FEMME
Gland du clitoris.
Corps caverneux du clitoris.
Sillon balano - urétliral et bride masculine (vestibule du vagin).
Glande clitoridienne.
Hymen et bulbe du vagin (bulbe hyménéai).
Urèthre tout entier et glandes péri-urétbrales .
Glandes de Bartholin.
Portions prostatique et membraneuse de l'urèthre.
Glandes do Méry ou de Cowper.
Prépuce ; fourreau de la Prépuce ; petites lèvres ; verge ; bourses. I grandes lèvres.
Malformations. — 1° Chez l'homme. — La
phts banale des malformations est VétroUesse congénitale du mé3.i qui peut être complètement fermé. Il existe aussi des oblitérations partielles siégeant sur le trajet du canal.
Deux malformations congénitales plus importantes sont Vhyimpadias et Vopispadias.
L'hypospadias est caraclérisé par l'ouverture de
MALFORMATIONS
l'urèthre à la face inférieure de la verge. L'orifice ]icut siéger : à la face inférieure du gland, entre le gland et le scrotum, au milieu du scrotum divisé; de là trois variétés d'hypospadias : balanique., pénien et scrotal.
Dans V hypospadias balanique, qui siège ordinairement à la base du gland, on trouve souvent un diverlicule prolongeant l'urèthre jusqu'au méat mais ne communiquant pas, ordinairement, avec ce canal.
h'hypoapadias pénien se rencontre sur un point quelconque, entre le gland et la racine des bourses.
Dans VhypoRpadias scrotal, les bourses sont divisées sur la ligne médiane; l'urèthre s'ouvre au fond de l'interstice qui les sépare. Que la verge soit atrophiée, que les testicules soient en ectopie et ces organes ressembleront aux organes génitaux de la femme.
L'explication de l'hypospadias se trouve facilement dans l'embryologie : le sillon génital ne s'est pas soude au point où siège la malformation. Dans l'hypospadias balanique, l'extrémité antérieure du sillon génital reste béante ; mais la portion balanique de l'urèthre peut évoluer normalement dans le mur épithélial, sans s'aboucher avec la portion pénienne du canal. De là, l'existence du diverticule s'ouvrant au sommet du gland.
Dans l'ÉpisPADiAS, l'urèthre s'ouvre sur la face dorsale de la verge. Cette lésion coïncide assez souvent avec l'écartement de la symphyse pubienne et avec l'exstrophie de la vessie. L'explication embryogénique est assez difficile à donner. Albrecht,
ORGANES GÉNITAUX EXTERNES
au congrès des chirurgiens allemands de d88G, a avancé que les corps caverneux sont lonus à distance l'un de l'autre par la réplélion exagérée de l'allantoïde, réplélion qui amène, en môme temps, l'écartement de la symphyse pubienne. L'urèLhre pourrait alors s'ouvrir à la face dorsale du pénis. Cette théorie peut être vraie quand il y a écartement de la symphyse, mais elle ne peut s'appliquer au simple épispadias pénien.
2° Chez la femme. — Anus vaginal. — On trouve, chez la femme, une malformation rare, consistant en l'abouchement du rectum dans le vagin et connue sous le nom à'cmiis vaginal. L'anus vrai manque ou est réduit à un cul-de-sac. Avec l'ancienne théorie du cloaque externe et du cloaque interne, l'anus vaginal est inconcevable, puisque les canaux de Millier n'ont jamais de rapport avec le rectum. Mais, si l'on tient compte du cloisonnement cloacal par la soudure des deux replis latéraux et de l'abouchement tardif des canaux de Millier dans le sinus uro-génital, on peut s'expliquer la malformation. En eiTet, si les replis latéraux du cloaque ne se soudent pas, à leur partie inférieure, le rectum s'abouche dans l'urèthre. Les canaux de MûUer s'allongent par en bas, s'insinuant dans la cloison uréthro-rectale déjà formée et se dirigeant vers le sinus uro-génital. Leurs extrémités inféi'ieures, à l'état de simples tubes épithéliaux, rencontreront donc, à un moment donné, le trou de communication entre le rectum et l'urèthre, d'où abouchement du rectum et du vagin.
MALFORMATIONS
La présence d'une membrane hymen en avant de l'anus vaginal se comprend d'ailleurs, si l'on se souvient que l'hymen se développe, en partie, aux dépens de l'extrémité inféiùeui'e des canaux de Wollî.
Certains auteurs, pour expliquer cette malformation, ont avancé que le vagin se développait aux dépens des canaux de Mliller et aussi aux dépens d'une portion du sinus uro-génitai. Dès lors, l'abouchement du rectum dans la portion inférieure ou extramiillérienne du vagin s'expliquerait comme tout abouchement du rectum dans le sinus uro-génital, par un arrêt de cloisonnement. Malheureusement, ce mode de développement du vagin n'est pas démontré (1).
3" Hermaphrodisme. — On donne le nom d'hermaphrodite à un individu sur lequel on trouve réunis les attributs des deux sexes.
U hermaphrodisme est dit vrai quand l'individu possède à la fois un testicule et un ovaire, car ce sont ces glandes seules qui établissent la sexualité.
Le plus souvent, on trouve une persistance de l'état embryonnaire. Les appareils excréteurs màle et femelle existent en totalité ou en partie, avec des organes génitaux externes présentant des arrêts divers de développement; tous ces cas renti'entdans le pseudo-hermaphrodisme.
Le type le plus fréquent de pseudo-hermaphro-
(1) Nous avons déjù signaln, à propos de la région anale, les autres abouchements anormaux du rectum (voir p. 233).
3S8 ORGANES GÉNITAUX EXTERNES
dismeestriiypospadias''scrol;al. Les individus qui en sont atteints, oljligés d'uriner à croxpe^on, sont souvent pris pour des femmes.
Nous ne proposerons pas une classification des hermaphrodites. Nous avons assisté à l'évolution des glandes sexuelles, nous avons constaté la coexistence embryonnaire des deux appareils excréteurs mâle et femelle, nous avons trouvé un état indifférent pour les organes génitaux externes. Que l'on suppose les combinaisons les plus diverses d'arrêts de développement et de persistances d'états transitoires et l'on comprendra les variétés multiples de l'hermaphrodisme.
Etres à testicules avec des organes sexuels externes de femme ou hypospades scrotaux, êtres à ovaires avec des organes génitaux d'hommes, individus ayant un testicule d'un côté et un ovaire de l'autre avec organes externes à type variable, tous témoignent de la dualité primitive de l'appareil génital.