‹ Précis d'histoire de l'artChapitre 17 sur 177 · CI. Giraudon · texte numérisé non relu

CI. Giraudon

l’aurige DE DEI. PH ES.

(Musde de Delphes.)

l’antiquité.

les premiers citoyens. Pour perpétuer la mémoire des vainqueurs, la sculpture était appelée à conserver leurs traits, et l’artiste s’exerçait ainsi par la reproduction des plus beaux modèles. Dans la vie de chaque jour, les exercices du gymnase lui offraient le même spectacle. La grande peinture est de tous les arts celui qui est le

plus mal connu. Ses œuvres, fort exposées aux atteintes du temps, ont péri. J’ai nommé déjà Polygnote dont les plus belles compositions ( Prise de Troie, Ulysse aux enfers) se trouvaient à Athènes et à Delphes; on n’en peut juger que d’après les écrivains anciens. Les vases peints, qui nous sont parvenus en grand nombre, suppléent, dans une certaine mesure, à ces pertes. Dès une haute antiquité, c’était un usage partout répanduquede décorer d’ornements et de figures les vases de terre. Ces

représentations, d’abord rudi-

fig. 21. — héraki.ès (fronton d'Kgine).

(Musée de Munich.)

mentaires, se

perfectionnèrent rapidement. Tandis que le potier donnait à ses vases des formes variées et originales qui charment le regard par l’élégance des lignes, à côté de lui le peintre y développait des compositions dont les sujets étaient empruntés à la mythologie et à l’histoire légendaire, ou même à la vie ordinaire. C’étaient là des œuvres souvent fort soignées et que leurs auteurs signaient parfois. A

LES ORIGINES DE L’ART GREC, l’âRT ARCHAÏQUE. 63

Athènes, aux grandes fêtes de la déesse nationale, les prix offerts aux vainqueurs étaient des vases dits panathénaïques. Le commerce emportait au loin les vases grecs; beaucoup ont été retrouvés en Étrurie. A l’origine, on se contentait en général de détacher les figures en noir sur un fond rouge, et ce procédé même avait encore quelque chose de primitif et d’archaïque. Puis apparurent les figures rouges sur fond noir.

Bibliographie.

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