I-IG. I94. — E. DELACROIX. — ENTRÉE DES CROISÉS A CONSTANTINOPLE
(Musée du Louvre.)
dont le sujet est emprunté à la guerre de l’indépendance de la Grèce qui passionnait alors les esprits et les cœurs. Les critiques patentés déclarent qu’il peint « avec un balai ivre! » Mais les attaques et les injures ne peuvent le détourner de sa voie; aux observations qu'on lui fait il répond fièrement : « Le monde entier ne m’empêchera pas de voir les choses à ma manière. » Enfermé dans son atelier, enfiévré par les visions dramatiques et colorées qui se près- „ sent dans son imagination, travaillant du matin au soir sans
l’art français AU XIX* SIÈCLE. 38l
prendre de nourriture, il multiplie les chefs-d’œuvre sans parvenir à désarmer les haines aveugles : Sardanapale (1827),
la Mort de Charles le Téméraire, le Massacre de l'évêque de Liège ( 1 83 1 ), etc. En i832, un voyage au Maroc et en Espagne lui révéla l’Orient, ces pays de la lumière qu’il
fig. 195.