FIO. 224. — RO TV. — REVERS DE LA
MÉDAILLE EN l' HONNEUR DE.CARNOT.
l’art contemporain.
il sc rattache aux styles anterieurs. De tous les monuments qui se sont élevés récemment à Paris, la Sorbonne est un des plus dignes d’attention. L’aspect en est grandiose, mais c’est surtout à l’intérieur que se montre le talent de l’architecte Nénot. Sur un espace beaucoup trop restreint il devait installer des services scientifiques non seulement fort nombreux, fort divers, mais qui, par leur nature même, se gênent; il s’est tiré de ce difficile problème avec beaucoup d’ingéniosité.
Bien des parties de la Sorbonne, le grand amphithéâtre, l’escalier d’honneur sont d’un bel aspect décoratif. Vaudremer, à la cathédrale de Marseille, à Saint-Pierre de Montrouge, dans la construction de plusieurs lycées; Pascal, dans les travaux de la Faculté de Médecine de Bordeaux, d'autres encore, Daumet,
Vaudoyer, Guadet,
Moyaux, Normand, etc., ont fait preuve de qualités remarquables et maintenu les bonnes traditions de l’architecture française.
L’architecture privée F,c- 22 5- ~ Lf;°N*RD- - danseuse.
est certainement en progrès. Je ne parle pas seulement des riches demeures où l’architecte peut dépenser sans compter, mais des maisons de rapport divisées en appartements, et même des nouvelles maisons ouvrières qu’une philanthropie intelligente se préoccupe de multiplier dans les grandes villes. Le souci de
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l’hygiène, la préoccupation d’introduire l’air et la lumière, la recherche du confortable meme approprié à de modestes ressources tiennent une place de plus en plus grande.
L’école anglaise. Les paysagistes. — Parmi les pays étrangers, l’Angleterre et l’Allemagne méritent une attention particulière. Au xvm* siècle, c’est surtout par ses portraitistes que vaut l’école anglaise. Cependant déjà dans l’œuvre de Gainsborough le paysage, fidèle interprétation de la nature, tient une place importante. Dans la première moitié du xix' siècle il y domine. Bonington (1801-1828) a vécu surtout en France, où il a été l’élève de Gros, dans l’intimité des romantiques; ses vues de Venise, de Normandie sont à la fois très justes d’impression et d’un colgris très riche. Delacroix lui-même écrivait : a II y à*ferriblement à gagner dans la société de ce luron-là, et je sens que je m’en suis bien trouvé. » Constable (1776-1837) s’attache à la nature anglaise, il s’en inspire avec passion. « J’aime mon village, écrivait-il, j’en aime chaque tanière, chaque coin, chaque sentier. Aussi longtemps que je pourrai tenir un pinceau, je ne me lasserai pas de le peindre. » Il reproduit la nature, il en rend la vie avec simplicité et sincérité. L’influence de Bonington et de Constable est sensible aux débuts de notre école de paysagistes française.
Mais le plus original des peintres anglais de cette période fut certainement William Turner (1775-1851). Il procède de Claude Lorrain, il l’a longuement étudié, il s’est assimilé son style au point que quelques-unes de ses œuvres peuvent être confondues avec celles du peintre français. Mais ce n’est là qu’une étape dans le développement de son talent. Ce qu’il aime en Claude Lorrain, c’est la lumière dont il a été l’interprète, et il veut à son tour en rendre l’éclat et les jeux multiples avec une puissance nouvelle. De là, dans la dernière partie de sa vie, des œuvres parfois étranges, mais d’un singulier attrait, où les formes et les contours s’effacent et s’estompent, mais oùtout rayonne, mêmelabrumeou le brouillard, et où la splendeur du soleil éclate depuis les lueurs de l’aube jusqu’aux feux du couchant. Les œuvres nombreuses de Turner qui se trouvent à la National Gallery&t Londres permettent de juger son talent sous tousses aspects.
HIST. DE I. ART