‹ Précis d'économie politiqueChapitre 77 sur 113 · LE COMMERCE INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

LE COMMERCE INTÉRIEUR

pour les raisons que l'on a indiquées plus haut (page 286), l'un des moyens les pins efficaces de prévenir soit le trop fort écart entre le prix de production de la marchandise et le prix de vente, soit la sophistication des denrées. Ce serait un bonheur que, dans le commerce de l'alimentation, il pût se constituer de grands magasins solides, sérieux, respectables, comme ceux qui fonctionnent depuis près d'un demi-siècle dans le commerce du vêtement et de l'ameublement vulgaire.

En dehors des grands magasins il est une institution h recommander, ce sont les sociétés coopératives de consommation. On entend par ce mot des réunions de consommateurs, constituant avec de petites cotisations un fonds de quelque importance et ouvrant des magasins où l'on vend sans crédit, à prix coûtant ou avec un léger bénéfice, des marchandises non sophistiquées. Nous avons parlé de ces associations (pages 193, 269*à 27-4, voir aussi page 340). Il serait désirable de les voir se répandre. Ce n'est pas seulementaux approvisionnements de bouche que ces sociétés peuvent s'appliquer. Il peut se former des associations de ce genre ou ce que l'on appelle des syndicats pour l'achat en commun des denrées les plus diverses, par exemple des engrais pour Tagriculture ou des matières premières pour les artisans.

Si les grands magasins tît les sociétés coopératives éliminent un certain nombre de petits commerçants, il ne faut pas s'en plaindre. Les intermédiaires, quand leur nombre dépasse ce qui est nécessaire pour la répartition des produits, cessent d'être productifs. Les petits commerçants éliminés, au lieu d'encombrer ! Inutilement l'appareil commercial, seront rendus aux -professions qui n'ont jamais trop de bras, celles de • laboureur, de travailleur manuel, d'ouvrier de manuilkcture, de producteur direct en un mot.

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