I. Ouvrages qui traitent de l'art aratoire
BRIITUS, ou Dialogue sur les illustres ora" teurs de la Grèce et de Rome (^Brutus, sive de Claris oratoribus ad M, Brutum ) ; par Cicbroit. — — Cet oavrage , écrit «oas la forme dn dialogue, n'est antre chose qn'nne nomen^tore raisonnée des grands orateurs qui ont illustré les républiques de Rome et d'Athènes. H y a cependant une disproportion marquée entre ces deux parties, qui semblent devoir être égales au premier abord; on peut penser que Cicéfon, par une prédilection naturelle pour son pays, s*est plus attaché aux Romains qu'aux Grecs.
On pent remarquer aussi qu'il met quelque partialité dans ses jugemens sur les orateurs opposés au parti des optimates.
aSa BIBLIOGEAPHIE
L'ORATEUR {Ad M, Brutum Orator); par le même. — Dans <9S deux morceaax , Cicéron M propose d^énomérer les diverses qualités nécessaires oa utiles à Toratear. Quelqaes-anes sont très -longuement développées, et donnent lien à de très-longaes digressions snr des détails qui semblent n'appartenir qu'à la RHiTORiQUs.
INSTITUTIONS oratoires; par QvufTii.iEir.
— Cet ouvrage , le plus complet qae les anciens nous aient laissé sur tontes les parties de l'éloquence, de Tart ofatoire et de la rhétorique , appartient plus spécialement à ce traité.
DIALOGUE des orateurs, ou des Causes de la corruption de V éloquence. — Ce dialogue, attribué par les uns à Tacitb , par les autres à QuiKTiLiKir, est digne du premier, et bien audessus du talent du deuxième. Les idées en sont saines, grandes, nobles, souvent sublimes, tonjours ingénieuses et vraies ; le style , simple , large et majestueux , a souvent toute la magni-. ficence oratoire et tonte la pompe de la poésie; enfin , les formes dramatiques et les caractères des Interlocuteurs y sont parâutement observés, et ii^diquent ou un homme qui a l'habitade des compositions théâtrales, ou un homme d'on génie transcendant.
DU SUBLIME ; par Lœroiir. — Ce morceaa, .
malheureusement trop conrt, du célébrai ministre de 2énobie, est incontestablement ce que
os L ELOQUEHCE. a53
les anciens nons ont Uîssé de plus magnifique sar les théories de la Uttératare.
DIALOGUES sur V éloquence ; par François de Salignac de La Motte FB]rsi.oir, archevêque de Cambray. ^- Des ynes saines , hantes, ingénienses; an style qni donne à la fois le précepte et le modèle de l'éloquence; nn goàt sur, nn discernement exqnis, telles sont les qualités principales de ces trois ^alognes , auxquels on ne peut reprocher qu'un peu d'exagération dans les louanges prodiguées à l'éloquence de saint Paul.
PRINCIPES pour la lecture des orateurs ; par l'ahbé Mallbt. Paris, 1759; a vol. in-ia. — Cet ouvrage offre peu de vues neuve» et originales; mais les principes en sont justes et sains, et le goûtée l'auteur est irréprochaitle.
ESSAI sur les éloges; par Thomas. — Ce morceau, écrit avec un soin remarquable , mais dont le style est toujours ampoulé et tendu, est cependant un des ouvrages liistoriqnes les plus remai^ables qui aient été composés sur une branche de l'art oratoire. Les réflexions fréquentes de l'auteuB annoncent souvent un homme d'esprit et un beau caractère. Les |ugemens parement littéraires «ont toujours dictés par l'impartialité.
PE L'ÉLOQUENCE et des orat^s anciens
a 54 BIBLIOGR4PUIS
et modernes; par M.^. L. Feeri de Saiitt- CoKSTAWT. Paris, i8o5, iii-8«. — Cet écrit, setni- historique et semi-théorétique , trait à an style coalant et simple beaucoap d'idées jastes, de réflexions intéressantes et de parallèles vigoureusement tracés.
HISTOIRE critique de T éloquence chez les Grecs , contenant la vie des orateurs, rhéjcnrs, sophistes et principaux grammairiens grecs, jusqu'au troisième siècle après J.-Ç. , avec des remarques historiques; par Beui^ de Ballu. — Ouvrage utile et fait en conscience. Malheureoacment les bornes que l'auteur s'était promis de ne point dépasser l'ont empêché de se livrer à des développemens que Ton désire, et qu'il était plus capable que tout autre de mettre à la hauteur du sujet.
HISTOIRE morale de Véloquenèe , ou Df veloppemens historiques sur l'intelligence et le goût par rapport à l'éloquence ; par Ed. LAiroii. Paris, 1814, in-80. — Une idée neuve et grande préside à la composition de cet ouvrage, dont les deuils ne pèchent que sous le rapgort de l'érudition.
ESSAI sur V éloquence de la thaire, panégyriques, éloges et discours ; par M. le cardinal Maury. Paris, 18 ro, 2 vol. — Cet ouvrage fit, dès son apparition dans le monde littéraire, une grande senaation, et il a depuis conservé one
DE L*ÉLOQUKKCE. afîlS
rëpntation méritée. On y trouve plus que des vaes judicieuses, une théorie sensée et un style par ; on y sent à chaque instant un esprit supérieur, une éblouissante imagination, un grand génie. Cest un homme éloquent qui parle d'éloquence.
ESSAI d'institutions oratoires à Tusage de ceux qui se destinent an barreau ; par M. Dki,AHALLE. Paris, i8x6, a toI. in-8. — Des idées saines , une application assez heureuse de quelques points de la jurisprudence à l'art oratoire, beaucoup de méthode, se font remarquer dans cet ouvrage.
