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PÉRICARDE

grande cavité, sur les côtés, par un mésocarde latéral; en bas, par le diaphragme. Le péricarde est isolé et indépendant au second mois.

Les parois fibreuses péricardiques se constituent aux dépens des lames mésodermiques qui limitent la cavité du péricarde. Comme dans le péritoine, le revêtement séreux naît sur place.

■Malformations du cœur. — On a observé de nombreux cas de cœur double. Sœmmering, Meckel, Plantade, etc., ont trouvé deux cœurs chez l'oie, chez le'poulet.

La recherche de l'explication de ces faits avait conduit Dareste à la théorie de la dualité primitive du cœur. Pour lui, il s'agissait d'un arrêt de développement.

D'après les nouveaux faits établis par Blathias Duvai, l'explication sera différente mais tout aussi simple : le cœur étant double comme mésoderme, et sa formation endothéliale étant d'abord réticulée, il faudra bien peu de chose, étant donnée cette dualité mésodermique, pour que le réseau endothélial se fusionne en deux tubes au lieu de se condenser en un seul.

Le cœur présente, enfin, un grand nombre de malformations consista.nt en une absence ou en un défaut de cloisonnement des diverses cavités. Il peut se produire des arrêts de développement du cloisonnement à tous les moments de l'évolution embryogénique; on peut donc prévoir combien est grand le nombre des anomalies possibles.

Dans cette catégorie de faits, rentrent les cas de

APPAREIL CIRCULATOIRE

persistance du trou de Botal. On admet aujourd'hui, avec Ginlrac, que cette persistance est due à un rétrécissement de l'artère pulmonaire chez le fœtus. Le sang lancé par le ventricule droit, ne pouvant passer dans l'artère pulmonaire, reQue dans l'oreillette droite et, de là, dans la gauche, par le trou de Bolal, que ce passage anormal du sang empêche de se fermer. La communication des deux oreillettes et le mélange du sang veineux et du sang artériel coïncident avec un ensemble de troubles fonctionnels désigné sous le nom de maladie bleue. Les téguments sont d'un bleu livide, surtout aux lèvres, aux joues, au nez, aux mains et aux pieds. La cyanose augmente par les mouvements du malade. La peau froide, couverte de sueur donne au toucher la même sensation que la peau des animaux à sang froid.

La persistance du canal artériel pourrait produire les mêmes effets.

m. VAISSEAUX 1° SYSTÈME ARTÉRIEL.

Les vaisseaux se développent sur place, sous forme de capillaires, et se mettent ensuite en relation avec le cœur, soit, par les ^^-aisseaux préexistants, soit directement.

L'arbre vasculaire ne se forme pas demblée tel qu'il doit être. Il se produit, en effet, des rameaux transitoires qui disparaissent, chez Vhomme et les mammifères supérieurs, mais qui persistent, à Tétat fixe, chez certains vertébrés inférieurs. Leur présence

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