V. PÉRITOINE
La couche cellulo-fibreuse du péritoine provient de la portion interne de la lame fibro-cutanée, pour
PÉaiTOINE.
le feuillet pariétal, et de la portion externe de la lame fibro-intestinale, pour le feuillet viscéral.
Le revêlement séreux ou épithélial se développe sur place et prolifère corrélativement au développement des parties qu'il doit recouvrir.
Le péritoine ne naît donc pas sous la forme d'un sac initialement clos dans lequel les viscères viennent s'invaginer. Les invaginations sont simplement apparentes et ce sont les nécessités didactiques qui maintiennent la classique description du péritoine.
Ëpiploons. — Les replis, les mésentères et les cpiploons sont des lames mésodermiques ayant pris des configurations variées avec le développement du tube digestif.
Nous avO'His vu l'estomac fixé, en avaat et en arrière, aux parois abdominales, par les mésogastres antérieur et postérieur {Ma, Mp, fig. 101). A la suite de la rotation et de l'incurvation de l'estomac, le mésogastre postérieur s'allonge et forme le grand épiploon {Ge, fig. 102 et fig. 103) constitué par quatre feuillets soudés chez l'adulte. L'espace compris dans le repli du mésogastre postérieur est Varrièrecavitê des épiploons. Cette cavité s'étend derrière l'estomac et derrière le mésogastre antérieur, devenu lui-même le petit épiploon ou épiploon gastrohépatique.
Plus tard, les deux feuillets postérieurs du grand épiploon se soudent avec le mésocôlon transverse [Me], et le côlon semble contenu dans un dédoublement du grand épiploon (fig. 103). KôUiker s'élève contre
TUBE DIGESTIl''.
cette opinion et affirme que la lame postérieurd du grand épiploon se soude seule à la lamelle supé-
FiG. 102. Fig. 103.
FonSlATlON DBS KPIVLOONS (gBAND ET PETIT).
■ FiG. 101. — JC, estomac; — 3Jp, mésogaslre postérieur; — Ma. niésogastre antérieur.
FiG. 102. — Ce, grand épiploon; — Me, niésocôlon. Le grand épiploon se forme par allongement (In niésogastre postérieur (Mp).
FiG. 103. — Les feuillets postérieurs du grand épiploon Ge s'acooli'ut au mésocôlon Me (emprunté à Démon, Th. O'aijr.. ISS3).
rieure du niésocôlon transverse et au côlon trans- / Verse lui-même.