DESCENTE DU TESTICULE
nairement close et tapissée d'épiihôlium a. cils vibratiles, peut communiquer avec le canal de l'épidid^ me. Chez le lapin, l'Iiydatide non pédiculée présente une ouverture muUilobée, ce qui permet de l'assimiler au pavillon de la ti^onipe (Waldeyer).
L'uTRicuLE PROSTATIQUE résulte de la fusion des extrémités inférieures des deux canaux de Muller. Il est homologue à l'utérus, comme cela ressortira de l'étude erabryogénique du conduit utéro-vaginal.
Tous ces restes de l'appareil Wolffien, comme le corps de Giraldès, le vasaberram, les hydatidçs, sont l'origine d'autant de variétés de kystes testiculaires.
La glande raàle est maintenant complète. Nous l'avons étudiée à sa place initiale, à la face interne du corps de WolfT. Comment gagnera-t-elle sa place définitive?
Descente du testicule.
Du 1" au 3° mois, les rapports définitifs du testicule avec l'épididyme se sont établis. Au 3" mois, le testicule est encore, de chaque côté de la colonne vertébrale, au-dessous du rein, au devant du psoas. Verticalement placé, il présente un bord postérieur, un bord antérieur et deux faces latérales.
La tunique albuginée s'est formée au-dessous de 1 épithélium germinalif qui s'est atrophié et a fini par disparaître. La glande est donc recouverte par le péritoine général qui lui forme un mésotcstis.
ORGANES GÉNITAUX INTERNES
De rextrémité inférieure de la glande, part le gubernaculum testis de Hiinter qui se substitue au ligament inguinal du corps de Wolff {Gb, fig. 136).
La portion abdominale du gubernaculum est comprise dans un pli du péritoine. Au-dessous de la séreuse, on trouve une couche de fibres musculaires striées et, au centre, un faisceau celluleux et vasculaire avec des fibres musculaires lisses. Cet appareil ligamenteux se dirige vers la région inguinale et pénètre dans le canal inguinal (AU), où il se divise en trois faisceaux : l'un externe [lai) qui s'attache à l'arcade crurale, dans le voisinage de l'épine iliaque antérieure et inférieure ; l'autre interne, qui sort par l'orifice externe du canal inguinal {Aie), pour s'insérer à. l'épine du pubis et à la gaîne du muscle droit (£p). Le troisième (Scr), constitué par le faisceau central cellulo-vasculaire, traverse le canal inguinal et s'attache au fond des bourses.
A partir du 3° mois, le testicule descend. Au 5^ mois, il est au-dessus de l'orifice interne du canal inguinal; du 6' au 7% il est dans le canal. Du 7= au 8% il arrive à l'orifice externe. Enfin, vers le 9° mois, il est dans les bourses (Sappey).
Pour expliquer ce phénomène de descente, il faut faire intervenir, avec Cleland : 1° un accroissement plus rapide pour les parties situées au-dessus du testicule que pour celles qui sont au-dessous; 2» l'état stationnaire du gubernaculum qui ne s'allonge pas et qui, en outre, se contracte par ses fibres musculaii^es.
DESCENTIC DU TESTICULE. 317
Voilà les causes de la descente. Le testicule trouve le canal inguinal prélormé, ouvert devant lui; il n'a donc pas à refouler les parois abdominales, comme le croyait Carus, ni à se coiffer de leurs différenles couches pour en former ses enveloppes.
Une question beaucoup plus délicate est celle des rapports du testicule avec le péritoine, pendant cette descente, question à laquelle se rattache la formaiion de la vaginale.
Sur ce sujet, les auteurs classiques ne sont pas arrivés à des résultats satisfaisants. Voyons d'abord Sappey : « En descendant, dit-il, la glande et le gubernaculura entraînent le iwitoine ainsi que les vaisseaux compris dans l'épaisseur du méso-testis ; et, comme le gubernaculum précède la glande, le 'péritoine occupe déjà l'entrée du canal lorsque celleci s'y présente. »
Cet entraînement du péritoine par le testicule ne repond pas aux données de l'embryologie. En effet Kôlliker, 0. Hertwig ont établi que la vaginale est une invagination du péritoine, qui se produit dès le commencement du 3^ mois, avant l'arrivée du testicule. La gaine vaginale s'étend jusque dans le scrotum avec le gubernaculum, de telle sorte gue celui-ci est saillant dans la cavité vaginale, mais n y est pas contenu.
Jusque-là pas de difficulté. Mais voici où l'obscunte commence. D'après Kôlliker, dès que les parties on attenit ce point de développement, le teS descend avec son revêtement péritonéal jusqu'à
ORGANES GÉNITAUX INTERNES
l'entrée de la gaîne vaginale, pour pénétrer, tôt ou tard, le plus souvent le septième mois, dans ce conduit. 11 avance peu à peu à l'intérieur du conduit. Comme le testicule apporte avec lui, dans les bourses, son revêtement péritonéal propre, la gaîne vaginale l'orme la lamelle pariétale de la tunique vaginale tandis que le revêtement péritonéal primitif du testicule représente la lamelle viscérale (1).
Il ressort de ce passage un premier point : c'est que le testicule n'entraîne pas le péritoine pour former la vaginale. Celle-ci est préformée, elle existe dans les cas où le testicule s'arrête dans le canal inguinal, par exemple.
Mais KoUiker et les auteurs en général emploient une expression vicieuse, quand ils disent que le testicule entre dans la tunique vaginale au niveau de l'orifice interne du canal inguinal.
Le gubernaculum testis est en dehors de la vaginale, il ne peut donc pas attirer le testicule dans la cavité séreuse, il ne peut que lui faire suivre le chemin qu'il occupaitlui-même. Le testicule glisse donc derrière le péritoine (P). Il a toujours un mésotestis. Mais, à mesure que le testicule descend, ce méso-testis se produit aux dépens des portions du péritoine avec lesquelles l'organe se met successivement en contact. Quand la glande arrive à l'orifice interne du canal inguinal, la vaginale forme le méso-testis. Dans le scrotum, ce repli fournira le feuillet viscéral, tandis que le reste de la vagi-
(1) Kôlliker. Embryologie, page 105.