‹ Précis d'embryologie adapté aux sciences médicalesChapitre 2 sur 178 · PARIS G. MASSON, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS G. MASSON, ÉDITEUR

M B li A I n E IJ E l'académie DE M É D E C I .\ E

1-20, boulevard Sainl-Germain, en fate de l'ÉtuIe de Mcdecino

18'Jl

Droits de traduclion et de reproduction réservé

Ce livre est la reproduction de leçons faites dans une Faculté de médecine.. Il a fallu le composer suivant des exigences spéciales et viser un but principal, et même à peu près unicfue, la connaissance du corps humain.

Décrire clairement les faits; choisir, parmi les nombreuses théories, la plus vraisemblable; éviter les incursions trop fréquentes dans f Embryologie comparée et ne prendre à celle-ci que les notions indispensables; telles sont, nous semble-t-il, les conditions que nous avions à remplir.

En raison de la spécialité de ses études, le médecin ne peut aborder f Embryologie à la façon du zoologiste ; néanmoins il lui est nécessaire de s'initier à cette science. L'Embryologie, en ciïet, jette sur Fanatomie descriptive une lumière féconde; elle agrandit les horizons et donne souvent la raison des dispositions organiques ; elle explique les malformations dont

elle précise les lois; enfin, elle apporte à l'histoire ancestrale de F homme des documents précieux.

Ce sont là les idées qui nous ont guidé dans la rédaction de cet ouvrage. Nous avons voulu, par-dessus tout, être utile à ceux qui désirent connaître et comprendre l'homme.

M. le professeur V. Paulet, M. le professeur Mathias Duval, f éditeur, M. G. Masson, nous ont témoigné une inépuisable bienveillance pendant la confection de ce livre. Qu'il nous soit permis de leur exprimer ici nos sentiments de reconnaissance et de respectueuse sympathie.

Paul Gilis.

Montpellier, 1" octobre 1890.

PRÉFACE

M. le Professeur Mathlas DUVAL.

Mon cher ami,

La lecture de votre Précis d'Embryologie adapté aux sciences médicales a' évoqué dans mon esprit, et fait revivre comme souvenir personnel la série des impressions d'étonnement qu'éprouve tout élève en médecine tant soit peu curieux du pourquoi des choses, en présence de dispositions anatomiques qui, dans leur apparence paradoxale, semblent n'avoir d'autre explication que la vieille formule des Caprices de la nalure. Lorsque, au début de ses études, le jeune anatomiste suit le trajet des artères spermatiques, comment ne serait-il pas surpris et interrogatif en voyant un organe situé au-dessous du pubis aller emprunter ses vaisseaux artériels, tout en haut, à l'aorte abdominale, au niveau de ceux du rein ? Puis, quand

Page 1