront de vingt marchés différents pour profiter d’un bénéfice extraordinaire. Par suite, ils sont obligés de se maintenir au niveau commun, c’est-Ldire au prix courant, pour conserver la possession, d’un marché désormais ouvert à tous. Dans ce cas, la concurrence est virtuelle; mais ses effets n’en sont pas moins réels.

Au lieu de canton, nous aurions pu prendre pour exemple un grand Etat et ses relations commerciales avec tous les

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pays du monde ; car les phénomènes y obéissent exactement, à la même loi.

Les conditions fonda nient aies de la valeur. — La

loi de l’offre et de la demande conduit directement à l’idée de la valeur, notion fondamentale en économie politique. Cette notion est tellement importante que certains auteurs ont prétendu, non sans exagération, il est vrai, que la science économique devait être définie < la science des valeurs. » Cherchons quels sont les fondements de la valeur.

1° Nous avons défini le besoin, l’effort et la satisfaction (§6). Le besoin engendre le désir de posséder l’objet dont on a besoin; mais le désir peut précéder le besoin; il n’a pas d’autre limite que l’imagination; le besoin, au contraire, en rencontre surtout dans les moyens de satisfaction.

Ainsi la valeur a son origine dans un phénomène psychologique, le désir et le besoin. L’intensité de ce besoin est pour le sujet la mesure du sacrifice qu’il est disposé à faire pour posséder l’objet; cette intensité détermine la valeur subjective, autrement dit le degré d’utilité qu’il attribue personnellement à l’objet, laquelle varie beaucoup d’un sujet à l’autre, surtout pour les objets de fantaisie. Tel met un grand prix à un timbre-poste rare, qu il juge utile de mettre dans sa collection; tel autre ne s en soucie nullement.

L’école autrichienne a dressé une échelle des besoins gradués suivant leur intensité. L’homme qui a faim achète d’abord des aliments : besoin de premier ordre; repu et approvisionné, il achète plutôt ensuite un vêtement, besoin qui alors passe en première ligne, celui de faire de plus amples provisions reculant en seconde ligne. Et ainsi de suite des autres besoins, pour lesquels le désir de satisfaction va en décroissant à mesure que cette satisfaction est plus près d’être complète et peut décroître jusqu’à la satiété.

L’utilité est la condition première et indispensable de la valeur; mais un objet vaut-il sur le marché exactement en propoiiion de Tutilité qu’il contient, autrement dit le sacrifice à faire pour l’obtenir est-il toujours adéquat à l’utilité?

Quoi de plus ulile que l’air? Si, pendant quelques minutes seulement, il vcnail à nous manquer, nous péririons tous

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PRÉCIS d’économie politique

asphyxiés. Et cependant l’air nous enveloppe en si grande abondance que nous n’avons aucun effort à faire pour en remplir incessamment nos poumons; aussi n’a-t-il aucune valeur. Il en acquerrait une considérable si des hommes étaient enfermés dans une cloche à plongeur.

Voici 1 eau : elle est presque aussi nécessaire à la vie des hommes que l’air. Mais elle est abondante, quoiqu’elle ne soit pas, comme 1 air, directement à la portée de notre bouche. Pour 1 amener jusque dans nos maisons, il faut prendre au moins la peine de la tirer de la source, du puits ou de l’apporter de la rivière; aussi a-t-elle en général une légère valeur, qui varie avec l’effort nécessaire pour se la procurer.

\oici du blé : c est le fond de la nourriture végétale de beaucoup d’hommes; pourtant le blé vaut moins, poids pour poids, que le cuivre, métal très utile sans doute, mais qui n est pas indispensable à l’existence, et surtou t que le diamant.

Donc, la valeur ne se mesure pas exclusivement à l'utilité.

Si l’utilité est subjective, la valeur est objective, c’est-àdire qu elle a sa raison d’être plus dans l’objet même que dans le sentiment du sujet. Les économistes désignent souvent 1 une et 1 autre par les termes de valeur en usage et de valeur d échange, ou valeur commerciale. La première est une relation d’une personne à l’objet; la seconde est une relation de deux ou plusieurs personnes à propos de l’objet. Robinson, étant seul, ne connaissait que la valeur d’usage. Dans 1 état social c est la valeur d’échange, autrement dit la puissance d’acquisition, la capacité de s’échanger contre une certaine quantité d’autres produits qui apparaît dans les achats et ventes. Nous désignons celte dernière par le nom de valeur, réservant à la première l’expression d’utilité.

2° La valeur est-elle fondée sur la rareté? Assurément elle a encore avec cette qualité un rapport intime. Pourquoi l’air

n a-t-ilaucune valeur? Parce qu’il est très abondanl.-Pourquoi

1 eau a-t-elle peu de valeur? Parce qu’elle est abondante.

1 ourquoi le diamant a-t-il une très gi-ande valeur? Parcé qu’il est très rare. Pourquoi le blé vaut-il sur le marché moins quand la récolte est bonne, plus quand la récolte est mauvaise, sans que sa qualité et que sa puissance d’alimentation

l’échange et la valeur

aient en rien changé? Rareté signifie offre insuffisante.

Pour que la rareté agisse sur la valeur, il faut que la demande existe. Tel a en sa possession un mouton qui a six pattes ou du moins l’apparence de six pattes. Rien de plus rare que cette monstruosité; mais qui s’en soucie ? Ce n’est pas la rareté absolue d’une chose qui en détermine précisément la valeur, il faut tenir compte non seulement de l’offre, mais aussi de la demande. Toutefois, on peut dire que, sans rareté, il n'y a pas de valeur, et que, lorsqu'une marchandise est demandée, sa valeur s'accroît avec sa rareté.

3“ La valeur est-elle fondée sur le travail? Sans doute c’est quand il a fallu quelque travail pour se procurer l’eau qu’elle a quelque valeur; c’est parce qu’il a fallu beaucoup de travail pour extraire le diamant que le diamant a beaucoup de valeur. La valeur a des points de contact nombreux avec la notion de travail, sans travail pas de valeur : Cependant les deux notions ne se confondent pas et l’idée de travail n’est pas elle-même assez simple pour fournir à la notion de valeur une base suffisante fixe. Nous avons déjà expliqué comment le travail valait, non par l’effort fait, mais par le résultat obtenu, par l’utilité crée (voir § 11 et 58). En effet, dans un placer de Californie, un mineur trouve une grosse pépite d’or au premier coup de pioche. Vaut-elle moins que le lingot de même poids que ses voisins n’ont obtenu qu’en lavant deux mois les sables de leur concession?

On peut dire plus encore. Sous le régime de la libre concurrence, chacun, pour attirer à lui la clientèle, cherche à offrir son produit au meilleur marché qu’il lui est possible; de là une tendance des prix à descendre à leur niveau le plus bas. Quelle sera la limite extrême de cette baise? Ce sera le prix de revient de la marchandise, ou coût de pro" duction, lequel se compose de travail et de capital dépensés; car la valeur ne saurait tomber au-dessous de ce niveau sans qu’il y ait perte et bientôt cessation de production.

Voilà comment, dans l’état normal, le coût de production est la limite inférieure de la valeur des choses.

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