‹ Précis d'embryologie adapté aux sciences médicalesChapitre 113 sur 178 · CŒUR · texte numérisé non relu

CŒUR

A ce stade, représenté par les figures I et

ndu

264 APPAREIL CIHCULATOIRE.

En II, le sillon médian, simulant une cloison, a disparu.

Le tube présente bientôt des rétrécissements et des portions dilatées, en même temps qu'il s'infléchit et se tord sur lui-même.

On peut suivre cette évolution sur les schémas I, II, III, IV, V, VI, extraits des figures de VAllas de Malhias Duval. Ils proviennent donc du poulet, mais ils peuvent convenir à l'homme, pourvu que l'on change la chronologie des stades.

Vers le 18= jour, le tube s'allonge, et, comme ses extrémités sont fixes, il faut qu'il s'infléchisse sur lui-même. L'ensemble de l'organe rappelle un S italique (III et IV). Le tube présente ensuite deux étranglements qui le divisent en trois segments (schéma V). D'arrière en avant, on trouve d'abord une portion dilatée, au confluent des deux veines omphalo-mésentériques ; cette cavité veineuse est Yoreillette j)rimUwe (0). Celle-ci est limitée, en avant, par un rétrécissement appelé canal auriculaire (ca). En avant de ce canal se trouve le ventricule [V) séparé, par le ddtroit de Haller{dh), d'une dernière portion, le bulbe aor tique (Ao).

Nous avons donc un cœur à deux cavités, une oreillette et un ventricule, disposition qui rappelle tout à fait le cœur des poissons. Remarquons, en passant, combien, pour le cœur, l'ontogénie répète la phylogénie.

Chez l'homme et chez les mammifères, le détroit de Haller est peu marqué et n'a qu'une existence transitoire.

COîUR. 265,.

La flexion du tube se prononce davantage dans le schéma V; il prend la forme d'un U horizontalemenL placé et dont la concavité regarde à gauche.

Ce mouvement s'accentuant, la portion inférieure ou auriculaire (0) tend à monter et finit par se placer (VI) en arrière et en haut du ventricule. La face antérieure de l'oreillette (0) présente une concavité, dans laquelle se loge le bulbe aortique fAo), Le tube infléchi et tordu sur lui-même rappelle alors le cou d'un cygne.

Ecker a trouvé cette évolution déjà accomplie sur un embrj'on humain de la 3'= semaine.

Le cœur augmente de volume pendant que ces phénomènes s accomplissent; le ventricule fait saillie à di'oite; sur les côtés de l'oreillette, se développent les auricules qui offrent de grandes dimensions.

Configuration définitive de l'intérieur du cœur. — Grâce aux changements intérieurs que nous allons suivre, l'organe primitif à deux cavités (cœur du poisson) deviendra un organe bi-ventriculaire et bi-auriculaii'c, avec séparation complète des courants artériels et veineux.

Cloisonnement du ventricl'le primitif. — Entre la 3" et la 4° semaine, les parois du ventricule ont pris une épaisseur relativement grande par la multiplication des flbres musculaires. A la surface extérieure, se montre le sillon inter-venlriculaire.

A l'intérieur, un pli semi-lunaire s'élève de la partie inférieure et postérieure du ventricule, suivant une ligne correspondant au sillon extérieur. Ce pli concave regarde en haut, vers l'aorte et l'oreil-

APPAREIL CinCULATOIRE.

lette; le myocarde participe à sa formation. Il croît rapidement et, à la 7<= semaine, la cloison est complète. Les ventricules communiquent alors avec l'oreillette par deux orifices distincts dont les lèvres présentent les i-udiments des valvules auriculo-ventriculaires ; celles-ci se développent complètement dans le cours du troisième mois.

Au-dessus du septum, le sang des deux ventricules se mélange encore dans l'oreillette. Cloisonnement do bolde aortique. — Le cloisonnement des ventricules est musculaire, celui du bulbe est purement fibreux. Vers la huitième semaine, un pli en spirale divise, de haut en bas, le bulbe aortique en deux vaisseaux, l'aorte et l'artère pulmonaire. A la partie inférieure du bulbe, la cloison rencontre des bourrelets semi - sphériques , rudiments des valvules semi-lunaires, formés par l'endothélium. Ces bourrelets, au nombre de quatre, d'après Gegenbaur (fig. 115), sont répartis par la cloison entre les deux orifices artériels. La division est telle que chaque orifice est muni de trois valvules. En effet, elle se fait, suivant le petit axe de la figure A ; la cloison ne partage en deux parties que deux des bourrelets primitifs/

Fig. Ho.

Schéma i>e Giîcen-

BAUa POUIl LA FOllMATION DES VALVULES SIGMOÏDES.

A, tronc artériel indivis avec les quatre rudiments valvulaires; — B, division du tronc artériel en artère pulmonaire p et aorte a, chacune avec trois valvules.

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