‹ Précis d'embryologie adapté aux sciences médicalesChapitre 135 sur 178 · APPAREIL URINAIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL URINAIRE

D'après les importants travaux de Senipcr, Braun, Fiirbringer, Balfour et surtout de Sedgwick (1880-82), les reins auraient une double origine. ■ L'nretère, s'allongeant le long et en arrière du canal de Wolff, passe derrière le corps de Wolff et vient se terminer, en avant de ce dernier, dans une masse mésodermique semblable au blastème, au sein duquel s'est développé le corps de Wolff. Cette masse mésodermiqiie est en continuité avec le blastème wolffien dont elle est, en réalité, le prolongement antérieur; l'une et l'autre proviennent de l'épithélium pleuro-péritonéal.

Or, d'après les auteurs cités, l'uretère donne seulement les tubes droits collecteurs par le bourgeonnement de son extrémité supérieure. La capsule de Millier, les canaux contournés, les tubes en anse de Henle se forment sur place aux dépens de la masse mésodermique dans laquelle se termine l'uretère ; ils s'unissent secondairement aux tubes collecteurs.

Ainsi, la partie sécrétante du rein (métanépliros) et la partie sécrétante du corps de Wolfî (mésanépbros) naissent d'un blastème commun (blastôme ivolffien) ayant une commune origine, l'épilbélium pleuro-péritonéal.

On voit quels liens histogénétiques profonds unissent les organes génitaux et les organes urinaires.

Les canalicules urinifères d'abord simples tubes épithéliaux prennent, par leur accroissement même, leur aspect sinueux définitif.

D'après Toldt, les tubes collecteurs continuent à se multiplier par division dichotomique pendant

CAPSULES SURRÉNALES. 333

toute la vie fœtale et môme après la naissance. A chaque nouvelle poussée, il se fait une nouvelle génération de tubes sécréteurs.

Les faits que nous venons d'exposer reposent sur des observations d'embryologie comparée très étendues; on tend à les admettre généralement.

Dès la 6« semaine, le rein se présente avec la forme d'un haricot. A la 8" semaine, il est nettement lobulé et cette lobulation persistera jusqu'à la naissance, quelquefois même pendaut l'état adulte.

Les glomérules de Malpighi sont formés dès le 2= mois. A ce moment, la substance corticale égale la substance médullaire en épaisseur.

Au 4"= mois, paraissent les anses de Henle. L'organe n'a plus ensuite qu'à s'accroître.

2° CAPSULES SURRÉNALES.

Les capsules surrénales sont deux glandes vasculaires sanguines dont la physiologie n'est pas encore connue. Leur développement a provoqué de nombreux travaux dont les plus récents sont ceux de Janosik, Weldon et Mitsukuri (1883 à fSSo).

Kolliker les fait naître aux dépens d'un groupe de cellules mésodermiques qui se disposent en cordons analogues à ceux du foie. Les vaisseaux et le tissu conjonctif pénétreraient au milieu de ces éléments.

Quelques auteurs, Braun, Balfour, entre autres ' ont voulu faire de la substance médullaire une annexé du système ganglionnaire sympathique

Mais Janosik considère cette substance comme

APPARIÎIL UIUNAIKE.

dérivée des cellules de l'écoree transformées. Seuls, les éléments nerveux, cellules et fibres, très nombreux dans cette substance, proviendraient du grand sympathique.

D'où vient donc la substance corticale? Pour Janosik et les auteurs cités plus haut, elle provient directement ou indirectement de l'épithélium de la cavité pleuro-péritonéale, les uns admettant un bourgeonnement direct de cet épithélium, les autres considérant les capsules surrénales comme formées aux dépens d'une portion de la glande génitale arrêtée dans son développement, ou mieux aux dépens de la partie supérieure du blastème wolffien.

11 n'est pas possible, en ce moment, de trancher définitivement la question.

Un point à observer, dans le développement de ces glandes, est leur volume énorme dans les premiers mois de la vie fœtale. Elles sont d'abord beaucoup plus volumineuses que les reins. Au 5'= mois, elles les égalent; puis elles diminuent peu à peu.

On a décrit des capmles surrénales uccessoireii siégeant dans les régions voisines, dans les ligaments larges, par exemple (Marchand).

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