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I. A RENAISSANCE

Innocents (Louvre), les Cariatides de la salle des Gardes, et diverses sculptures du Louvre. Il y montre un art élégant et

fin, préoccupé avant tout de la forme, de la grâce svelte des figures, du soin des ajustements.

Parmi ses contemporains qui travaillent pour la cour, Pierre Bontemps et Germain Pilon exécutent, sous la direction de Philibert de l’Orme, des basreliefs et des statues du tombeau de François Ier (Saint- Denis). Plus tard, Germain Pilon fait une grande partie des sculptures du tombeau de Henri II (Saint-Denis).

Son œuvre la plus célèbre est le groupe des Trois Grâces, au Louvre, destiné à supporter l’urne où était placé le cœur de Henri II (fig. i5i).

Son style rappelle celui de Jean Goujon, quoiqu’on trouve plus de force dans quelques-unes de ses figures.

Certaines écoles provinciales étaient encore fort prospères. Celle de la Champagne méridionale, dont Troyes fut le centre, permet de suivre les transformations successives du goût au xvie siècle. Au début du siècle, elle est encore toute gothique, indépendante des influences étrangères. Elle s’épanouit, produit des œuvres originales, d’un art simple, ému et sincère: sainte Marthe à l’églisede la MadeleineàTroyes(fig. i 52), PitiédeBayel, Mises

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