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mations, plus nombreuses, plus variées, plus régulièrement sériées ici que partout ailleurs, et dont chacune a son équivalent c'est-à-dire son explication dans un stade einbryonnaire. Les pages relativement nombreuses que vous consacrez au bec-de-lièvre et à l'os intermaxillaire sont, à cet égard, l'exemple le plus explicite que nous pourrions choisir.
Ces singularités que je signalais, au début, dans le nombre et la situation des crosses aortiques chez divers animaux, objets ordinaires des recherches expérimentales, c'est un jeu de* les comprendre après l'étude du développement du système vasculaire, des arcs aortiques; cette étude force même à concevoir à priori d'autres dispositions que celles sus-indiquées, et ces dispositions, conçues comme une résultante possible des divers processus embryologiques, on les trouve, en effet, réalisées soit en anatomie comparée, soit en tératologie. Les situations successives qu'occupent ces arcs aortiques par rapport au larynx nous rendent compte du trajet récurrent du nerf laryngé inférieur, de même que la descente du cœur nous explique l'aponévrose cervico-péricardique et nous fait comprendre l'origine bulbo-cervicale des nerfs destinés à l'organe central de la circulation. De même encore les nerfs phréniques, par un
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changement de niveau des parties, pendant l'évolution embryonnaire, sont entraînés par un mouvement de descente qui établit un éloignement si prodigieux entre leur origine cervicale et leur terminaison diaphragmatique, c'està-dire abdominale. Est-il besoin de dire qu'un semblable processus explique l'origine et le trajet des artères spermatiques et utéro-ovarieanes ?
La symétrie bilatérale des organes semble une des lois les plus générales de l'organisation. Cependant, les viscères y échappent plus ou moins complètement, au moins chez les vertébrés supérieurs et chez l'homme, alors qu'ils y obéissent de plus en plus, à mesure qu'on descend l'échelle des êtres. Mais, chez l'embryon, tout est parfaitement symétrique, aussi symétrique que chez une sangsue, que chez un ver schématique. L'étude du développement nous fait assister graduellement à la production des asymétries, que l'anatomie descriptive classique aurait été tentée de considérer comme originelles, et qui ne sont que le résultat soit d'une atrophie unilatérale pour les organes primitivement pairs, soit d'une torsion ou d'un changement de direction pour les organes primitivement impairs et médians. C'est ce que le lecteur saura apprécier en lisant par exemple l'étude
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du développement des épiploons et des mésogastres ; l'appareil vasculaire, l'appareil respiratoire, l'appareil digestif subissent ces transformations, et, ici encore, les anomalies dans l'évolution nous expliquent les dispositions tératologiques et notamment l'inversion ou transposition des viscères.
Dans une autre série d'organes, les pages substantielles que vous donnez au développement de l'appareil génital (externe et interne), du cloaque et de son cloisonnement, des glandes sexuelles dans leurs rapports avec le corps de WolfT, établissent, jjar le fait même, les homologies de ces organes dans les deux sexes, permettent d'expliquer les oi'ganes rudimentaires auxquels il a été fait précédemment allusion, et rendent évidentes les connexions de l'appareil urinaire et de l'appareil génital, connexions plus intimes encore chez les vertébrés inférieurs, tels que les batraciens. Chez ceux-ci, en effet, les produits urinaires et spermatiques ont les mêmes voies d'excrétion, c'est-à-dire qu'ici le développement n'a pas dépassé ces stades primitifs où, chez l'embryon humain lui-même, nous voyons le corps de Wolff, destiné à former les voies spermatiques, fonctionner primitivement comme organe rénal.
L'origine ectodermique des éléments du sys-