VI. — Les maladies par ralentissement de la nutrition
Dans les maladies dues à un ralentissement de la nutrition, la gymnastique sera un puissant adjuvant des médicaments en stimulant l’activité musculaire. « Pour combattre la diathèse scrofuleuse, dit Gollineau, non seulement dans ses manifestations, mais dans son essence, on ne saurait faire à la gymnastique des appels trop réitérés. Assimilable à la scrofulose sous le rapport du fonctionnement nutritif, le scorbut réclame une thérapeutique analogue. La place qu’y occupe l’activité corporelle n’est pas moins large ».
Dans la goutte, la gravelle, le diabète,
l’obésité, les exercices physiques sont (l’absolue nécessité.
L’exercice est d’une incontestable utilité pour les diabétiques. Toutefois, comme tout muscle qui travaille secrète une plus ou moins grande quantité de toxines, il faut que ces exercices soient soigneusement règles et subordonnés au degré de perméabilité rénale : jamais le diabétique ne devra lutter contre la fatigue musculaire ; repos et mouvement seront pour lui deux termes d’égale importance. D’une manière générale, c’est le malade qui choisira lui-même l’exercice le plus en rapport avec ses goûts et ses occupations ; au médecin reviendra le soin de varier ces exercices, d’en augmenter progressivement la durée et l’intensité, de conseiller les repos fréquents exactement subordonnés à l’apparition d’une réelle fatigue. La marche est un des meilleurs exercices dans ce cas. Si le diabétique veut faire de la bicyclette, de l’équitation, du patinage, de l’escrime, il devra le faire avec la plus grande prudence, et en écartant toute tendance sportive.
Quant aux obèses, l’exercice musculaire ne doit pas non plus leur être imposé d’une façon banale. Utile quand il est mesuré, il devient dangereux quand il dépasse l’endurance du sujet et provoque la fatigue, car l’amaigrisse-
ment passager que l’on obtient par ce moyen n’est pas compensé par les troubles fonctionnels auxquels il expose. Sous aucun prétexte, en elfet, on ne doit oublier que l’obèse est un malade dont toutes les fonctions doivent s’améliorer par le retour à la santé, c’est-à-dire au poids normal.