II. - APPAREIL QUSTATIF
A 6 ou 8 mm. du sillon terminal, qui marque l'union des ébauches antérieure et postérieures de la langue, se trouve le V lingual, avec ses papilles calicicoles. C'est sur ces papilles que se différencient les organes du goût.
De la face profonde de l'épithélium ^ „
lingual, émergent des saillies annulaires ^^^ ^^
qui pénètrent dans le derme sous-jacent, ^.^^ i„ j,^^^ ^^^^^^ ,^,. ^.^,^,^p. s'allongent et constituent une série de pcment des papilles caiieicokis
, , T j • (d'après Gràberg).
« murs plongeants », de forme cylmdri-
que ; l'extrémité profonde de ces murs épithéiiaux donne naissance aux
glandes de von Ebner.
Au début du 4^ mois, les fibres du glosso-pharyngien abordent les papilles calicicoles. Au contact du nerf, sur toute la surface de la papille, des cellules épithéliales s'étirent perpendiculairement à la surface de la muqueuse et se groupent en « oignons ». Le pôle superficiel de ces oignons, d'abord de niveau avec l'épithélium avoisinant, se retire, en quelque sorte, au fond d'un court cianal, le canal gustatif.
A la fin du 4© mois, des cavités discontinues apparaissent dans l'épaisseur du mur épithélial qui circonscrit la papille ; ces cavités, en s'ouvrant les unes dans les autres, constituent le vallum (Graberg, 1898). Avant la naissance, les oignons du goût sont disséminés sur toute la surface de la papille calicicole ; après la naissance, ils se localisent sur les fiancs de la papille.
OROANOGENESE
I. — OREILLE INTERNE. — A. Premiers développements. — C'est par l'oreille interne, organe fondamental de l'audition, que débute le développement de l'appareil auditif. Sur l'embryon humain de 3 mm., ri^clodcrme rulriné s'é|)fiissit cl se déprime en fo'i.<irltc, au-dessus du preiiii(M- sillon hrancliiai. La rosscllc s'allonge cl se |>édi<-uliso sur Tenihryoïi i]v '» mm. Un ])eu ])his lard (E. II. de 5 mm.), elle se ferme et s'isole de répidermc, sous forme d'une vésicule, accolée au rhombocéphale. Puis (E. H. de 6 mm.), la vésicule s'accole à la face externe du ganglion acoustique, et sa face supérieure émet un diyerticule qui représente le
canal endolymphatique . Ce canal s'ouvre à la peau chez les Sélaciens.
Chez les Téléostiens, l'ébauche de l'appareil auditif est pleine et se creuse secondairement.
Chez l'embryon humain de 10 mm., le labyrinthe membraneux commence sa diiïérenciation. Sa partie supérieure s'étale ; sa partie inférieure s'inliéfhit en L ; de sa branche verticale dérive le saccule, de sa branche horizontale le canal cochléaire.
]j. Canaux semi-circulaires. La partie supérieure du labyrinthe émet d'abord un diverticule volumineux, d'où procèdent les deux canaux semicirculaires verticaux (le supérieur et le postérieur) ; un autre diverticule, plus tardif, marque l'origine du canal externe. La formation des canaux semi-circulaires relève d'un processus très spécial. Les diverticules, dont dérivent ces canaux, sont des disques creux, bi-concaves ; au niveau de leur portion centrale, les parois des diverticules se rapprochent, se soudent et se résorbent (E. H. de 13 mm.). La portion périphérique des disques demeure perméable et constitue les canaux semi-circulaires,
C. Utricule. — La partie supérieure du labyrinthe édifie encore l'utricule. C'est une chambre quadrangulaire, allongée dans le sens sagittal (E. H. de 20 mm.) ; les canaux semi-circulaires s'y ouvrent par leurs extré-
Fig. 158. — Quatre stades du développement de la vésieule auditive ehez des embryons humains d(^ 3 mm. (1). de 4 mm. (2), de 4 mm. (3), de 7 mm. (4). Les deux premières figures d'après Tourneux, les autres d'après Keibel.
mités opposées ; l'extrémité non ampuuaire des deux canaux verticaux dçbouche, toutefois, dans l'utricule, par un canal commun. L'utricule s'isole du saccule et s'en isole complètement ; le plan au niveau duquel s'effectue cette séparation intéresse l'abouchement du canal endolymphatique ; aussi, ce canal se divise-t-il en deux branches, à son extrémité labyrinthique ; la branche supérieure s'unit à l'utricule, l'inférieure au saccule.
D. Saccule et canal cochléaire. — La partie inférieure du labyrinthe a la forme d'un clou dont la tête est tournée en haut (embryon de 6 à 9 mm.) ;