III. DESTINÉE DU CORPS DE WOLFF (l
1° APPAREIL EXCRÉTEUR MALE.
La partie essentielle du testicule, c'est-à-dire les canalicules seminifères et leur épithélium, provient donc de l'épithélintu germinalit'. Les canalicules mesurent à peu près 80 centimètres de longueur; ils se groupent par trois ou quatre pour former les lobules du testicule, au nombre de 27o environ. Ces lobules piriformes sont séparés les uns des autres par des cloisons qui convergent vers le corps d'Highniore. C'est aussi vers ce corps d'ilighmof e que convergent les canalicules seminifèi'es. Ils se fusionnent, vers leur terminaison, en un certain nombre de troncs plus droits, ductuli recli, qui viennent former, dans le corps d'Highmore, le rete teslis. A partir des canaux droits, l'épithélium est cylindrique; l'appareil d'excrétion du testicule commence par eux, se poursuit par le rele testU, puis par les cônes efférents, dont l'épithélium se couvre de cils vibratiles comme celui de l'épididyme et des canaux déférents.
Or, les canaux d/ oifs, le retc testis, les canaux efférents, la tête de Vépididyme proviennent de la ■partie supérieure du corps de Wolff (S, fig. 136). Le canal de Wolff persiste presque en entier et forme le reste de l'appareil excréteur : corps et queue de répididymc, canal déférent, vésicules séminales qui ne sont que des diverticules du canal déférent, canaux éjaculatcurg.
(1) Tourneux. Des restes du corps de Wolff chez l'adulte {BuUet. se. du Nord, 1882).
APPAREIL EXCRÉTEUR MALE.
Restes du corps de WolfiF, — Jusqu'alors, la partie supérieure du corps de Wolff a, seule, été utilisée. La partie inférieure s'atrophie et laisse, comme vestiges, l'organe deGiraldès et le vas aberrans de Haller.
Organe de Giraldès.
— Encore appelé paradidyme ou corps innominé de Giraldès (Pu, lig. 136), ce corps a été décrit, en i8.38,par l'anatomiste français dont il porte le nom. C'est un organe rudimentaire de forme tubuleuse, placé dans le cordon spermatique, près de la tête de l'épididyme, dans le tissu cellulaire qui unit la tunique vaginale au cordon. Il se présente sous des apparences variées : tantôt ce sont des masses blanchâtres, comme granuleuses ; tantôt des points miliaires, au nombre de
trois ou quatre ; quelquefois de simples traînées linéaires.
FiG. 136. — Schéma des ouiîaxes
i;ÈMTAUX INTEftNES, VUS DE FACE.
Su, sinus uvo-génital ; — S, parlie supérieure du corps de Wollf; — Pa, corps iunominé de Giraldès ou paroophore, suivant le sexe; — G, glande génitale; — CW, canal de WollT; — //, son extrémité supérieure (iiydatide) ; — il/, canal de Millier ; — Cf/, cordon génital; — Gb, gubernaculum de Hnnter; — An, anneau inguinal interne; —Aiu, anneau inguinal externe ; — lai, faisceau du guijornaculum allant à l'épine iliaque antéro-inlerieure ; — Ep, faisceau allant à l'épine du pubis; — Scr, faisceau allant dans les bourses ou dans les grandes lèvres.
ORGANES GÉNITAUX INTERNES
Avec un faible grossissement et après macération dans l'eau acidulée, on observe que cet organe est constitué par des tubes enroulés, au milieu desquels on rencontre de petites vésicules. Les tubes, de Qmm^l de diamètre, ont une paroi de tissu-conjonctif tapissée à l'intérieur de cellules épithéliales. Dans les tubes et les vésicules, est un liquide légèrement visqueux tenant en suspension des granulations. Tubes et vésicules peuvent être l'origine d'une variété de kystes du testicule.
Vas aberrans. — Le vas aberrans {ap2)endice de Lauih, conduit défèrent borgne d'A. Cooper) est un diverticule se trouvant vers la queue de Tépididyme, au point d'origine du canal déférent. Sa longueur varie de 1 à 5 centimètres.
Reste du canal de Wolff. — L'extrémité supérieure du canal de WolIT persiste, en formant I'hy- DATiJJE PÉDicuLiîiî deMorgagni (Hflg. 136), petit corps, du volume d'une lentille, appendu, par un mince pédicule, à la tète de l'épididymc. C'est une vésicule tapissée d'épitholium à cils vibratiles.
Restes du canal de Mûller. — Chez l'homme, ce canal disparait et ne laisse comme vestiges que deux organes de petites dimensions, qui se forment, l'un aux dépens de son extrémité supérieure, l'/iydatide non pédiculée, l'autre aux dépens de son extrémité inférieure, ViUricule prostatique.
L'hydatide kon pédiculée est une vésicule, tantôt renflée en massue, tantôt aplatie, simple ou bilobée, siégeant à l'extrémité antérieure du testicule, au voisinage de la tête de l'épididyme. Sa cavité, ordi-