HUMALN DE SEIZE SEMAINES
Ce, couche coraée de l'épiderme; - Cm, couche "^"^"«"f,'^ ■' .7 " ' cellu es bruues arroadies et Ca, cellules allougees dout 1 ea=emble Se le rudimeut pileux; - .1/, membrane basale limitant le bourgeon (d'après KôUiker).
thélial se déprime en une cupule (F, fig. 148) dans laquelle se loge le nodule connectif qui devient la
papille du poil. . ,
Au 4'' mois, la membrane basale (M) de 1 epulerme se distingue autour du bourgeon; une couche fibromésodermique la revêt bientôt en dehors, constituant la paroi du follicule pileux.
ORGANES ANNEXES
Dans le follicule (lig. 148), les cellules épithéliales se distinguent en deux zones une externe, ou gaine épithéliule externe (Gre) qui représente le corps niuqueux ; une interne, ou gaine t'pithéliale interne {Gri), composée de trois rangées de cellules qui sont, en allant de dehors en dedans :
la couche de Henle, la couche de Huxley et la cuticule du Gn poil.
Les travaux de Unna, de von Ebner, qui datent de 1876, ont établi que la gaine épithéliale interne ne résultait pas de l'évolution épidermique des cel-
externe, mais
Fu:. as. — Rkmi.i.aceme.\t DES roiLs. Cjls des
PAUPifcnES PUOVENAXT d'uN EXFXXT D 'ux AX.
T, poil destiné ;i tombei' ; — Os, Gs, glandes sébacées: — Bp, bullic pileux - — .S' sommet du jeune poil ; B'p, son bulbe piloux; — F, fossetlo pour la réception do la papille dei'mique; — Gre, gaine épithé-
•»■/, gaine
i l ^.....Li^c, — Lr;e, gau
luies de la gaîne '""'e externe du jeune poil; — G
épithéliale iuternc (d'après Kôllike
qu'elle provenait de la transformation dos cellules
molles qui recouvrent la papille. Le poil lui-même, moelle et écorce, se forme aux dépens des mêmes cellules molles qui occupent le sommet de la papille et qui subissent une kératinisation analogue à celle des ongles. Ces cellules, à un moment donné, contiennent de l'éléidine et suivent l'évolution épidermique, des parties profondes vers les parties superficielles. Au-dessus du point d'abouchement de la glande sébacée (Cs), celles de la gaine interne sont entraînées avec le sébum, au milieu des exfoliations épiderraiques. Le poil, continuant de s'accroître, marche à travers l'épiderme et fait saillie à la surface.
Remplacement des poils. — A la naissance, les poils follets tombent et sont remplacés par les poils définitifs. Il se produit là un phénomène qui rappelle ce qui se passe pour les dents.
La papille des poils primitifs s'atrophie ; le bulbe du poil, qui était creux pour recevoir la papille, devient plein (Bp, fig. 148). Le poil tombe. Les poils de remplacement {B'p) peuvent se développer sur l'ancienne papille, si elle n'est pas complètement atrophiée; le plus souvent, les follicules primitifs engendrent, par bourgeonnement de la gaine épithéliale externe (Gre), de nouveaux follicules d'où partent les nouveaux poils qui repoussent les anciens. De même, nous avons vu se détacher du gubcrnaadum dentis le follicule de la dent permanente.
Des remplacements de poils se produisent chez l'adulte. D'après Hasse, on pourrait même observer la formation de poils primaires, à l'âge adulte.
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3" Glandes sébacées. — Ces glandes peuvent ncaitre indépendantes et isolées, comme aux petites lèvres, à la peau de la verge ; le plus souvent elles sont annexées aux follicules pileux (Gs, fig. 148).
Dans le premier cas, elles proviennent de bourgeons directs du corps muqueux. Dans le second, elles représentent des excroissances latérales du follicule pileux, bourgeons épithéliaux pleins en continuité avec la gaine épithéliale externe.
Ces bourgeons sont limités par la membrane propre de la glande qui est elle-même en continuité avec la membrane basale du derme.
Les glandes sébacées se montrent à la fin du i'^ mois. Dès le 3° mois, la sécrétion a commencé en bien des régions du corps; au 6% elle est généralisée. Les cellules centrales du bourgeon épithélial se remplissent de gouttes huileuses, se détachent et s'échappent au dehors par le canal que leur a frayé le poil à travers l'épiderrae.
La configuration de ces glandes varie beaucoup • l'utricule initial émet des bourgeons secondaires qui linissent par donner des glandes en grappe d'aspect varie. Certames glandes sébacées ne se montrent qu'après la naissance, celles des petites lèvres, par exemple.
4» Glande mammaire. - La glande mammaire appartient au groupe des glandes sébacées. L'époque de son apparition varie suivant le sexe Chez la temme elle se montre .lu 3" au 4e mois, sous la orme d un bourgeon unique et volumineux formé de cellules du corps muqueux. Huss, qui a donné.
en 1873, une description restée classique du développement de la mamelle, donne le nom de champ glandulaire à ce bourgeon initial. Celui-ci émet des excroissances mamelonnées qui sont les rudiments des divers lobes delà glande mammaire. Le champ glandulaire se transforme ensuite et donne naissance aux conduits galactophores.
Au moment de la naissance, la glande est constituée par des canaux glandulaires, à épilhélium cylindrique, se terminant par des bourgeons épitboliaux encore pleins et en nombre variable. Les canaux contiennent un liquide lactescent. Cette sécrétion lactée du nouveau-né est en rapport avec une suractivité d'accroissement dans la glande ; elle se produit par le même processus que la sécrétion sébacée.
Nous ne suivrons pas le développement postembryonnaire ; pendant la grossesse et la lactation, les acini glandulaires prennent un développement considérable. A la ménopause, la glande s'atrophie complètement.
Le mamelon se produit par un soulèvement de la peau et des couches adjacentes au niveau des conduits galaclophores.
o" Glandes sudoripares. — Ces glandes se montrent, vers le b" mois, sous la forme d'un bourgeon épithélial plein partant du corps muqueux de Malpighi et traversant le derme. Il présente, au6<= mois, quelques sinuosités et se creuse, à son centre, d'une lumière. Au 1" mois, le bourgeon se replie, à son extrémité profonde, constituant ainsi le premier
ORGANES ANNEXES
rudiment du glomérulc. A la coupe de ce tube contourné, on distingue, en allant de deliors en dedans : la membrane propre; puis, une première coucbe de cellules qui forment très pi-obablement les cellules contractiles décrites par Ranvier; enfin, la couche des cellules secrétanlos. D'après ce dernier auteur, des éléments contractiles ou musculaires se développeraient donc aux dépens de l'ectoderme.
Chez le nouveau-né, les glandes sont bien formées.