CHAPITRE IV
(Suite) APPENDICE A LA VINGTIÈME ÉDITION
La Banque de France a donné à TEtat pendant la guerre de 1914-1918 une aide considérable. En dehors des emprunts proprement dits et des émissions des bons de la Défense nationale (voirpage 282), l'Etat a eu recours à la Banque. Celle-ci lui a fait des avances dont l'importance a grandi avec les difficultés nombreuses et la longue durée de la guerre. Nous donnons, dans le tableau ci-dessous (p. 271), l'état de la circulation des billets, de l'encaisse or, de l'encaisse argent et de celui des avances de l'Etat, ce qui permet de voir que ces avances sont la cause directe de l'accroissement énorme de la circulation.
Nous y avons joint les différents taux d'escompte et les taux d'avances sur titres de juillet 1914 jusqu'en juin 1921. 11 est à remarquer que le taux de l'escompte n'a pas dépassé 6 **/o alors qu'il a été, en 1920, de 7 '^/o à la Banque d'Angleterre. En cette circonstance la force du crédit de la Banque de France est venue de la prudente et ferme direction qu'elle ^
imprimée à toutes ses autres opérations. Après avoir, dans l'intérêt de la Défense nationale, consenti de grosses avances, elle a depuis suivi une politique de résistance.
L'inflation fiduciaire contribue à la hausse des prix et a une influence aussi sur le change. Le remboursement à la Banque par l'Etat des avances à lui consenties, et à effectuer au moyen d'acomptes successifs, est la méthode scientifique à suivre dictée par les principes qui régissent l'émission des billets de banque.