COURS de déclamation ; par Mauditit. — La partie de cet ouvrage dans laquelle il est parlé de la déclamation oratoire est remplie de ^ réceptes aussi utiles que piqaans et variés.
jDES SOPHISMES judiciaires; par Jérémie BÊivTHAif. (Trad. par Dumoht.) Genève, a vol. in-8, ,
fo Chez les anciens : en Grèce,
LTSTiE oj^tiones. — Lysîas est regardé comme le premier orateur que la Grèce ait prod Mit, après Eschine et Démostfaènes. Ses discours sont trèstremarqnables par Pëlégance, Tharmonie et les grâces du style.
ISOCRATIS onuiones. — Son» ce titre, a t réoHi les ouvrages de divCts genres échspp< à la plame brillante et féconde dlsocrate. Bio cependant ne ressemble moins à des diacosi qne ces él<^es de villes on de personnages fÎBbi leax, ces lettres et avis à nn roi, ces déclsDi tions sur des sujets imaginaires. Son meilleti ouvrage est le Panégyrique d'Athènes , conii sons le nom de Panathénée.
ÏSMl oraUones. — De Tesprit , de fart trop d*art quelquefois , nn style pur, beancoU demouvemens. Sermoprompuu et Isœo torret eur. JuvBir.
DEMOSTHENIS orationes. -r Nons ne n péterons pas ici ce que nous avons dit .de « grand orateur. Nons possédons nne tradoctk complète de ses œuvres oratoires , par M. Ai GiR. Pari», 1788 , 6 vol. in-8.-^ îo fr.) :
DECEM rkctorum grœcorum orcuiona JEwcmiTXtA, Ltsi AS, etc. — Les dix orateurs doi cettç collection contient les ouvrages, soi après Détnosthènes , Eschine^ Isée, L^rsias^L) turffue , Andœède, AntipHon,
MULIERUM grœcamm quœ oratiane proi usœ sunt fragmenta; cur. Wolfio. Gottinf 1739, in-4, !
DIONIS CHRYSOSTOMI orationes, Leij sick, t784.--*C>n joint ordinairement À ces dit cours dans lesquels il y a da feu^ de Tesprit <
DE JL*£L0QTJENC8. ^ %$y
I d« l'imagination, un Traité sur les devmrs dm ) rois<f digne de l*ami de Nerva et de Trajan. FOLËMONIS, Himeri et aîiorum declamam ÂÎones, r ARISTIDIS orationes. Azonii, i7aa«Z73o.
3 vol. iD-4. — 5ofr.
HËRODIS ATTICI quœ supersunt, Lipsiae.
i I vol. in-8. — 76*. — Ces diverses compositionsi
des sophistes da premier et da second siècles
deVère chrétienne se recommandent générale-
\ ment par nn style pnr, des idées subtiles et jas-
i tes, beaucoup d^harmonieet d'élégance; maisil
ifc*j" a que peu d'éloqnence.
LIB AT7XI declainationes. -r- Encore des exer- ! cices futiles sur des sujets imaginaires dénués de - I cette importauce politique ou civile qui donne i la vie à l'éloquence.
Ejusdem Panegjrici, Une exagération ridi- I cnle, des flatteries viles, un vain luxe d*érndi- 1 lion, de la sécheresse, de l*obscurijté, du ver» * I l)iage ; et cependant, au milieu de tant de déi fants, du feu et de l'éclat.
THEMISTII oinnia opéra. — Themîstiiphk^ losophi oratio, etc. Mediolaui, 1 8 1 6. i vol. it^^, 1^ , — Dans cette collection, la partie la plus in- I téressante pour celui qui étudie l'éloquence, est f le recueil des Discours. Ils sont an nombre de trente -trois. Le style en est clair, élégant, énergique et pur.
JULlANIm Constantii laiidem oratio, — TJîio iLOQURNOB. 17
3 $8 âIBLXOGBÂPHIS
des (ftmposttioDs littéraires les moins eonnnes de «e grand homme. Le panégyrique de Ck>ostanêe II cependant e&t remarquable itou ntoins par la gravité des idées, la noblesse da langage Vénergie des tableaux, qae par la simplicité élégante et sévère da style.
• CONCIONKS ex grœcis îatinisque historici excerptœ. — Eizeviriaua, Lagduni-Batavonini in- 1 a. — 1 5 fr. — Recneil utile, on peut dir f indispensable, pour les jeunes élèves en rhéto rique. F, plus bas le jugement porté sur le Co» clones et orationesex historicis îatinis excerpta
a** à Rome.
CICERONIS oratîones, — Il en est de Cict ron oomme de Démosthènes. Ce n'est point duL^ nne noUce bibliographique que nous préten driovs donner des louanges nouvelles à son génioratoire ou apprécier ses chefs-d'œuvre. iVov nous bornerons à donner les titres de sesharan gnes, qtd sont an nombre de cinquante-six, sj.
voir :
I • Vro Publ. Quinctio, H 5» In CFerrem, Aclîo ptj
a* Pro Sext,- JRoscio Ame-
rùtc,
3« Pro Q. Ro3cio Comada.
4' InQ.CœeUùtmveldeûccugatore in C, Ferrem cmutUaendo, vulgodén
ma.
6*à8»/n C. Ftrrem, Ac.
tionis lecunda: libri.
^t/n C. F^mr/tf Aetiotù
•eca dis, liber iv, ^^^
de Signis.
lo'M C. Ferrm, AiQiioo't