L'APPAREIL LOCOMOTEUR
leurs muscles constituants, b) L'autre, dite masse prémusculaire du bras, apparaît et se différencie de la racine du bras à son extrémité. Elle fournit : P les muscles de Vépaule qui acquièrent progressivement des insertions de plus en plus étendues ; 2° les muscles du bras qui comprennent un groupe extenseur (triceps, traversé par le radial, et un groupe fléchisseur; 3° les muscles de V avant-bras, qui comptent la masse des fléchisseurs traversée par le médian, une masse postérieure, la plus vite différenciée, et une masse externe ; 4° à /a main, les lombricaux sont fournis par les muscles de l'avant-bras ; de la masse externe et de la masse interne dérivent les muscles de l'éminence thénar et ceux de l'éminence hypothénar. Enfin la masse centrale se différencie (3^ mois) en interosseux, en adducteur du pouce, en opposant du petit doigt.
B. Membre inférieur. — La masse prémusculaire, disposée autour du squelette, se fragmente autour des nerfs, de la racine à l'extrémité du membre : a) Les muscles de la fesse se répartissent en quatre groupes : le l^r groupe est constitué par le moyen et le petit fessier, le pyramidal et le tenseur du fascia lata ; le 2^ par le grand fessier ; le 3® par le carré crural ; le 4^ par les jumeaux et l'obturateur interne, b) A la cuisse, il existe trois groupes musculaires : 1° le groupe postérieur, innervé par le sciatique, se différencie le premier, chez les embryons de 14 mm. (muscles postérieurs et partie du grand adducteur) ; 2» le groupe fémoral, innervé par le crural, comprend le psoas, le pectine, le quadriceps et le couturier; 30 le groupe de l'obturateur externe, innervé par l'obturateur, se différincie en même temps que le groupe fémoral (embryon de 20 mm.). Il comprend l'obturateur externe, les adducteurs et le droit interne, c) A la jambe, il existe deux ébauches musculaires : 1° l'antérieure fournit, à la 6*^ semaine, l'ébauche des extenseurs (péroniers) et celle des muscles de la loge antérieure ; 2^ la postérieure se divise, chez l'embryon de 14 mm., vi\ une masse superficielle (jumeaux, soléaire, plantaire grêle) et une masse profonde, d) Au pied, l'accessoire du fléchisseur et l'abducteur du petit orteil bont reconnaissables, sur l'embryon de 14 inm. Plus tard, apparaissent le court fléchisseur et l'opposant, et en dernier lieu (embryon de 20 mm.) les autres muscles. (Bardeen et Lewis, 1900-1907).
IV. - MUSCLES DE LA TÊTE ET DU COU - Le développement des muscles de la tête et du cou est mal connu.
Pour van Wijhe (1882), il existe chez les Sélaciens neuf myotomes céphaliques : un seul est placé au-devant de l'orifice buccal ; il fournit les muscles innervés par le moteur commun. Le mésoderme, qui répond aux huit derniers arcs, comprend deux^ parties, l'une, dorsale, a la valeur d'un somite ; l'autre, ventrale, représente a plaque latéral© durmésodermo ^éphalique ; comme telle, elle possède une cavité
Brakca. — Embryologie.
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qui communique avec le cœlom.e (péricarde). Quand se différencie l'appareil branchial, la plaque latérale est fragmentée en branchiomères, et le cœlome n'existe qu'au niveau des arcs où il est représenté par des cavités tubuleuses (cavités céphaliques, cavités de l'arc branchial), ouvertes dans le péricarde. Chacune de ces cavités est limitée par un épithélium qui édifie des muscles branchiaux ou viscéraux. Le grand oblique dé l'œil provient du 2® myotome, le droit externe du 3« et les muscles qui s'étendent du crâne à la ceinture scapulaire des 7, 8 et 9«. Sont, au contraire, des muscles branchiaux les muscles masticateurs, les muscles hyoïdiens et les muscles de l'oreille moyenne. Le premier arc fournirait les muscles innervés par le trijumeau (muscle du marteau, péristaphylin externe, ventre antérieur du digastrique, mylo-hyoïdien). Du deuxième arc dériveraient les muscles animés par le facial (sus-hyoïdien, ventre postérieur du digastrique, muscle de l'étrier, péristaphylin interne, azygos).
Les recherches de Wihje ont été contestées. Certains auteurs ont trouvé dans la tête des Sélaciens 12 (Julia Platt), 17 (Kilian), 19 (Dohrn) somites, et d'autres seulement 2 ou 3 (Rabl).
Pour Froriep (1902), les 'somites de la Torpille s'étendent en avant jusqu'au niveau de la première poche branchiale ; ils disparaissent bientôt, remplacés par le mésoderme qui occupe l'extrémité de la tête. Ce mésoderme s'étend d'avant en arrière, sous forme d'une lame continue que fragmenteront les poches branchiales ; sa partie dorsale édifie des muscles ; sa partie ventrale constitue les arcs et leurs cavités.
Chez les Mammifères, c'est par comparaison avec ce qui se passe chez les Sélaciens bien plutôt que par des constatations directes qu'on a ■assigné telle ou telle origine à tel ou tel muscle de Igi tête. On a, cependant, observé, dans la région occipitale des Mammifères, 3 ou 4 myotomes qui fourniraient les muscles de la langue.
Les muscles de- la face, qui sont des muscles propres aux Mammifères, se développeraient sur place, sans l'intervention des myotomes (1); ils procéderaient d'un peaucier, superposé aux muscles masticateurs. Ce peaucier aurait la valeur d'un muscle branchial : il dériverait du 2^ arc.