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FIG. 178. — LE MARIAGE DE LOUIS XIV

(Tapisserie des Gobelins.)

gène. Il frappe par la vigueur, l’exubérance de vie et de passion. Malheureusement il admirait trop le Bernin dont il a subi l’influence, il a plus d’une fois manqué de naturel, et il est tombé dans l’emphase et l'exagération.

Aim industriels. — Parmi les industries d’art qui fleurirent alors, il en est qu’on ne saurait se dispenser de signaler. Ainsi Colbert assura la supériorité des tapisseries françaises par la fondation de la manufacture des Gobelins (1662), dont Le Brun fut nommé directeur. Les grandes tentures qui en

l’art français au xvii* siècle. 337

sortirent alors sont des modèles de style décoratif. Plusieurs ont été exécutées d’après ses dessins : les Eléments , les Saisons et surtout la belle suite de l'Histoire du roi. Nulle part Le Brun ne s’est montré plus original et plus libre ; les qualités de coloris qui manquent dans ses tableaux se trouvent au contraire dans les tapisseries faites sous ses ordres. Dans l’orfèvrerie, dans l’ameublement se rencontre encore l'influence du premier peintre du roi. Les Gobelins s’appelaient d’ailleurs « manufacture royale des meubles de la couronne »; des artistes de tout genre y étaient groupés. Les meubles de Ch. Boulle en ébène incrustée d’écaille, de cuivre, d’or et d’argent, les grandes pièces d'orfèvrerie de Claude Ballin décoraient les demeures royales et princières. Des dessinateurs pleins de richesse et de goût, Lepautre, Bérain, fournissaient des modèles aux ébénistes et aux ornemanistes. Le Brun d’ailleurs s’occupait des moindres détails, donnant jusqu’aux dessins des serrures et des verrous des portes et des fenêtres du Louvre et de Versailles.

Bibliographie.

Les documents relatifs à l’histoire de l’art au xvii* siècle sont nombreux. Je citerai particulièrement : Guiffrey, Comptes des bâtiments du roi dans la Collection des documents inédits pour servir à l'histoire de France; — Procès-verbaux de l’Académie roy'ale de peinture et de sculpture , publiés par de Montaiglon, 1877; — Mémoires pour servir à l'histoire de l'Académie royale de peinture, publiés par le même. 1 853 ; — Correspondance des Directeurs de l’Académie de France à Rome avec les surintendants des Bâtiments, publiée par le même, 1887 et années suivantes; — Jouin, Conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture, i883; — Fontaine, Conférences inédites de l'Académie de peinture, i<)o3; — Archives de l’art ancien et moderne (ancienne et nouvelle série), où l’on trouvera notamment l' Abécédaire de Mariette, 6 vol., i83i-i86o, collectionneur et marchand d’estampes, qui avait réuni de nombreux documents; — Félibien, Entretiens sur les vies et ouvrages des plus excellents peintres anciens et modernes, 1 685; — Roger de Piles, Abrégé de la vie des peintres, i66q; — D’Argenville, Abrégé de la vie des plus fameux peintres, 1762.

11 n’existe pas d’ouvrage d’ensemble sur l’art français au xvii" siècle.

On peut consulter : Lavisse, Histoire de France, t. VII, 2' partie, 1907; — Lavisse et Rambaud, Histoire générale, t. V, 1895, ch. x; t. VI, 1893, ch. ix (par André Michel); Histoire de la littérature française,

hist. de l’art.

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