U PART DE LA NATURE ET DES FORCES NATURELLES DANS LA PRODUCTION
Oéân'tioD de la nature au point de vue économique. — Répartition' inégale des dons naturels : le climat, la topographie, le sol et 1 sous-sol. — Beaucoup des dons de la nature ne sont ni communs à toute rhumanité, ni gratuits.
Rôle de la nature dans la production — La nature est le premier facteur de la pro^^uction, pur ce mot de nature on ne doit pas seulement entendre la terre, le sol, mais l'ensemble du milieu qui environne l'homme et des forces qu'il contient.
Ainsi l'homme s'est mis, depuis quelque temps, ^ chercher le secours de forces qui ne proviennent pas directement de notre planète : il utilise la lumière du soleil pour la reproduction de l'image des objets et il cherche à se servir de la chaleur du soleil pour ces usages industriels.
La nature, dans ses rapports avec la production, peu se diviser en trois sous-facteurs : 1® le climat et la configuration géographique ; 2* la constitution géologique, c'est-à-dire le sol lui -môme et le sous-sol ; 3® les forc»?^ des divers agents naturels, par exemple la force jao- Irice des vents et des cours d'eau, la force expanniv^ des gaz et toutes les applications qui résultent de . physique ou de la chimie
On dit souvent que, dans la production, la nature représente l'élément passif et le travail humain l'élément actif. «
Cette formule n'est pas exacte au sens strict; cai rien n'est actif comme la nature. Elle ne se repose iajnais ; «lie est toujours en changement et en mouvement, même en travail. On en a un exemple frappant dans la germination. Les forces de la nature, celles du vent, «le l'eau, de la vapeur, sont toujours agissantes.
Néanmoins, la formule que nous venons de citer, ([uoique inexacte en théorie pure, peut être prise comme relativement vraie dans un sens limité. Elle veut dire alors que la nature, si elle est toujours active, l'est, en général, d'une manière régulière, uniforme, qui ne s'accroît ni ne se modifie spontanément; et que l'homme, au contraire, par ses efforts et son ingéniosité, peut influer sur la nature de façon que Tactivité de celle-ci se montre, au point de vue productif plus appropriée aux besoins humains et plus féconde.
En labourant le sol, l'ensemençant et l'émondant; en élevant des moulins à vent sur les hauteurs ; en disposant des canaux et des dérivations aux chutes d'eau ; en isolant ou en associant, suivant des combinaisons variées, les divers gaz, il s'empare de la nature et la discipline ; il fait tourner l'inépuisable activité de cellezi à un objet particulier, le soutien et l'embellissement Je la vie humaine.
Certains économistes ont écrit que la part de la nature diminue dans la production, au fur et à mesure «[ue la civilisation se développe. Cette observation est d'une fausseté évidente.
La civilisation, au point de vue matériel, consiste dans une organisation meilleure et une utilisation plus complète et plus variée des forces naturelles; elle a