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IX. — Le canotage

La promenade en rivière sur une légère embarcation qu’on dirige soi-même au moyen des avirons, est un sport charmant en même temps qu’un des exercices physiques les plus utiles.

Pour se rendre compte de la souplesse et de l’élasticité musculaire que doit déployer le canotier, il suffit de le regarder manier l’aviron.

Assis au milieu de son bateau, les pieds appuyés à la barre, l’aviron étant sur Pavant, le canotier attaque brusquement l’eau en appuyant fortement du torse et des jambes; puis il continue le coup d’aviron jusqu’à ce que le manche de l’aviron touche le ventre, mais en appuyant un peu moins qu’à l’attaque et d’une façon uniforme pendant tout le reste du parcours ; ensuite il sort l’aviron, allonge brusquement les bras, et revient sur l’avant avec une vitesse décroissante pour reprendre la position d’attaque.

Ces mouvements se répètent avec une énergie soutenue, sans brusquerie, d’une façon en quelque sorte rythmique. Tous les muscles des membres supérieurs et inférieurs ainsi que les muscles du tronc entrent vivement en action.

Le canotier acquiert ainsi la souplesse et la force. A ce double point de vue le canotage est un sport éminemment recommandable et qui a encore l’avantage sur beaucoup d’autres de ne présenter autant dire aucun danger, sauf quelques rares noyades quandl’embarcation chavire.

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