IV. - ORGANES GÉNI
Fio. 222. — Schéma des homologies de l'appareil uro- «ttv wrr'Dnve c
génital dans les 2 sexes. Les parties persistantes TAUX EXTERNES. — A, des canaux de Wolfl et de MUUer sont seules iT-A+.a c>nAn»iaiiv a* Kolonfnna représentées. A droite, les organes mâles, k gau- urètre spongieUX et balanlque.
che, les organes femelles. L'évolution deS organes gé-
1, 1', extrémité supérieure du canal de Millier.
— 2", le canal. — 3 et 3', son extrémité inférieure.
— 4, canal de Wolfl. — 5 et 5', son extrémité supérieure. — 11, bourgeon de la vésicule séminale. — 12, canal éjaculateur. — 14, canal de Gartner : W, corps de Wolfl ; T, testicule ; G, ovaire. — 7, rete testis.— 7', rete ovarii. — 6, canaux efférents. — 6 ', canaux transversaux de l'époophoron. — 8, vas de Roth. — 9, vas de Haller. — 10, corps de Giraldès (paradidyme).
— 10', paraovarium (paroophoron). — 13, sinus uro-génital.
nitaUX externes est identique dans j,jg 223. - Tubercule génital d'un embryon les deux sexes jusqu'à la 9® semaine. humain avec le gland (gl), le comicule,
1111 j-«.» 1 ?. 1 C, la partie inférieure du sinus uro-génital
Elle diliere a partir de ce moment. (Ur), alors ouvert ; p, pubis.
APPAREIL URO-GÉNITAL
Chez le mâle, le tubercule génital s'allonge (2 mm. chez l'embryon de 2 cent.) et se redresse : il représente la partie libre de la verge, exception
faite du grland. Sa face
j^-ste^vt^.
Fig. 224. — Doux stades du développement des organes génitaux externes mâles, g, gland pénien ; f.u, gouttière uro-génitale, limitée par les replis génitaux (p.g.) ; b, bourrelets génitaux (bourses); r.p. raphé périnéal ; a, anus (d'après les modèles de Ecker-Ziegler.)
inférieure montre une crête épithéliale qui se creuse (début du 3® mois) d'une gouttière. Cette gouttière uro-génitale est si profonde qu'elle entame près de la moitié du tubercule génital.
Bientôt, la gouttière génitale com-
Fig. 225. — Six coupes transversales de la verge, étagées d'avant en arrière.
Les figures 1, 2 et 3 intéressent le gland, que cloisonne incomplètement un mur épithélial. — en 3, ébauche du prépuce, p.— 4, la gouttière uro-génitale, avec ses deux lèvres (replis génitaux). — 5, les replis sont fusionnés. — 6, l'urètre, situé à la face inférieure des corps caverneux, c, est isolé du tégument (embryon humain de 5 cent. 8).
mence à se fermer, d'arrière en avant, par rapprochement et soudure de ses lèvres, dites replis génitaux. Le raphé épithélial {raphé pénien) qui résulte de cette fusion est situé dans le prolongement du raphé périnéo-scrotal : il est appelé à disparaître.
Mais l'extrémité libre du tubercule génital s'est renflée {renflement balanique) pour constituer le gland, et l'urètre balanique se développe exactement comme l'urètre spongieux, mais plus tardivement que lui (2® moitié du 3® mois) ; il s'ouvre, par un petit orifice, au sommet du gland {méat).
B. Prépuce. — Au 3^ mois, une invo-
Fig. 226. — Deux stades ultérieurs du développement de la verge (Coupes transversales).
La coupe 1 passe par le gland ; un mur épithélial épais, creusé d'une lumière, occupe la face ventrale du gland ; il se continue avec le mur épithélial qui sépare le gland du prépuce.
La coupe 2 passe en arrière ,du gland ; l'urètre spongieux s'est isolé, par soudure des replis génitaux ; autour de lui, le corps spongieux au-dessufi, le corps caverneux.
ORGANOOENÈSE
lution épithéliale, presque circulaire, se constitue en regard de la couronne du gland ; cette involution fait défaut au niveau de la gouttière génitale ; elle individualise un bourrelet qui s'accroît, d'arrière en avant, et finit par recouvrir le gland jusqu'à son sommet : c'est le prépuce.
Le frein préputiaî se forme en temps que l'urètre balanique.
Vers le moment de I4 naissance, et souvent plus tard, la partie centrale de l'involution épithéliale {mur balanopréputiaï) se détruit : la portion interne du mur constitue le revêtement épithélial du gland ; sa portion externe tapissera le feuillet profond du prépuce. Chez les animaux qui possèdent un double prépuce, les processus de développement sont identiques, à cette différence près qu'il se produit deux murs épithéliaux concentriques (Réitérer).
C. Sinus de Guérln. — A la fm du 3® mois, au niveau de la base du gland, la lame uro-génitaI« émet un petit bourgeon. Ce bourgeon, plein, parallèle à la face dorsale du canal de l'urètre, se creuse, puis émet une série de diverticules glandulaires. C'est là le sinus de Guérin que déUm^^te, inf^eurement, la vahule naviculaire.
Flg. 227. — Coupe bori^ntAle de )a •v«ige, ^'tm embryàA ^«aiya fiour iXMKBttrer te mur bftluio-pt'i^iMftial ^l Iwrf© teprépuce (1). — i,uï<Wre. —
L» ooape jpaâse au-dedaas <te la cavité de rujrètdre pénien ; elle lafM^sse les leux corps caverneux.
D. Bourses. — Les bourrelets génitaux épaissis constituent les bourses ; les bourses sont prêtes à loger le testicule, bien avant que «cet organe n'ait achevé sa migration. On retrouve, dans les bourses, toutes les couches de la paroi abdominale. Peau, peâucier (dartos), ai>onévrose du grand oblique (couche celluleuse), petit oblique et tr&nsverse (crémaster), fascia transversalis (fibreuse), péritoine (vaginale) ; une seule couche fait défaut : c'est le grand obliqfue qui, au îieti d'être refoulé dans les bourses, a été traversé par le
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